Conjoncture mensuelle n°75 - au 1er août 2026

Les données des figures

Météo ☀️

A l’instar de l’Hexagone, la Nouvelle-Aquitaine vient de subir le mois le plus chaud jamais enregistré. Les températures minimales et maximales quotidiennes sont presque toutes au-dessus des moyennes. Les épisodes caniculaires se sont succédés à un rythme inédit. On compte ainsi 12 à 16 jours à plus de 35 °C selon les endroits. Une fois de plus les records mensuels tombent, comme à Captieux (Gironde) avec 42,8 °C le 29. La pluviométrie est très faible, à peine alimentée par quelques orages parfois violents, surtout dans le Lot-et-Garonne. L’ensoleillement est remarquable avec un excédent de 20 % à 50 % du sud au nord de la région. La sécheresse des sols s’accentue encore. Les cours d’eau et les nappes sont majoritairement sous le seuil moyen entraînant des restrictions généralisées pour l’ensemble de la région.

Carte 1 : Température et pluviométrie départementales de juillet 2026

carte présentant les données températures et pluviométrie du mois pour les 12 principales stations de la région.
Source(s) : Météo France

Tableau 1 : Cumul et écart par rapport à la normale 1991-2020

Valeurs d’octobre 2025 à juillet 2026 Température moyenne (°C) Pluviométrie (mm)
Agen Cumul 145,8 594,7
Écart 21,0 -2,5
Bergerac Cumul 138,5 598,5
Écart 18,4 -66,7
Bordeaux Cumul 152,4 770,9
Écart 22,4 -16,1
Brive Cumul 142,2 758,3
Écart 25,1 -4,8
Cognac Cumul 146,1 742,9
Écart 21,6 87,1
Guéret Cumul 118,4 697,3
Écart 17,9 -30,4
La Rochelle Cumul 144,8 564,2
Écart 21,5 -84,3
Limoges Cumul 131,0 769,1
Écart 25,6 -102,4
Mont-de-Marsan Cumul 145,5 801,8
Écart 19,8 16,0
Niort Cumul 137,7 531,9
Écart 21,9 -199,6
Pau Cumul 145,7 964,9
Écart 20,2 12,6
Poitiers Cumul 134,0 515,1
Écart 24,8 -84,0
Source(s) : Météo France

Graphique 1 : Pluviométrie et température mensuelles 2026

Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine
Note de lecture : Normale : 1991-2020

Graphique 2 : Pluviométrie cumulée 2025-2026

Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine

Carte 2 : Rapport entre la hauteur de précipitations de juillet et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)

Pluviométrie sous les normales sur le quart nord-est et l'extrême sud-est, au dessus des normales partout ailleurs.
Source(s) : Météo France

Carte 3 : Écart entre la température moyenne de juillet et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)

Niveau de température quasi uniforme sur toute la région.
Source(s) : Météo France

Carte 4 : Cumul mensuel de précipitations du mois de juillet

Cumul croissant du nord vers le sud.
Source(s) : Météo France

Carte 5 : Indicateur d’humidité des sols standardisé (SSWI) sur une période de 1 mois - Juillet 2026

Sols très secs voir extrêmement secs en ex-Limousin et dans les Deux-Sèvres, autour de la normale partout ailleurs.
Source(s) : Météo France

Carte 6 : Indicateur d’humidité des sols standardisé (SSWI) sur une période de 3 mois - Mai 2026, juin 2026, juillet 2026

Source(s) : Météo France

Carte 7 : Restrictions en eau superficielle au 31 juillet

Source(s) : Ministère de la Transition Écologique

Carte 8 : Niveaux des nappes d’eau souterraine au 31 juillet

Source(s) : BRGM

Granivores 🐷🐔🦆

Sur le premier semestre de 2026, les abattages régionaux de porcs charcutiers enregistrent une légère baisse de 0,6 % en poids et 0,9 % en nombre par rapport au premier semestre de 2025. Par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25, cet écart est nettement plus important, de près de 7 %.
Le cours du porc s’est stabilisé en ce début d’année 2026 autour de 1,60 €/kg de carcasse, et semble amorcer une légère hausse depuis le début du mois de juillet 2026.
De janvier à juin 2026, les abattages régionaux de volailles suivent des tendances différentes selon les espèces. Les volumes abattus de poulets et de coquelets ainsi que les canards sont en hausse, respectivement de 2,3 % et 4,3 %. À l’inverse, les abattages d’oies chutent de plus de 30 % en poids par rapport au premier semestre de 2025.
Le prix du foie gras reste stable à 36 € HT/kg sur l’ensemble du premier semestre 2026.

Porcins

Des abattages en légère baisse et un prix régional qui se stabilise.

Des abattages oscillants autour de 14 000 tonnes par mois

Sur le premier semestre de 2026, 865 466 porcs charcutiers ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, pour un total de 83 554 tonnes équivalent carcasse (tec), soit une légère baisse de 0,6 % par rapport au premier semestre de 2025. Cette production reste nettement en retrait par rapport aux années antérieures, avec un retard de 7 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25.

L’analyse mensuelle révèle cependant des volumes abattus relativement constants d’un mois à l’autre, oscillant aux alentours des 14 000 tec, mis à part pour le mois de mai, qui affiche une baisse de 6,5 % par rapport à mai 2025, mais également de plus de 16 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25.

Le mois de juin affiche néanmoins des chiffres en hausse, avec un volume abattu de +5,7 % par rapport à juin 2025, mais également un rapprochement avec les valeurs triennales 2023-24-25, avec seulement -1,5 % de différence.

