Conjoncture mensuelle n°74 - au 1er juillet 2026
Les données des figures
Météo ☀️
Carte 1 : Température et pluviométrie départementales de juin 2026
Tableau 1 : Cumul et écart par rapport à la normale 1991-2020
| Valeurs d’octobre 2025 à mai 2026 | Température moyenne (°C) | Pluviométrie (mm) | |
|---|---|---|---|
| Agen | Cumul | 119,2 | 580,5 |
| Écart | 16,3 | 32,7 | |
| Bergerac | Cumul | 112,9 | 582,5 |
| Écart | 13,9 | -25,7 | |
| Bordeaux | Cumul | 125,7 | 765,1 |
| Écart | 17,4 | 26,7 | |
| Brive | Cumul | 115,8 | 733,7 |
| Écart | 19,8 | 33,7 | |
| Cognac | Cumul | 120,0 | 713,8 |
| Écart | 16,8 | 103,0 | |
| Guéret | Cumul | 95,9 | 669,0 |
| Écart | 14,6 | -8,7 | |
| La Rochelle | Cumul | 0,0 | 555,7 |
| Écart | -102,8 | -52,8 | |
| Limoges | Cumul | 106,2 | 757,3 |
| Écart | 20,3 | -51,7 | |
| Mont-de-Marsan | Cumul | 119,6 | 793,6 |
| Écart | 15,5 | 63,2 | |
| Niort | Cumul | 112,4 | 525,5 |
| Écart | 17,0 | -154,0 | |
| Pau | Cumul | 121,0 | 938,8 |
| Écart | 16,4 | 50,6 | |
| Poitiers | Cumul | 109,2 | 487,0 |
| Écart | 19,9 | -66,6 | |
Graphique 1 : Pluviométrie et température mensuelles 2026
Note de lecture : Normale : 1991-2020
Graphique 2 : Pluviométrie cumulée 2025-2026
Carte 2 : Rapport entre la hauteur de précipitations de juin et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)
Carte 3 : Écart entre la température moyenne de juin et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)
Carte 4 : Cumul mensuel de précipitations du mois de juin
Carte 5 : Indicateur d’humidité des sols standardisé (SSWI) sur une période de 1 mois - Juin 2026
Carte 6 : Indicateur d’humidité des sols standardisé (SSWI) sur une période de 3 mois - Avril 2026, mai 2026, juin 2026
Carte 7 : Restrictions en eau superficielle au 30 juin
Carte 8 : Niveaux des nappes d’eau souterraine au 30 juin
Grandes cultures 🌾
Les conditions climatiques de fin mai puis de juin, très sèches, ont accéléré la maturation des cultures d’automne. Les moissons ont débuté tôt, les premiers retours de collecte sont dans l’ensemble décevants.
Le cours du maïs grain reprend quelques couleurs alors que celui du blé tendre se maintient à un niveau inférieur à la moyenne 2023-2025.
État des lieux
Les premières estimations de l’assolement régional se précisent. Le fait majeur est le recul important des surfaces de maïs grain par rapport à la campagne passée. Elles s’établissent à 307 000 ha, soit leur plus faible niveau depuis 2000. Cette perte est compensée, en partie, par une légère hausse des surfaces de céréales à paille ainsi que par une augmentation plus marquée des oléo-protéagineux. Malgré cela, la surface régionale en céréales, oléagineux et protéagineux (COP) perd 1,2 %, une partie ayant été laissée en jachères.
Suite à un début de mai pluvieux, en majorité sur le centre de la région, les deux dernières décades, puis le mois de juin, ont été très secs avec des températures caniculaires extrêmes. Ces conditions ont accéléré le développement physiologique des cultures et la maturation des grains. Les toutes premières moissons ont débuté au cours des derniers jours de mai avec quasiment quinze jours d’avance sur les calendriers habituels. Fin juin, la quasi-totalité des céréales à paille d’automne ont été récoltées.
Les premiers retours de collecte montrent une très grande hétérogénéité des rendements, selon les dates de semis, les types de sols et les conditions climatiques locales. Toutefois, les températures très élevées de fin mai puis extrêmes de juin ont obéré une grande partie des potentiels en place. Les rendements moyens des céréales à paille s’annoncent au mieux voisins des moyennes sur cinq ans mais le plus souvent inférieurs à ces dernières.
La qualité des grains s’annonce bonne.
La récolte des colzas a également bien avancé et, comme pour les céréales à paille, les rendements ne sont pas au rendez-vous.
Les semis des cultures de printemps ont été très précoces et se sont, en général, bien déroulés. Les conditions climatiques atypiques de fin mai puis de juin font d’ores et déjà craindre pour les potentiels.
