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Conseil de bassin viticole de Bordeaux Aquitaine

Conseil de bassin viticole de Bordeaux-Aquitaine

Le préfet de région, a présidé le Conseil de Bassin viticole Bordeaux-Aquitaine le 11 juin 2018.
Quatre points principaux ont été abordés :


la restructuration du vignoble et le plan collectif de restructuration PCR 2018-2021

Ce plan triennal porté par l’association Bordeaux Aquitaine restructuration, s’inscrit dans la continuité du plan précédent et poursuit plusieurs objectifs : préserver la diversité variétale, accompagner la mise en conformité avec les cahiers des charges AOP, améliorer la qualité des vins produits et favoriser la réduction des coûts de production des exploitations afin d’augmenter la compétitivité du vignoble.
En parallèle, il est proposé également de reconduire à l’identique, l’aide individuelle à la restructuration pour la campagne 2018-2019. En particulier, pour la plantation de vignes issues de cépages résistants aux maladies fongiques (mildiou et oïdium) inscrits au classement national des variétés à raisins de cuves (actuellement au nombre de 16), il sera possible de bénéficier de cette aide.
A noter que ces cinq dernières années, 84 millions d’euros de crédits issus de cette mesure « restructuration du vignoble » ont permis la replantation de près de 9400 ha de vignes, soit 7,5% de la surface du vignoble de ce bassin.

-les plantation nouvelles pour 2018
En ce qui concerne la régulation du potentiel de production des vignobles, le Conseil de bassin a aussi été l’occasion de dresser un bilan des demandes d’autorisation de plantations nouvelles en 2018 au regard des limitations accordées pour les différents vignobles (sauf limitation, tout État membre peut augmenter son potentiel de production de 1% par an) . Sur les six secteurs concernés par le périmètre de ce conseil de bassin, les demandes ont dépassé les limitations fixées pour trois d’entre eux. Chaque demandeur de ces secteurs se verra donc attribuer une surface minimale (dite surface plancher) dans la limite de la surface demandée. Ces surfaces minimales par demandeur seront respectivement :
- AOP de Gironde hors Listrac Médoc, Médoc, Moulis, Margaux, Saint-Julien, Pauillac, Sainte-Estéphe, Pessac-Léognan : environ 0,55 ha ;
- VSIG de Gironde : environ 1 ha ;
- IGP Atlantique : environ 0,59 ha.

-l’actualité de TIGA
Lydia Héraud, Conseillère régionale déléguée à la viticulture et aux spiritueux a présenté l’état d’avancement du projet régional de territoire innovant de grande ambition (TIGA) pour « co-construire les territoires viticoles responsables de demain ». Ce projet est lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le Secrétariat Général Pour l’Investissement.
Il associe l’ensemble des acteurs de la filière ainsi que l’État et repose sur l’émergence d’initiatives territoriales innovantes en faveur de la réduction des produits phytosanitaires.

-l’étude INSEE-AGRESTE sur l’emploi
La présentation de l’étude INSEE - Agreste sur l’emploi a mis en évidence le poids socio-économique de la filière viticole du bassin Bordeaux-Aquitaine qui s’étend sur tout ou partie de 4 départements (Gironde, Dordogne, Corrèze et Lot-et- Garonne). De l’amont à l’aval, cette filière maille le territoire avec 4 bassins viticoles sur les 10 nationaux. Dans une centaine de communes situées au cœur du vignoble, elle emploie les deux-tiers des salariés, le plus souvent des ouvriers agricoles. Les salariés et non salariés sont relativement plus âgés que les salariés de Nouvelle aquitaine (entre 6 à 9 points de plus que dans les autres filières régionales). Au total, la filière génère, chaque année, un milliards d’euros de masse salariale au sein principalement des territoires ruraux.