La production nationale suit une tendance inverse à celle de la région Nouvelle-Aquitaine, avec une légère augmentation de la production, de 0,8 % en poids et de 0,4 % en têtes sur l’ensemble du premier semestre, pour atteindre les 1 022 983 tonnes produites.

Un poids moyen en baisse

Malgré une production globalement stable, le poids moyen des carcasses diminue et enregistre la valeur la plus faible de l’année en juin, à 94,7 kg/tête. De janvier à juin 2026, le poids moyen des porcs abattus a diminué de 3,4 %.

Tableau 1 : Abattages de porcs charcutiers en Nouvelle-Aquitaine

Cumul juin 2026 Poids (tec) Nombre (têtes) Évolution poids Évolution nombre
Nouvelle-Aquitaine 83 554 865 466 -0,6 % -0,9 %
France (hors DROM) 1 022 983 10 674 653 +0,8 % +0,4 %
Source(s) : Agreste SSP – Diffaga
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 865 466 porcs charcutiers représentant 83 554 tonnes équivalent carcasse (tec) ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, soit 0,6 % de moins que la même période en 2025 en poids, et 0,9 % de moins en nombre.

Des prix qui se stabilisent après une année mouvementée

Après plusieurs années de fortes variations du cours du porc régional (Sud-Ouest), et des prix globalement élevés, il se stabilise début 2026 à son niveau le plus faible enregistré en fin d’année 2025, proche des valeurs de fin 2019 – 2020.

Le cours régional du porc charcutier E s’établit aux alentours des 1,6 €/kg, et devient donc très inférieur, de près de 14 %, au premier semestre de 2025. Néanmoins, il semble, depuis le début du mois de juillet, amorcer sa hausse saisonnière un peu plus tardivement que les années précédentes.

Au niveau national, la consommation de viande porcine est en hausse sur l’année 2025, avec une croissance qui dépasse 2 %.

Les exportations nationales de viandes de porc se réduisent (-4 % pour 14 kt) tandis que les importations augmentent légèrement (+3 % pour 8 kt).

Graphique 1 : Volume de porcs charcutiers abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga

Graphique 2 : Cotation régionale porc charcutier Sud-Ouest classe E

Source(s) : FranceAgriMer – commission de cotation de Toulouse

Volailles

Des tendances très variables pour les différentes filières de volailles

Une situation sanitaire difficile

Après un début d’année marqué par plusieurs cas d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) déclarés en Nouvelle-Aquitaine, la situation s’est très largement améliorée et aucun nouveau cas n’a été déclaré récemment. Au niveau national, le risque est défini comme « négligeable » depuis le 3 juin 2026. Cependant, la filière fait face à de nouvelles difficultés dues aux conditions climatiques extrêmes de l’été, ayant généré une forte mortalité dans les exploitations de volailles et une saturation des services d’équarrissage.

Une production de poulets en hausse sur le premier semestre 2026

Sur l’ensemble du premier semestre 2026, 37 millions de poulets de chair ont été abattus dans la région, pour un poids total de 56 366 tonnes. Ces chiffres sont en hausse de 2,3 % en poids par rapport à 2025, mais également en hausse de 2,2 % avec la moyenne triennale 2023-24-25.

Cependant, cette tendance globale masque une évolution contrastée sur la période. Après un premier trimestre en baisse (-1,4 % en poids), la tendance s’est inversée sur la seconde partie du semestre avec une hausse de la production de volailles de 5,8 % sur la période.

Ainsi, la production de poulets est nettement supérieure à la moyenne triennale 2023-24-25 sur l’ensemble du premier semestre de plus de 15 %. Cette comparaison doit toutefois être nuancée, la moyenne restant influencée par les crises sanitaires antérieures, notamment les épisodes d’IAHP des années précédentes.

Une production nationale stable

Au niveau national, la production de poulets et coquelets s’élève à 367 millions de têtes pour le premier semestre 2026, soit un tonnage total de 577 374 tonnes, accusant une légère baisse de 0,7 % en volume. Cette stabilité risque d’être mise à mal par la forte mortalité en lien avec les températures estivales extrêmes.

Tableau 2 : Abattage de volailles en Nouvelle-Aquitaine

Cumul juin 2026 Poids (tonnes) Nombre (têtes) Écart moyen à la triennale (en poids)
Poulets (y c. coquelets) 56 336 37 174 032 110 181
Évolution annuelle +2,3 % +0,2 % +2,2 %
Canards 23 474 6 026 414 49 199
Évolution annuelle +4,3 % +3,8 % +3,3 %
Oies 97 19 229 264
Évolution annuelle -31,1 % -34,3 % -27,2 %
Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 56 336 tonnes de poulets et coquelets, représentant 37 174 032 têtes, ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, soit 2,3 % de plus que la même période en 2025.

Une production de canard en hausse

Les abattages de canards en Nouvelle-Aquitaine sont en augmentation en ce début d’année 2026. Avec 6 millions de têtes abattues (soit 23 474 tonnes) sur le premier semestre, la filière enregistre une hausse de 4,3 % en poids et de 3,8 % en nombre par rapport à la même période en 2025.

Cette dynamique affiche cependant des tendances assez différentes. S’expliquant par un premier trimestre de très forte production (en moyenne 10,7 % supérieure à 2025). Mais qui, sur la seconde partie du semestre, voit la production de canards en légère baisse (-1,1 % en moyenne par rapport à 2025).