Tableau 1 : Estimation au 1er juillet des cultures en place pour 2025-2026, évolution par rapport à la campagne précédente
| En ha et en % | Blé tendre | Orge | Colza | Maïs grain | Tournesol | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Surface | Évolution | Surface | Évolution | Surface | Évolution | Surface | Évolution | Surface | Évolution | |
| Charente | 52 055 | -2,8 % | 19 210 | +5,4 % | 16 630 | +27,5 % | 19 845 | -33,5 % | 30 507 | +14,5 % |
| Charente-Maritime | 78 791 | -4,6 % | 33 010 | +1,1 % | 20 774 | +16,5 % | 39 485 | -21,2 % | 44 575 | +26,4 % |
| Corrèze | 3 460 | -1,1 % | 1 550 | +7,6 % | 500 | +25,0 % | 1 060 | -20,9 % | 410 | +46,4 % |
| Creuse | 12 030 | +1,0 % | 5 470 | +11,0 % | 2 800 | +24,4 % | 1 083 | -35,7 % | 2 200 | -3,1 % |
| Dordogne | 22 845 | -5,5 % | 9 410 | +8,8 % | 5 660 | +48,4 % | 13 750 | -29,3 % | 13 845 | +17,2 % |
| Gironde | 4 405 | -4,2 % | 1 060 | +5,0 % | 1 450 | +98,6 % | 18 350 | -9,3 % | 4 520 | +55,9 % |
| Landes | 1 485 | +20,7 % | 420 | +18,3 % | 1 275 | +31,4 % | 80 405 | -11,5 % | 6 095 | +66,8 % |
| Lot-et-Garonne | 47 606 | -3,1 % | 7 240 | +8,4 % | 4 940 | +42,8 % | 29 308 | -31,9 % | 38 380 | +40,1 % |
| Pyrénées-Atlantiques | 2 291 | -15,2 % | 1 072 | +22,1 % | 1 811 | +118,2 % | 64 796 | -16,7 % | 4 890 | +145,7 % |
| Deux-Sèvres | 96 640 | +5,2 % | 29 090 | +4,8 % | 29 835 | +14,1 % | 14 563 | -40,1 % | 35 000 | +4,2 % |
| Vienne | 117 000 | +10,6 % | 33 915 | +0,8 % | 47 292 | +15,3 % | 17 733 | -52,1 % | 43 480 | +4,3 % |
| Haute-Vienne | 11 470 | -2,2 % | 5 000 | +6,4 % | 2 600 | +36,8 % | 2 799 | -41,7 % | 3 200 | +13,5 % |
| Ensemble | 450 078 | +1,6 % | 146 447 | +3,9 % | 135 567 | +20,6 % | 303 177 | -24,3 % | 227 102 | +19,3 % |
Cotations
Les bons niveaux de la production mondiale ainsi que le recul du prix du pétrole n’ont pas permis au cours du blé tendre rendu Rouen de repartir à la hausse en mai puis juin. Ce dernier s’est malgré tout maintenu à un niveau proche des 19 €/q. Suite à une hausse significative en mai, le cours du maïs grain rendu Bordeaux recule en juin mais reste supérieur aux valeurs de 2025 et de la moyenne 2023-2025 pour la même période.
Le cours du colza rendu Rouen a fluctué au gré de celui du pétrole. En augmentation en mai, il perd 0,3 €/q en juin mais se maintient toutefois à un niveau supérieur à 2025 et à la moyenne triennale.
Graphique 1 : Cotation orge de mouture (rendu Rouen)
Graphique 2 : Cotation blé tendre (rendu Rouen)
Graphique 3 : Cotation colza (rendu Rouen)
Graphique 4 : Cotation maïs grain (rendu Bordeaux)
Graphique 5 : Cotation tournesol (rendu Bordeaux)
Tableau 2 : Situation de la collecte en Nouvelle-Aquitaine - campagne 2025-2026, récolte 2025
| En millier de tonnes, en % | Collecte réalisée au 30 juin 2026 | Évolution / campagne précédente | Collecte prévue fin de campagne | Évolution / fin de campagne précédente |
|---|---|---|---|---|
| Blé tendre | 2 686 | 52,7 | 2 690 | 50,9 |
| Orges | 726 | 22,3 | 725 | 17,5 |
| Colza | 382 | 17,0 | 382 | 14,7 |
| Maïs grain | 2 937 | -14,7 | 3 000 | -13,8 |
| Tournesol | 351 | -3,5 | 350 | -3,8 |
Fruits et légumes 🥕🍈🍓🍅
Pomme : la canicule s’invite au cœur du grossissement des fruits
Au début du mois de juillet, les travaux d’éclaircissage sont globalement terminés et l’état sanitaire des vergers demeure satisfaisant, malgré une pression parfois importante des pucerons cendrés et quelques foyers localisés de tavelure. Les fortes chaleurs installées depuis la fin juin constituent désormais le principal facteur d’incertitude. Les premiers effets sont déjà observés dans plusieurs secteurs, avec un ralentissement du grossissement des fruits, des brûlures sur les pommes les plus exposées et, localement, des pertes de potentiel estimées entre 5 et 15 %. Les variétés Belchard (Chantecler), Golden, Granny et Canada apparaissent parmi les plus sensibles, tandis que les producteurs restent prudents quant à l’évolution des calibres jusqu’à la récolte. Les vergers sont quasiment tous irrigués, ce qui limite pour l’instant les effets du déficit hydrique sans les supprimer totalement.
Cette situation résulte de conditions de printemps contrastées. Les épisodes de fortes pluies et les inondations de février ont localement retardé les interventions dans les vergers et entraîné des excès d’eau dans les sols. La floraison s’est ensuite déroulée de manière hétérogène selon les secteurs. Plusieurs producteurs signalent une floraison insuffisante ou perturbée par des épisodes de gel ou de pluies, limitant la fécondation puis la nouaison. Dans de nombreux vergers, notamment en Aquitaine, l’alternance est restée marquée, conduisant à une faible charge en fruits sur plusieurs variétés, en particulier Golden, Fuji, Chantecler, Granny ou Dalinette. En agriculture biologique, cette alternance apparaît généralement plus prononcée.
Les travaux d’éclaircissage ont ensuite permis d’adapter la charge des arbres au potentiel de production. Dans plusieurs exploitations, ils ont été allégés ou réalisés plus rapidement que les années précédentes en raison d’une charge naturellement faible. À l’inverse, quelques producteurs disposant d’une bonne floraison anticipaient encore des rendements proches de ceux de 2025 avant l’arrivée de la canicule.
Les perspectives de récolte demeurent contrastées selon les bassins de production. En Aquitaine, la faible floraison, l’alternance et la charge limitée expliquent l’essentiel de la baisse attendue des rendements. En Poitou-Charentes, le potentiel apparaît plus proche de celui de 2025, malgré des effets localisés du gel et une alternance marquée dans certains vergers biologiques. En Limousin, les prévisions sont orientées à la hausse après une campagne 2025 pénalisée par une alternance importante et une forte pression sanitaire (puceron cendré). À ce stade, l’ampleur définitive des effets de la canicule sur le grossissement des fruits, le calibre et la qualité commerciale reste toutefois difficile à apprécier et pourrait conduire à une révision des prévisions de production.
Fraise : Quand une canicule historique s’installe...
En début de mois, le marché reste calme, sans dynamique. La consommation faible voire absente limite les rechargements et pèse sur l’activité commerciale. Les sorties sont principalement soutenues par les mises en avant, promotions et engagements commerciaux. En dehors de ces opérations, les ventes demeurent lentes.
Face à ce manque de dynamisme, des concessions tarifaires s’opèrent parfois sans pour autant relancer significativement la demande. Le marché reste attentiste.
Par ailleurs, les conditions météorologiques orageuses fragilisent le produit. La demande demeure modérée tandis que la concurrence des fruits d’été commence à se faire sentir. La qualité de la Gariguette devient plus difficile à maintenir.
Vers la mi-juin, le marché montre quelques signes de reprise. Les rechargements gagnent en dynamisme et contribuent à un léger regain d’activité. En variété allongée, les volumes commencent à diminuer. Le retour annoncé du beau temps soutient quelque peu les ventes, mais la progression reste mesurée. Dans le même temps, les disponibilités continuent de s’éroder.
Une vague de chaleur s’installe sur la dernière décade. Et de nombreux départements sont alors placés sous alerte canicule d’abord orange puis rapidement rouge. Ces fortes hausses de températures tant diurnes que nocturnes pénalisent fortement la production. Le produit est très fragile. Dans un même temps, l’arrêt prématuré de parcelles limite la production.
La demande se désintéresse du produit, particulièrement pour les variétés longues. Les disponibilités diminuent, ce qui réduit fortement la pression des volumes. En variétés rondes, les ventes bénéficient des engagements et d’une demande plus soutenue. La qualité demeure toutefois un point de vigilance. Le produit est fragilisé par ces conditions climatiques extrêmes, certains lots sont écartés et le tri reste nécessaire. La demande se montre dynamique sur les lots de qualité alors que la fin de la campagne de printemps se rapproche. Dans ce contexte de baisse de l’offre, les cours se maintiennent puis s’orientent à la hausse.
La fin de campagne se confirme avec l’arrêt progressif des variétés de printemps. Un courant de ventes se maintient toutefois sur les lots de qualité, notamment en variétés rondes. Les cours demeurent fermes à haussiers.
Graphique 1 : Fraise ronde standard Sud-Ouest (cat I, barq 500 g)
Graphique 2 : Fraise Gariguette Sud-Ouest (cat I - barq 250 g)
Carotte : Effritement des cours sur fond de canicule
Le mois de juin est marqué par une activité commerciale globalement calme sur le marché national. En début de mois, les GMS* maintiennent une demande stable, tandis que les grossistes privilégient toujours l’offre étrangère. Le commerce à l’export maintient un bon rythme de départ jusqu’en milieu de mois, puis se referme peu à peu.
La demande s’essouffle progressivement, notamment en raison des températures élevées et des conditions caniculaires peu propices à la consommation de carotte. La qualité reste globalement satisfaisante sur l’ensemble du mois, malgré une légère dégradation du produit liée aux fortes chaleurs. On note cependant une certaine hétérogénéité des calibres et des rendements selon les parcelles, avec un manque notable de gros calibres.
La tendance des prix est orientée à la baisse tout au long du mois, avec un effritement progressif et répété des cours.
Les cours en vrac 12 kg sont en hausse de 25 % par rapport à l’année précédente. Les volumes commercialisés sont quant à eux supérieurs d’environ 21 % à ceux de l’année dernière.