La production de canards reste tout de même très largement au-dessus de la moyenne triennale 2023-24-25, de plus de 16 %.

Les abattages d’oie en retrait

Sur le premier semestre 2026, 19 229 oies ont été abattues en Nouvelle-Aquitaine, pour un total de 97 tonnes. Ces chiffres révèlent un recul de 31,1 % en poids et de plus de 34 % en nombre par rapport au premier semestre de 2025.

Si les abattages mensuels d’oies présentent habituellement une forte variabilité, le premier semestre 2026 se distingue par une production particulièrement stable, mais à la baisse, avec un pic relativement tardif au mois de juin. Ainsi, le volume abattu reste inférieur de plus de 30 % à la moyenne triennale 2023-24-25.

Le cours du foie gras reste stable

Après une légère hausse en fin d’année 2025 (+1 € HT/kg), le prix du foie gras de canard première qualité éveiné se maintient à 36 € HT/kg depuis le début de l’année 2026.

Graphique 3 : Volume de poulets et coquelets abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 4 : Volume de canards abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 5 : Volume d’oies abattues en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 6 : Cotation du foie gras éveiné France première qualité

Source(s) : FranceAgriMer – MIN Rungis
Note de lecture : Suite à des modifications dans les relevés de cotations en 2024, la moyenne présentée est celle de 2024 et 2025 et non la moyenne triennale 2023-24-25.

Herbivores 🐄🐑🐐

Le premier semestre 2026 affiche une forte baisse des sorties pour abattage de gros bovins par rapport au cumul des six premiers mois de 2025. Le cheptel de bovins est cependant en hausse en juin 2026 par rapport à juin 2025 avec une hausse notable des effectifs en races lait.
Les prix des bovins sont toujours très élevés dans l’ensemble, malgré une baisse notable des prix des jeunes bovins, veaux et broutards.
Les abattages d’ovins poursuivent leur augmentation par rapport à 2025, avec une légère hausse des poids de carcasse des ovins de réforme. La cotation de l’agneau poursuit sa forte baisse saisonnière.
Les abattages de caprins sont également en augmentation sur un an, et entament leur creux saisonnier pour 2026.

Gros bovins de boucherie

Au premier semestre 2026, les abattages sont en forte baisse par rapport à ceux de 2025 et le cheptel de races viande cède du terrain. Les prix élevés depuis janvier restent globalement stables.

Vaches : une baisse de production sur tous les territoires

Depuis janvier 2026 les sorties pour abattages des vaches de réforme baissent de 9,4 % par rapport à 2025. Pour les races lait l’écart à la triennale 2023-24-25 en cumul dépasse les 19 %.

En juin 2026, dans 17 290 exploitations de Nouvelle-Aquitaine 849 978 vaches ont été recensées, dont 734 600 de race viande, soit près de 0,2 % de plus pour l’effectif total, mais 0,45 % de moins pour les races viande, la hausse étant portée par les effectifs de race lait.

Tableau 1 : Production de gros bovins de boucherie en Nouvelle-Aquitaine (sorties des élevages pour abattage, en têtes)

en têtes vaches de réforme dont races viande génisses de boucherie bovins de boucherie mâles
1er sem 26 Évol. cumul 1er sem 26 Évol. cumul 1er sem 26 Évol. cumul 1er sem 26 Évol. cumul
Charente 4 066 -21,3 % 3 154 -20,5 % 2 878 -25,7 % 3 876 +0,1 %
Charente-Maritime 3 146 -14,9 % 2 204 -13,6 % 874 -24,8 % 1 079 +3,3 %
Corrèze 5 406 -7,6 % 4 929 -8,7 % 1 351 -13,0 % 1 374 -0,3 %
Creuse 9 824 -5,3 % 9 143 -4,9 % 5 703 -8,1 % 10 044 -6,9 %
Dordogne 5 816 -8,2 % 4 441 -10,9 % 2 471 -18,9 % 2 683 -17,9 %
Gironde 868 -10,7 % 573 -12,8 % 327 -25,5 % 307 -19,0 %
Landes 1 678 -4,2 % 1 318 +4,9 % 460 -9,6 % 887 +39,7 %
Lot-et-Garonne 1 341 -18,8 % 794 -26,2 % 509 -38,1 % 303 -43,8 %
Pyrénées-Atlantiques 6 400 -6,7 % 4 706 -7,8 % 1 469 -5,9 % 1 926 +4,5 %
Deux-Sèvres 14 350 -6,3 % 11 234 -3,4 % 5 826 -12,4 % 12 250 -4,8 %
Vienne 4 434 -10,6 % 3 554 -9,1 % 2 270 -13,9 % 3 724 -1,2 %
Haute-Vienne 7 936 -12,8 % 7 103 -14,2 % 7 597 -6,6 % 11 702 -9,0 %
Nouvelle-Aquitaine 65 265 -9,4 % 53 153 -9,0 % 31 735 -13,3 % 50 155 -5,8 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 4 066 vaches de réforme, dont 3 154 de races viande sont sorties des élevages de Charente pour abattage. Ce nombre est inférieur de 21,3 % à celui de la même période en 2025.

Génisses : la baisse de production se poursuit, mais le cheptel augmente

La production cumulée des génisses de boucherie en Nouvelle-Aquitaine diminue de 13,3 % entre les premiers semestres de 2025 et de 2026. Les sorties pour abattage des génisses de race viande sont inférieures de 12,2 % à la moyenne triennale 2023-24-25 sur cette période.