Carotte Bio : Un marché bio calme mais stable avec des prix en repli
L’activité est globalement calme sur le marché de la carotte primeur bio. La demande est malgré tout présente et stable tout au long du mois, avec un regain d’activité observé en milieu de mois. En fin de mois, la demande est moins forte à l’approche des vacances scolaires. Le produit est homogène et de belle qualité avec des calibres satisfaisants, parfois trop forts, et de bons rendements. Le coup de chaleur de fin mai – début juin engendre davantage de tri dans certaines stations et quelques lots sont plus sensibles en termes de conservation. Les prix s’orientent à la baisse sur toute la période.
Les cours en vrac 12 kg sont en hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Les volumes commercialisés sont quant à eux supérieurs de 8 % à ceux de l’année dernière.
Dans ce contexte, les cours se réajustent à la baisse. Quelques tonnages anecdotiques sont initiés à l’export. En parcelles, les rendements sont toujours bons et les calibres au rendez-vous. En fin de mois, les fortes chaleurs rendent le marché moins dynamique et altèrent quelque peu la qualité du produit.
* Grandes et moyennes surfaces
Graphique 3 : Carotte primeur Sud-Ouest (cat I - colis 12 kg)
TOMATE
(Faute d’opérateurs en nombre suffisant dans le sud-ouest, nous nous référons au marché sud-est qui est représentatif du marché national)
Le marché de la tomate en région Sud-Est affiche une évolution contrastée
En début de mois, l’amélioration des rendements et l’arrivée des productions sous tunnels froids alimentent une offre abondante. Cependant, des conditions météorologiques défavorables freinent la consommation, ce qui génère un excédent de disponibilités et intensifie la concurrence entre bassins de production. Malgré les opérations promotionnelles de la grande distribution, les ajustements tarifaires se multiplient pour préserver la fluidité des ventes, tandis que la demande sur les marchés de gros est plus attentiste.
À partir de la mi-juin, la conjoncture évolue avec le recul des disponibilités, lié à la baisse des rendements des cultures hors-sol. Dans le même temps, l’installation de conditions estivales durables relance la consommation et pousse les centrales d’achat à sécuriser leurs approvisionnements.
En fin de mois, le déficit d’offre s’accentue et de nombreux expéditeurs peinent à répondre à la demande. Les volumes disponibles trouvent rapidement preneur en grande distribution comme sur les marchés de gros. Les cours progressent sur l’ensemble des segments avant de se stabiliser à des niveaux élevés. La tomate grappe et la tomate allongée cœur de bœuf affichent des cours supérieurs à leur moyenne olympique, respectivement de 36,97 % et de 19,90 %
Melon : Un début de campagne marqué par les fortes chaleurs
Les surfaces de melons en Poitou-Charentes restent stables pour 2026 avec 1 545 ha.
Après des plantations qui se sont plutôt bien déroulées en avril, la première vague de chaleur fin mai a nécessité d’importants besoins d’irrigation et provoqué quelques dégâts sur les plants sous petits tunnels.
Compte tenu des fortes amplitudes de température, des symptômes de stress thermique sont apparus avec un dessèchement du feuillage voire des brûlures sur les fruits. La pollinisation puis la nouaison ont été aussi plus difficiles et certains jeunes fruits ont pu décrocher prématurément.
Sur le bassin Centre-Ouest, les premières récoltes ont débuté à partir du 20 juin sous des températures caniculaires nécessitant des aménagements d’horaires de la cueillette.
Globalement, il y a moins de melons mais avec des calibres plutôt au-dessus de la moyenne. La qualité est bonne malgré un taux de déchets plus important en lien avec les coups de soleil.
Compte tenu de l’incertitude des semaines à venir sur le plan météorologique, les producteurs préfèrent rester très prudents sur les prévisions de rendement de cette campagne 2026 qui débute à peine.
Les premières cueillettes du bassin Sud-Ouest commencent dans la dernière décade de juin. La commercialisation se met en place très progressivement, avec des volumes encore limités.
Les premiers melons sont bien valorisés, dans un contexte national où l’offre peine à satisfaire une demande soutenue par les fortes chaleurs de fin juin.
Viticulture 🍇
Une précocité qui se confirme
Selon les bulletins de santé du végétal, la précocité phénologique du cognaçais et des vins de Bordeaux annoncée en début de campagne s’est confirmée jusqu’à la mi-juillet. Les températures clémentes accompagnées de précipitations du début de campagne, suivies des fortes chaleurs sur toute la région Nouvelle-Aquitaine ont entraîné une avance de 10 à 12 jours comparée aux années précédentes. Si l’état sanitaire ne présente pas d’inquiétude, en revanche les épisodes caniculaires s’enchaînant sur de longues périodes, ont provoqué des échaudages, des brûlures sur les feuilles, apex et baies sur des parcelles. Dès la deuxième semaine de Juillet, des baies verrées sont observées laissant présager des récoltes précoces, avec 10 à 12 jours d’avance pour tous les cépages.
Les facteurs liés à la chaleur et à la sécheresse pourraient impacter les rendements s’il n’y avait pas de pluies dans les jours qui suivent.
Marché du Cognac : des exportations toujours en repli sur tous les marchés mondiaux
Coté commercialisation, à fin juin 2026, 142 millions de bouteilles ont été expédiées dans le monde entier en cumul sur les douze derniers mois (398 357 hectolitres d’alcool pur) pour un chiffre d’affaires de 2,15 milliards d’euros. Sur un an, les volumes exportés reculent de plus de 10 % et la valeur de 23 %.
Sur la zone de libre-échange nord-américaine, le marché le plus important du Cognac, les volumes écoulés reculent de 25 % sur un an (-43 % en valeur). En revanche, les expéditions vers l’Extrême-Orient, second marché, se tassent avec +0,1 % (-8 % en valeur), en lien avec plusieurs raisons associant des facteurs économiques (consommation mondiale en baisse), géopolitiques (tarifs douaniers) et climatiques (chaleur et sécheresse). En Europe, elles progressent de 4 % (-13 % en valeur).
Le recul est observé sur toutes les catégories. Entraînées par les baisses des exportations sur tous les marchés mondiaux, notamment celui du nord-américain, les VS (qualités jeunes) continuent de se replier de 12 % sur un an. Les VSOP (qualités intermédiaires), reculent également de 3,4 % et les XO (qualités vieilles) de 25,5 %.
Pour accompagner les viticulteurs du bassin charentais, des dispositifs d’arrachages ont été mis en place et depuis 2025, le BNIC propose le VCCI (Volume Complémentaire Cognac Individuel) permettant d’arracher certaines parcelles et reporter le rendement d’alcool pur (7,65 hl/ha en 2026 comme en 2025) sur les parcelles productives.
Les exportations de vins de Bordeaux : des ventes en retrait
Selon les Douanes, à fin mai 2026, avec plus de 1,32 millions d’hectolitres et 1,86 milliards d’euros sur douze mois, les exportations de vin de Bordeaux reculent en volume de 8 % sur un an et en valeur de 15 %.
Sur l’ensemble des principaux marchés, l’Asie voit ses expéditions reculer de 13% en volume sur un an (-4 % en valeur), entraînée par la baisse des exportations de la Chine de 27 % en volume (-14 % en valeur). En un an, avec 108 milliers d’hectolitres cumulés, la Chine n’est plus la première destination en volume pour les vins de Bordeaux. Les États-Unis la devancent, avec près de 200 milliers d’hectolitres, bien que les expéditions diminuent de 9 % en volume (41 % en valeur).
Les exportations à destination de l’Union Européenne baissent également de 10 % en volume et de 17 % en valeur.
En mai 2026, pour le Bergerac, les volumes commercialisés toutes appellations confondues, se replient de plus de 13 % sur un an.
Les marchés sont atones, notamment du fait du conflit au Moyen-Orient, interrompant le transport maritime, un nouvel obstacle qui se rajoute aux difficultés structurelles que connaît la filière viticole, aggravées par une conjoncture climatique aléatoire et géopolitique sous tension. Dans l’objectif d’équilibrer l’offre et la demande, les arrachages de vignes perdurent en 2026 avec le plan national de réduction du potentiel viticole géré par FranceAgriMer. Début juillet 2026, plus de 7 800 ha de demandes d’arrachage ont été déposées pour la Gironde.
Graphique 1 : Sorties de Cognac réalisées en années mobiles à fin juin 2026
Graphique 2 : Exportations de vins de Bordeaux : évolution sur douze mois cumulés en % (juin 2025 à mai 2026 / juin 2024 à mai 2025)
Granivores 🐷🐔🦆
Les abattages de poulets diminuent légèrement, de 0,9 % entre mai 2025 et mai 2026, mais restent supérieurs à la moyenne triennale de 7,1 %, prolongeant une dynamique positive entamée depuis le début de l’année.
Les abattages de canards reculent de 2,5 % par rapport à mai 2025, tout en restant 4,9 % au-dessus de la triennale. En revanche, les abattages d’oies chutent de 50,4 % entre le mois de mai 2025 et mai 2026, après plusieurs mois déjà en forte baisse.
Le prix du foie gras reste stable à hauteur de 36 € HT/kg depuis le début de 2026.
Porcins
Tableau 1 : Abattages de porcs charcutiers en Nouvelle-Aquitaine
| mai 2026 | Volume (en tonnes) | Nombre (en têtes) | Poids moyen (kg/tête) |
|---|---|---|---|
| Abattages mensuels | 12 096 | 125 503 | 96,4 |
| Évol. du mois | -6,5 % | -7,2 % | +0,8 % |
| Abattages sur douze mois | 167 387 | 1 747 014 | 95,8 |
| Évol. sur douze mois | +0,2 % | +0,5 % | -0,3 % |
Note de lecture : En mai 2026 en Nouvelle-Aquitaine, 12 096 tonnes de porcs charcutiers ont été abattus, soit 6,5 % de moins qu’en mai 2025. Sur la période de juin 2025 à mai 2026, un cumul de 167 387 tonnes a été abattu, soit 0,2 % de plus que sur les douze mois précédents.