Avec 532 809 têtes recensées en juin 2026 dans 17 107 exploitations de la région, l’effectif régional de génisses augmente de 0,4 % sur un an. Les 475 437 génisses de races viande constituent 89,2 % du cheptel régional et connaissent une légère augmentation de 0,2 %. Cette augmentation est plus importante pour les races lait, dont les effectifs augmentent de 2,2 % par rapport à juin 2025.

Bovins mâles : baisse de production et hausse du cheptel également

Depuis janvier 2026, 50 155 bovins mâles ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine soit 5,8 % de moins qu’en 2025. Au mois de juin, 170 021 têtes sont recensées dans 13 967 exploitations de la région, soit une hausse de 0,55 %. Les bovins mâles de race viande représentent près de 98 % du cheptel.

Graphique 1 : Production de vaches de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 2 : Production de vaches de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 3 : Production de génisses de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 4 : Production de génisses de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 5 : Production de bovins mâles de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 6 : Production de bovins mâles de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Les prix restent très élevés, la dynamique ralentit

Les prix très élevés atteints après les hausses de 2025 et du premier trimestre se stabilisent, voire redescendent légèrement selon les catégories.

Les prix sont globalement stables pour la cotation de la Blonde d’Aquitaine U= depuis mars, elle atteint 8,73 €/kg de carcasse, 29 % au-delà de sa moyenne triennale 2023-24-25.

Après une progression au premier semestre, la cotation des vaches SIQO Limousine U- SIQO marque un léger retrait. En juin, elle reste à 8,08 €/kg de carcasse, soit 28 % de plus que sa moyenne triennale, équivalent à sa valeur de janvier 2026.

La dynamique est similaire pour la cotation de génisses U- SIQO, à 7,97 €/kg de carcasse en juin 2026, 27 % au-dessus de sa valeur moyenne triennale 2023-24-25.

La cotation des vaches lait P= reste élevée. Sa dernière valeur estimée à 6,27 €/kg de carcasse en avril 2026, est supérieure de 30,7 % à sa moyenne triennale.

Stable sur le premier trimestre, la cotation de jeunes bovins marque quant à eux une baisse notable depuis mars 2026. Les prix fluctuent de façon hebdomadaire en juin et juillet, certainement en lien avec les conditions climatiques estivales extrêmes et les vagues de chaleur ayant entraîné des mortalités.

Graphique 7 : Cotation vache Limousine U- (<10 ans, >350 kg, SIQO)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 8 : Cotation vache Blonde d’Aquitaine U= (<10 ans, >350 kg, SIQO)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 9 : Cotation génisse U- (type viande > 350 kg)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 10 : Cotation jeune bovin mâle U= (type viande > 330 kg)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Graphique 11 : Cotation vache laitière P=

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Veaux

La baisse de production se poursuit, les prix fléchissent.

Entre janvier et juin 2026, 75 271 veaux de boucherie toutes races confondues ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine avec une baisse de 10,6 % par rapport à 2025. Les veaux de race viande sont particulièrement touchés avec un retard sur le semestre de plus de 14 % sur un an. Le cumul de production sur le premier semestre 2026 de 49 091 veaux de boucherie de races viande est inférieur de près de 20 % à la moyenne triennale 2023-24-25 sur cette période.

En juin 2026, 15 635 exploitations de la région comptent 483 357 veaux de boucherie soit 0,43 % de plus qu’en juin 2025. Les effectifs de veaux de race lait diminuent de 2,29 % par rapport à juin 2025.

Les prix sont toujours élevés malgré une baisse générale depuis le début de l’année. Ainsi, début août 2026, la cotation du veau élevé au pis U rosé clair est à 11,48 €/kg de carcasse, soit 8,9 % de plus que début août 2025 et 17,7 % de plus que la moyenne triennale 2023-24-25. À la même date, celle du veau non élevé au pis R rosé clair s’affiche à 8,30 €/kg de carcasse, soit 9,6 % au-dessus de sa moyenne triennale.

Graphique 12 : Production de veaux de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 13 : Production de veaux de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 14 : Cotation veau élevé au pis rosé clair U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Graphique 15 : Cotation veau non élevé au pis rosé clair R

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Tableau 2 : Production de veaux de boucherie (sorties des élevages pour abattage)

en têtes veaux de boucherie race viande veaux de boucherie race lait
1er sem 26 Évol. cumul 1er sem 26 Évol. cumul
Corrèze 8 059 -20,6 % 3 692 +25,2 %
Dordogne 14 452 -19,7 % 5 969 -3,6 %
Landes 2 282 +0,2 % 849 +57,5 %
Lot-et-Garonne 3 368 +16,3 % 2 454 -9,0 %
Pyrénées-Atlantiques 10 783 -13,6 % 7 160 -6,1 %
Deux-Sèvres 3 168 -6,8 % 3 111 -27,4 %
Haute-Vienne 2 091 -17,4 % 232 -1,7 %
Nouvelle-Aquitaine 49 091 -14,3 % 26 180 -2,9 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 8 059 veaux de boucheries de race viande sont sortis des élevages de Corrèze pour abattage, soit 20,6 % de moins que la même période en 2025.

Broutards

Les exportations baissent notamment en broutards lourds, les prix retombent au-dessous de leur niveau de 2025.

En juin 2026 avec 18 688 sorties, les exports de broutards provenant de 2 727 exploitations de la région augmentent de 5,4 % comparés à juin 2025. Ce volume est légèrement supérieur, de 0,5 %, à la moyenne triennale 2023-24-25.

Sur l’ensemble du premier semestre, les exports de broutards lourds sont en fort retrait de 30,0 % par rapport 2025, et inférieurs de 25,3 % à la moyenne triennale 2023-24-25.

Les exportations de broutards légers diminuent quant à elles de 5,9 % par rapport au premier semestre 2025, et sont inférieures de 12,7 % à la moyenne triennale 2023-24-25.

Les cotations des broutards marquent une forte baisse à partir de mai 2026. Les broutards de race Limousine U sont cotés 5,05 €/kg vif début août, inférieurs de 12,2 % à leur valeur début août 2025.

La baisse est un peu moins marquée, mais également présente pour les broutards de race Blonde d’Aquitaine, cotés à 6,00 €/kg vif début août, soit 6,3 % de moins que leur valeur début août 2025.

Graphique 16 : Exportations de broutards légers en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 17 : Exportations de broutards lourds en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 18 : Cotation broutard race Limousine 6-12 mois (300 kg) U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Graphique 19 : Cotation broutard race Blonde d’Aquitaine 6-12 mois (300 kg) U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Tableau 3 : Exportations de broutards

en têtes broutards légers (6 à 12 mois) broutards lourds (12 à 18 mois)
1er sem 26 Évol. cumul 1er sem 26 Évol. cumul
Charente 3 359 -10,6 % 820 -33,1 %
Corrèze 19 584 +5,5 % 4 251 -26,3 %
Creuse 17 293 +8,2 % 7 555 -29,1 %
Dordogne 7 254 -12,9 % 1 157 -44,5 %
Lot-et-Garonne 1 715 -17,7 % 310 -36,2 %
Pyrénées-Atlantiques 4 201 -46,4 % 932 +19,3 %
Deux-Sèvres 3 010 -2,0 % 1 060 -15,3 %
Vienne 3 854 -14,5 % 970 -40,8 %
Haute-Vienne 11 774 -1,4 % 3 326 -37,9 %
Nouvelle-Aquitaine 74 555 -5,9 % 20 959 -30,0 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 3 359 broutards légers ont été exportés depuis la Charente, soit 10,6 % de moins que sur la même période en 2025.

Ovins

La production poursuit sa hausse sur un an, les prix restent fluctuants

Sur le premier semestre 2026, 588 942 ovins ont été abattus dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine, ce qui représente 11 976 tonnes équivalent carcasse (tec), soit une hausse de 6,9 % en têtes, et de 8,6 % en poids par rapport à la même période en 2025.

Depuis le début de l’année, 473 114 agneaux ont été abattus. Ils représentent 80,3 % des effectifs d’ovins abattus sur cette période. 8 774 tonnes d’agneau ont ainsi été abattues depuis janvier 2026, soit 5,1 % de plus en têtes et 5,5 % de plus en poids par rapport à 2025.

L’augmentation de l’engraissement se confirme, avec une hausse globale du poids de carcasse de 1,5 % sur le premier semestre 2026 par rapport au premier semestre 2025. Cette hausse est majoritairement portée par les ovins de réforme, la hausse de poids moyen des agneaux n’étant que de 0,4 %.

Le cumul des abattages pour l’ensemble des ovins au premier semestre 2026 est supérieur de 15,3 % à la moyenne triennale 2023-24-25. Cet écart est plus marqué pour les agneaux (16,7 % supérieurs à cette moyenne) que pour les ovins de réforme (11,7 %). À l’inverse, la croissance 2025-2026 est portée par les ovins de réforme (+18 %).

Après avoir atteint son pic de valeur saisonnier fin mars 2026, à 12,10 €/kg de carcasse, la cotation de l’agneau couvert U 16-19 kg a connu une chute similaire à celle de la même période en 2025.

Début août 2026, la cotation régionale est à 9,19 €/kg de carcasse, sensiblement équivalente à sa valeur de 2025 à la même date (+1,55 %) et à peine plus élevée par rapport à la valeur moyenne triennale (+2,91 %).

La tendance à de fortes variations annuelles, avec des prix très élevés au printemps et beaucoup plus bas sur la fin de l’été et de l’automne, semble devenir la norme pour la cotation de l’agneau.

Graphique 20 : Abattages ovins en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga

Graphique 21 : Cotation agneau 16-19 kg couvert U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Nord

Caprins

La production augmente légèrement, notamment pour les chevreaux.

Au premier semestre 2026, 295 667 caprins ont été abattus dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine pour 2 539 tonnes équivalent carcasse (tec), soit 2,8 % de plus en nombre et 1 % de plus en poids qu’en 2025.

De janvier à juin 2026, 241 863 chevreaux ont été abattus, soit une hausse de 4,5 % par rapport à 2025. Le poids total des chevreaux abattus depuis le mois de janvier augmente également, de 3,6 %, sur cette période. Les chevreaux représentent 81,8 % du total de caprins abattus dans la région.

Le prix des chevreaux reste légèrement supérieur à celui de 2025. Il suit globalement la même tendance que l’année précédente. Sans nouvelle cotation depuis mi-avril 2026, sa dernière valeur estimée est à 3,63 €/kg de carcasse, 5,8 % au-dessus de la valeur la plus basse de la moyenne triennale 2023-24-25, et 5,2 % au-dessus de celle de 2025.