Graphique 1 : Volume de porcs charcutiers abattus en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 2 : Cotation régionale porc charcutier Sud-Ouest classe E
Volailles
Tableau 2 : Abattages de volailles en Nouvelle-Aquitaine
| mai 2026 | Poids (en tonnes) | Nombre (en têtes) | Poids cumulé sur douze mois glissants | Nombre cumulé sur douze mois glissants |
|---|---|---|---|---|
| Poulets (y c. coquelets) | 9 400 | 6 266 017 | 109 001 | 72 945 370 |
| Évolution | -0,9 % | -0,9 % | +2,2 % | +0,4 % |
| Canards | 3 765 | 985 534 | 49 068 | 12 622 881 |
| Évolution | -2,5 % | -1,1 % | +3,9 % | +1,7 % |
| Oies | 11 | 2 196 | 266 | 57 371 |
| Évolution | -50,4 % | -53,4 % | -27,0 % | -24,0 % |
Note de lecture : En mai 2026 en Nouvelle-Aquitaine, 9 400 tonnes de poulets ont été abattus, représentant 6 266 017 têtes. Sur la période de juin 2025 à mai 2026, un cumul de 109 001 tonnes pour 72 945 370 têtes a été abattu. Ces nombres sont en baisse de 0,9 % par rapport à mai 2025, et respectivement en hausse de 2,2 % et 0,4 % par rapport aux douze mois précédents.
Graphique 3 : Volume de poulets et coquelets abattus en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 4 : Volume de canards abattus en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 5 : Volume d’oies abattues en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 6 : Cotation du foie gras éveiné France première qualité
Note de lecture : Suite à des modifications dans les relevés de cotations en 2024, la moyenne triennale présentée est celle du foie gras entier de 2021 à 2023, dont la valeur était légèrement supérieure à celle du foie gras éveiné.
Herbivores 🐄🐑🐐
Les sorties pour abattages de veaux reculent de plus de 8 % en un an. Les prix restent toujours élevés malgré une tendance à la baisse.
Les exportations de broutards diminuent de plus de 18 % en un an et de près de 16 % en cumul depuis le mois de janvier. Les prix, en baisse, rejoignent ceux de 2025 mais restent supérieurs de plus de 26 % à la moyenne triennale 2023-24-25.
Les abattages d’agneaux augmentent en nombre, de 23 % par rapport à ceux de mai 2025. Après avoir atteint son pic saisonnier fin mars, le cours de l’agneau chute et suit sa baisse saisonnière. Fin juin les prix dépassent de 10 % la moyenne triennale 2023-24-25.
Les abattages de chevreaux sont en hausse de 42 % en nombre et de près de 51 % en poids par rapport à mai 2025, ce qui confirme la hausse de l’engraissement.
Il n’y a pas d’actualisation des cotations de chevreaux depuis mi-avril 2026, à 3,63 €/kg vif.
Gros bovins de boucherie
Tableau 1 : Production de gros bovins de boucherie en Nouvelle-Aquitaine (sorties des élevages pour abattage, en têtes)
| en têtes | vaches de réforme | dont races viande | génisses de boucherie | bovins de boucherie mâles | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mai 26 | Évol. cumul | mai 26 | Évol. cumul | mai 26 | Évol. cumul | mai 26 | Évol. cumul | |
| Charente | 581 | -20,2 % | 485 | -18,4 % | 439 | -25,1 % | 578 | -3,4 % |
| Charente-Maritime | 423 | -17,6 % | 312 | -16,5 % | 135 | -23,9 % | 199 | +2,2 % |
| Corrèze | 807 | -9,3 % | 756 | -10,5 % | 258 | -10,9 % | 201 | -5,5 % |
| Creuse | 1 798 | -7,1 % | 1 679 | -7,1 % | 859 | -10,8 % | 1 683 | -10,8 % |
| Dordogne | 896 | -7,1 % | 673 | -8,9 % | 409 | -17,0 % | 360 | -17,3 % |
| Gironde | 145 | -4,6 % | 85 | -3,7 % | 37 | -14,3 % | 33 | -8,0 % |
| Landes | 228 | -5,8 % | 199 | +3,6 % | 100 | -18,3 % | 146 | +26,0 % |
| Lot-et-Garonne | 188 | -15,4 % | 108 | -25,1 % | 110 | -42,3 % | 60 | -48,0 % |
| Pyrénées-Atlantiques | 972 | -7,9 % | 775 | -9,3 % | 238 | -4,0 % | 363 | +2,9 % |
| Deux-Sèvres | 2 154 | -5,4 % | 1 726 | -2,3 % | 1 004 | -12,7 % | 1 940 | -7,7 % |
| Vienne | 782 | -8,9 % | 677 | -7,6 % | 373 | -9,7 % | 502 | -11,1 % |
| Haute-Vienne | 1 177 | -12,7 % | 1 111 | -14,7 % | 1 288 | -3,9 % | 1 793 | -13,0 % |
| Nouvelle-Aquitaine | 10 151 | -9,4 % | 8 586 | -9,1 % | 5 250 | -12,6 % | 7 858 | -9,6 % |
Note de lecture : En mai 2026, 581 vaches de réforme, dont 485 de races viande sont sorties des élevages de Charente pour abattage. Sur la période de janvier à mai 2026, ce nombre est inférieur de 20,2 % à celui de la même période en 2025.