Graphique 22 : Abattages caprins en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga – Diffabatvol

Graphique 23 : Cotation chevreau

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations nationales

Évolution des abattages en Nouvelle-Aquitaine en 2026

Tableau 4 : Activité des abattoirs en Nouvelle-Aquitaine

Cumul juin 2026 Nombre (têtes) Poids (tec) Évolution (têtes) Évolution (tec)
Vaches allaitantes 56 810 25 543 -6,5 % -5,4 %
Vaches laitières 13 757 4 624 +5,7 % +7,8 %
Bovins mâles de boucherie 35 844 15 338 -2,4 % +1,2 %
Génisses de boucherie 25 658 10 307 -0,1 % +0,7 %
Veaux de boucherie 111 273 16 387 -8,5 % -7,6 %
Tous bovins 251 109 75 685 -5,2 % -2,3 %
Agneaux 473 114 8 774 +5,1 % +5,5 %
Tous ovins 588 942 11 976 +6,9 % +8,6 %
Chevreaux 241 863 1 305 +4,5 % +3,6 %
Tous caprins 295 667 2 539 +2,8 % +1,0 %
Source(s) : Agreste SSP – Diffaga – Diffabatvol
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 56 810 vaches allaitantes ont été abattues dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine, représentant 25 543 tonnes équivalent carcasse (tec). Ces nombres sont inférieurs de 6,5 % en têtes et de 5,4 % en tec à ceux de la même période en 2025.

Lait 🥛

Sur le premier semestre 2026, la collecte de lait de vache affiche une augmentation de 1,2 % par rapport à 2025 et suit l’évolution du niveau national. La tendance au recul du bio observée en 2025 semble se confirmer avec une baisse de 3,5 % sur le premier semestre 2026.
Depuis janvier 2026, les prix du lait de vache sont nettement en dessous de leurs valeurs de 2025. Le lait bio, mieux valorisé sur le premier trimestre, rejoint cette tendance depuis avril.
Les livraisons de lait de chèvre sont en hausse de 4,7 % par rapport à 2025. La filière bio affiche quant à elle un recul de 4,4 % sur le premier semestre 2026. Les prix poursuivent leur maintien en conventionnel et en bio par rapport à l’année précédente.
La collecte de lait de brebis est en hausse de 5,3 % par rapport au premier semestre 2025.
La fabrication de fromages de brebis, et notamment d’Ossau-Iraty continue à progresser avec une augmentation de 10,1 % par rapport au premier semestre de 2025.

Lait de vache

Une collecte en légère hausse sur le 1er semestre 2026

Les livraisons de lait de vache cumulées depuis le début de l’année 2026 en Nouvelle-Aquitaine sont en hausse de 1,2 % comparées à celles du premier semestre 2025.

Les Deux-Sèvres, département où la collecte est la plus importante, affiche cependant une baisse importante atteignant -2,1 %.

La dynamique est répartie entre les autres départements du Poitou-Charentes et les Pyrénées-Atlantiques, historiquement producteurs, ainsi que par les départements du Limousin, en forte progression sur l’ensemble du semestre.

En Nouvelle-Aquitaine, la collecte de lait affiche une légère baisse de 1,6 % entre les mois de juin 2025 et 2026, légèrement supérieure au 0,7 % de baisse au niveau national.

Le volume de lait collecté sur ces six premiers mois est en léger retrait (-0,52 %) par rapport à celui de la moyenne triennale 2023-24-25.

En juin 2026 la région compte 1 584 producteurs de lait de vache. Le nombre de livreurs est estimé à 1629 sur le semestre.

Tableau 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

1er semestre 2026 Volume 1 000 l. dont bio Évolution dont bio
Charente 41 167 1 295 +4,3 % +15,4 %
Charente-Maritime 39 005 735 +3,1 % +2,0 %
Corrèze 16 669 553 +5,9 % +4,4 %
Creuse 18 514 s +6,5 % s
Dordogne 47 176 1 007 +0,6 % -34,0 %
Gironde 9 543 s -2,7 % s
Landes 13 823 s +0,2 % s
Lot-et-Garonne 21 861 130 -0,6 % -2,5 %
Pyrénées-Atlantiques 62 256 802 +1,8 % -4,7 %
Deux-Sèvres 106 605 4 246 -2,1 % -0,6 %
Vienne 43 585 s +2,4 % s
Haute-Vienne 24 828 s +2,3 % s
Nouvelle-Aquitaine 445 032 13 437 +1,2 % -3,5 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 41 167 000 litres de lait de vache ont été livrés en Charente, dont 1 295 000 en bio, soit 4,3 % de plus que sur la même période en 2025, et 15,4 % de plus pour le lait bio.
s : secret statistique

Un léger retrait de la collecte en bio

En juin 2026, le nombre de producteurs de lait bio représente près de 6,6 % de l’ensemble des producteurs laitiers de la région pour 3,2 % de la production. La Haute-Vienne se démarque avec 15 % de producteurs en bio.

Le nombre de producteurs en bio est globalement en baisse et s’accompagne d’une diminution de la collecte de lait bio. En effet, la collecte régionale cumulée de lait bio accuse un recul de 3,5 % sur les six premiers mois de 2026 par rapport au premier semestre 2025.

Ce retrait est d’autant plus marqué par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25, affichant une baisse de près de 19 % de la collecte de lait bio sur le premier semestre, montrant ainsi les difficultés rencontrées par la filière.