Graphique 1 : Production de vaches de boucherie (races viande) en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 2 : Production de vaches de boucherie (races lait) en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 3 : Production de génisses de boucherie en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 4 : Production de bovins mâles de boucherie en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 5 : Cotation vache Limousine U- (<10 ans, >350 kg, SIQO)
Graphique 6 : Cotation vache Blonde d’Aquitaine U= (<10 ans, >350 kg, SIQO)
Graphique 7 : Cotation vache laitière P=
Graphique 8 : Cotation jeune bovin mâle U= (type viande > 330 kg)
Veaux
Tableau 2 : Production de veaux de boucherie en Nouvelle-Aquitaine (sorties des élevages pour abattage, en têtes)
| en têtes | races viande | races lait | toutes races | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| mai 26 | Évol. cumul | mai 26 | Évol. cumul | mai 26 | Évol. cumul | |
| Charente | s | s | s | s | 502 | +44,4 % |
| Charente-Maritime | s | s | s | s | 62 | -35,7 % |
| Corrèze | 1 189 | -15,7 % | 464 | +18,1 % | 1 653 | -8,2 % |
| Creuse | s | s | s | s | 145 | +8,5 % |
| Dordogne | 3 001 | -19,2 % | 1 178 | +18,5 % | 4 179 | -10,3 % |
| Gironde | s | s | s | s | 85 | +56,8 % |
| Landes | 529 | -17,4 % | 14 | +57,8 % | 543 | -2,6 % |
| Lot-et-Garonne | 75 | +18,4 % | 8 | -27,0 % | 83 | -4,8 % |
| Pyrénées-Atlantiques | 1 388 | -14,3 % | 1 265 | -3,7 % | 2 653 | -10,4 % |
| Deux-Sèvres | 538 | -9,7 % | 567 | -16,8 % | 1 105 | -13,3 % |
| Vienne | 63 | -35,7 % | 512 | -25,8 % | 575 | -29,0 % |
| Haute-Vienne | 414 | -26,2 % | 6 | -8,3 % | 420 | -24,6 % |
| Nouvelle-Aquitaine | 7 605 | -14,5 % | 4 400 | +1,9 % | 12 005 | -9,4 % |
Note de lecture : En mai 2026, 1 189 veaux de boucherie de races viande sont sortis des élevages de Corrèze pour abattage. Sur la période janvier à mai 2026, ce nombre est inférieur de 15,7 % à celui de la même période en 2025.
s : secret statistique
Graphique 9 : Production de veaux de boucherie (races viande) en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 10 : Production de veaux de boucherie (races lait) en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 11 : Cotation veau élevé au pis rosé clair U
Graphique 12 : Cotation veau non élevé au pis rosé clair R
Broutards
Tableau 3 : Exportations de broutards en Nouvelle-Aquitaine (en têtes)
| en têtes | Broutards légers (6 à 12 mois) | Broutards lourds (12 à 18 mois) | Total | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| mai 26 | Évol. cumul | mai 26 | Évol. cumul | mai 26 | Évol. cumul | |
| Charente | 350 | -10,7 % | 122 | -38,1 % | 472 | -17,4 % |
| Charente-Maritime | 154 | +28,2 % | 13 | -4,4 % | 167 | +20,8 % |
| Corrèze | 2 738 | +1,8 % | 754 | -30,2 % | 3 492 | -5,9 % |
| Creuse | 1 928 | +4,0 % | 1 351 | -30,6 % | 3 279 | -10,1 % |
| Dordogne | 850 | -14,0 % | 159 | -48,7 % | 1 009 | -20,9 % |
| Gironde | 130 | +8,7 % | 44 | -50,2 % | 174 | -7,0 % |
| Landes | 173 | -67,0 % | 107 | +89,0 % | 280 | -54,1 % |
| Lot-et-Garonne | 119 | -26,8 % | 12 | -41,3 % | 131 | -29,2 % |
| Pyrénées-Atlantiques | 1 230 | -55,5 % | 218 | +10,4 % | 1 448 | -49,9 % |
| Deux-Sèvres | 525 | +1,7 % | 151 | -18,0 % | 676 | -4,0 % |
| Vienne | 521 | -17,4 % | 109 | -45,9 % | 630 | -25,4 % |
| Haute-Vienne | 1 398 | -4,6 % | 518 | -40,3 % | 1 916 | -15,7 % |
| Nouvelle-Aquitaine | 10 116 | -9,4 % | 3 558 | -32,9 % | 13 674 | -15,9 % |
Note de lecture : En mai 2026, 350 broutards légers ont été exportés depuis la Charente. Sur la période de janvier à mai 2026, ce nombre est inférieur de 10,7 % à celui de la même période en 2025.