Une forte baisse des prix du lait en 2026

Depuis le début de l’année 2026 le prix du lait est en forte baisse. Entre décembre 2025 et juin 2026, il a diminué de plus de 10 %. Il est repassé en dessous des 450 €/1 000 litres depuis le mois de mai.

Après une forte baisse au premier semestre 2026, le prix moyen mensuel payé au producteur est de 444,13 €/1 000 litres en juin. Cette valeur est inférieure de 11,4 % à celle de juin 2025 et de 5,9 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25.

Le prix du lait au mois de juin n’a jamais été aussi bas depuis ces trois dernières années. Ce repli intervient dans un contexte mondial de surproduction au regard de la demande.

Et une instabilité des prix du lait bio

Après un premier trimestre au-dessus des prix de 2025, mais en baisse constante, le prix du lait bio a chuté en avril 2026. À 445 €/1 000 litres, il est passé 2,1 % en dessous du prix du lait non bio, et même légèrement inférieur, de 0,6 %, à la moyenne triennale 2023-24-25.

Avec une légère remontée en mai et juin 2026, il peine à retrouver son niveau de 2025, mais reprend de l’avance sur le prix du lait non bio.

En juin 2026, le prix moyen payé au producteur est de 477 €/1 000 litres, soit 7,5 % de plus que le prix du lait non bio. Et malgré un retard de 1,3 % par rapport à juin 2025, il redevient également supérieur de 5,8 % à celui de la moyenne triennale 2023-24-25.

Graphique 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 3 : Livraisons de lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 2 : Prix mensuel du lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 4 : Prix mensuel du lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Lait de chèvre

Une hausse générale de production

Au premier semestre 2026, la collecte régionale de lait de chèvre augmente de 4,7 % par rapport à la même période en 2025. Cette hausse du lait collecté suit la tendance nationale et permet d’assurer les approvisionnements pour la transformation avec une demande plus forte pour les produits ultra-frais. Il en résulte une baisse des importations.

Les livraisons en Nouvelle-Aquitaine restent néanmoins inférieures de près de 1,2 % à celles de la moyenne triennale 2023-24-25.

Le bio en recul

En cumul de janvier à juin 2026, les livraisons régionales de lait de chèvre bio diminuent de près de 4,4 % par rapport à celles de la même période en 2025. La part du bio dans la production baisse de 8,7 %.

Seul le département des Deux-Sèvres augmente son volume de production, de 9,6 % par rapport au premier semestre 2025. Les autres départements sont en retrait sur la période malgré des dynamiques mensuelles diverses.

Les livraisons en bio sur cette période ne représentent cependant que 2,1 % du total et restent en retrait de 11,5 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25.

Des prix relativement stables

En juin 2026, le prix du lait de chèvre, de 811,92 €/1 000 litres, suit sa courbe de tendance avec régularité et se trouve au creux de sa baisse saisonnière.

À cette date, le prix du lait bio est de 956,78 €/1 000 litres. Il dépasse de 0,5 % celui de juin 2025 et de 1,4 % la moyenne triennale 2023-24-25. Il est supérieur de plus de 18 % au prix du lait non bio.

Graphique 5 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 7 : Livraisons de lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 6 : Prix mensuel du lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 8 : Prix mensuel du lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Tableau 2 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

1er semestre 2026 Volume 1 000 l. dont bio Évolution dont bio
Deux-Sèvres 56 336 732 +5,3 % +9,6 %
Vienne 23 591 s +0,7 % s
Dordogne 8 862 s +8,0 % s
Charente 6 437 s +1,5 % s
Nouvelle-Aquitaine 110 007 2 332 +4,7 % -4,4 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 56 336 000 litres de lait de chèvre ont été livrés en Deux-Sèvres, dont 732 000 en bio, soit 5,3 % de plus qu’à la même période en 2025 et 9,6 % de plus pour le lait bio.
s : secret statistique

Lait de brebis

Une collecte en hausse saisonnière par rapport à 2025

En juin 2026, la région compte 1 024 producteurs de lait de brebis soit près de 2 % de moins qu’en juin 2025. Malgré cette baisse, la collecte a progressé sur le premier semestre de 5,3 % par rapport à 2025.

Les livraisons en bio suivent cette tendance avec une progression de 4,8 % depuis le mois de janvier. Le bio ne représente que 1,3 % de la collecte.

Tableau 3 : Livraison de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine

1er semestre 2026 Volume 1 000 l. dont bio Évolution dont bio
Pyrénées-Atlantiques 55 300 575 +5,2 % +2,7 %
Nouvelle-Aquitaine 55 438 713 +5,3 % +4,8 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : Entre janvier et juin 2026, 55 300 000 litres de lait de brebis ont été livrés en Pyrénées-Atlantiques, dont 575 000 en bio, soit 5,2 % de plus qu’en 2025, et 2,7 % de plus pour le seul lait bio.

Graphique 9 : Livraisons de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 10 : Livraisons de lait de brebis bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Transformation

Au premier semestre 2026, la fabrication de fromage de brebis notamment d’Ossau-Iraty est en augmentation de 10,1 % par rapport à 2025.

La fabrication de fromages de chèvre est en légère baisse par rapport à 2025, sauf pour les bûchettes. Les transformations de beurre quant à elles augmentent de 4,8 % sur ce semestre.

Tableau 4 : Transformation des principaux produits laitiers en Nouvelle-Aquitaine

milliers de litre (lait) ou tonnes Production 2026 Évolution
Lait liquide conditionné 89 811 -5,9 %
Beurre 11 145 +4,8 %
Fromages de chèvre 37 109 -0,6 %
dont bûchettes 22 112 +0,2 %
Fromages de brebis 12 643 +5,5 %
dont Ossau-Iraty 4 516 +10,1 %
Produits dérivés de l’industrie laitière 21 443 -10,0 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à juin 2026, 89 811 000 litres de lait conditionné ont été produits en Nouvelle-Aquitaine, soit 5,9 % de moins que sur la même période en 2025.

Graphique 11 : Transformations de fromages de chèvre et de brebis

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Prairie – pousse de printemps 🌿

La pousse de printemps est déficitaire dans le nord de la Nouvelle-Aquitaine, avec un rendement globalement inférieur de 14 % à celui de la période de référence. Les premières estimations de juillet généralisent ce déficit à l’ensemble de la région.
L’enquête Prairie Limousin indique que les apports de fourrages au champ ont démarré précocement, notamment en Corrèze.

Une pousse retardée par un printemps sec et chaud

La pousse des prairies au 20 juin est proche de la normale dans une grande partie du sud-ouest ainsi que dans l’est de la région. Elle est en revanche déficitaire en Poitou-Charentes et dans l’ouest du Limousin. Des déficits importants sont notamment observés dans les petites régions fourragères du Périgord noir, de la Dordogne limousine, de la Marche-Ouest et des Plaines du Centre. Le printemps, marqué par un temps sec et chaud ainsi que par une première vague de chaleur du 21 au 29 mai, n’a pas favorisé la pousse de l’herbe.

Des rendements faibles

En Nouvelle-Aquitaine, le rendement de printemps est inférieur de 14 % à celui de la période de référence, avec d’importantes disparités entre les départements. Dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, la pousse est proche de la normale, tandis qu’en Haute-Vienne, le rendement est inférieur de 25 % au rendement de référence.

À l’échelle régionale, la pousse de printemps représente 62 % de la pousse annuelle totale de référence, soit 10 points de moins que la normale. La situation demeure toutefois très hétérogène selon les départements. Dans les Landes et en Gironde, la pousse de printemps approche 80 % de la pousse annuelle totale de référence, tandis qu’en Creuse et en Corrèze, elle en représente moins de 60 %.

Carte 1 : Indicateur ISOP de rendement des prairies permanentes par région fourragère en Nouvelle-Aquitaine au 20 juin 2026

Source(s) : Indicateur ISOP (MétéoFrance, INRAE, SSP) - Traitement DRAAF Nouvelle-Aquitaine / SRISET

Des apports précoces de fourrage au champ

Selon l’enquête Prairie Limousin, pour l’ensemble des trois départements de l’ancienne région, 46 % de la production est destinée au pâturage, 30 % au foin, 12 % à l’enrubannage et 12 % à l’ensilage. Presque 1 éleveur creusois sur 2 a apporté de l’herbe au champ, pour l’équivalent de 1,2 % de l’herbe récoltée. La pratique d’apport au champ des éleveurs creusois est semblable aux années précédentes. Il n’y a pas eu d’apport au champ en Haute-Vienne. Par contre, en Corrèze, contrairement à la moyenne des années précédentes proche de zéro, 18 % des éleveurs ont apporté au champ.

Les éleveurs Limousins ressentent la pousse de printemps 2026 comme une pousse déficitaire de 30 % par rapport à une année normale.

Un bilan annuel très déficitaire en perspective

La pousse de printemps est évaluée sur la période allant du 20 mars au 20 juin. La vague de chaleur exceptionnellement intense survenue du 21 au 25 juin n’a donc pas été prise en compte dans l’estimation des rendements printaniers. Les conséquences d’un été sec et caniculaire seront intégrées à l’estimation de la pousse estivale et automnale. Selon les premiers éléments disponibles, les vagues de chaleur intenses ont non seulement interrompu la pousse de l’herbe, mais aussi provoqué sa destruction, accentuant ainsi les déficits dans l’ensemble de la région.

Tableau 1 : Production de printemps de prairies de Nouvelle-Aquitaine

  Rendement de référence Rendement arbitré Écart à la référence Pousse de printemps / Production annuelle de référence
  tonnes de MS/ha tonnes de MS/ha % %
Charente 5,28 4,39 -16,9 % 64,4 %
Charente-Maritime 4,96 4,15 -16,3 % 68,5 %
Corrèze 4,32 3,74 -13,4 % 57,4 %
Creuse 4,29 3,72 -13,3 % 55,8 %
Dordogne 4,67 3,72 -20,3 % 63,6 %
Gironde 4,76 4,46 -6,3 % 78,8 %
Landes 4,77 4,82 +1,0 % 78,9 %
Lot-et-Garonne 4,99 4,43 -11,2 % 75,6 %
Pyrénées-Atlantiques 3,22 3,29 +2,2 % 65,8 %
Deux-Sèvres 5,71 4,72 -17,3 % 67,6 %
Vienne 5,70 4,78 -16,1 % 65,8 %
Haute-Vienne 4,63 3,47 -25,1 % 65,8 %
Nouvelle-Aquitaine 4,59 3,94 -14,3 % 62,4 %
Source(s) : Estimation Précoce de Production (EPP) - Draaf Nouvelle-Aquitaine / Sriset d’après Indicateur ISOP (MétéoFrance, INRAE, SSP)

Graphique 1 : Part de la pousse annuelle par rapport à la référence en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Indicateur ISOP (MétéoFrance, INRAE, SSP)

Partager la page

S'abonner