Graphique 13 : Exportations de broutard légers en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 14 : Exportations de broutard lourds en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 15 : Cotation broutard race Limousine 6-12 mois (300 kg) U
Graphique 16 : Cotation broutard race Blonde d’Aquitaine 6-12 mois (300 kg) U
Ovins
Graphique 17 : Abattages ovins en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 18 : Cotation agneau 16-19 kg couvert U
Caprins
Graphique 19 : Abattages caprins en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 20 : Cotation chevreau
Activité des abattoirs
Tableau 4 : Activité des abattoirs en Nouvelle-Aquitaine
| mai 2026 | Bovins | Ovins | Caprins | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| têtes | tec | têtes | tec | têtes | tec | |
| Abattages mensuels | 37 696 | 11 769 | 102 705 | 2 175 | 33 050 | 328 |
| Évolution | -11,0 % | -7,8 % | +23,6 % | +25,1 % | +23,8 % | +11,6 % |
| Évol. cumul | -5,0 % | -2,3 % | +7,5 % | +9,7 % | +3,2 % | +1,5 % |
Note de lecture : En mai 2026, 37 696 bovins ont été abattus dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine, représentant 11 769 tonnes équivalent carcasse (tec). Ces nombres sont inférieurs de 11,0 % en têtes et inférieurs de 7,8 % en tec à ceux de mai 2025. Sur la période de janvier à mai 2026, ils sont inférieurs de 5,0 % en têtes et inférieurs de 2,3 % en tec à ceux de la même période en 2025.
Lait 🥛
Les livraisons de lait de chèvre augmentent de 5 % par rapport à l’année précédente. Le bio enregistre une forte diminution de plus de 26 % sur cette même période.
La collecte de lait de brebis poursuit sa progression tous laits confondus par rapport à l’an dernier avec une hausse de 3,4 %.
Le prix du lait de vache continue à diminuer avec une baisse de près de 11 % depuis un an. Celui du lait bio est inférieur de plus de 4 % au prix de mai 2025.
La production d’Ossau-Iraty continue sa progression, avec une augmentation de 9,3 % sur un an.
Lait de vache
Tableau 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine
| mai 2026 | Volume 1 000 l. | dont bio | Évolution | dont bio |
|---|---|---|---|---|
| Charente | 7 042 | 243 | -0,6 % | +19,7 % |
| Charente-Maritime | 6 653 | 101 | +0,6 % | -29,2 % |
| Corrèze | 2 857 | 104 | -0,3 % | +10,5 % |
| Creuse | 3 273 | s | +3,2 % | s |
| Dordogne | 8 066 | 187 | -1,0 % | -22,3 % |
| Gironde | 1 578 | s | -11,3 % | s |
| Landes | 2 336 | s | -2,6 % | s |
| Lot-et-Garonne | 3 642 | 24 | -2,7 % | -8,5 % |
| Pyrénées-Atlantiques | 10 579 | 173 | -0,0 % | +2,4 % |
| Deux-Sèvres | 18 029 | 674 | -4,3 % | -14,1 % |
| Vienne | 7 382 | s | -0,6 % | s |
| Haute-Vienne | 4 330 | s | -1,0 % | s |
| Nouvelle-Aquitaine | 75 767 | 2 369 | -1,6 % | -9,4 % |
Note de lecture : En mai 2026, 7 042 milliers de litres de lait ont été récoltés en Charente, dont 243 en agriculture biologique. Ces nombres sont en baisse de 0,6 % au total, et en hausse de 19,7 % pour le bio par rapport au même mois de l’année précédente.
s : secret statistique
Graphique 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 3 : Livraisons de lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 2 : Prix mensuel du lait de vache en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 4 : Prix mensuel du lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine
Lait de chèvre
Tableau 2 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine
| mai 2026 | Volume 1 000 l. | dont bio | Évolution | dont bio |
|---|---|---|---|---|
| Deux-Sèvres | 11 873 | 173 | +6,8 % | +4,3 % |
| Vienne | 4 872 | 76 | +1,7 % | -13,4 % |
| Dordogne | 1 852 | s | +2,6 % | s |
| Charente | 1 384 | s | +3,1 % | s |
| Nlle-Aquitaine | 23 159 | 398 | +5,0 % | -26,5 % |
s : secret statistique
Graphique 5 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 7 : Livraisons de lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 6 : Prix mensuel du lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 8 : Prix mensuel du lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine
Lait de brebis
Tableau 3 : Livraisons de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine
| mai 2026 | Volume 1 000 l. | dont bio | Évolution | dont bio |
|---|---|---|---|---|
| Pyrénées-Atl. | 7 725 | 102 | +3,4 % | +4,3 % |
| Nlle-Aquitaine | 7 734 | 111 | +3,4 % | +4,7 % |
Note de lecture : En mai 2026, 7 725 milliers de litres de lait ont été récoltés en Pyrénées-Atlantiques, dont 102 en agriculture biologique. Ces nombres sont en hausse de 3,4 % au total et en hausse de 4,3 % pour le bio par rapport au même mois de l’année précédente.
Graphique 9 : Livraisons de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine
Graphique 10 : Livraisons de lait de brebis bio en Nouvelle-Aquitaine
Transformation
Tableau 4 : Transformation des principaux produits laitiers en Nouvelle-Aquitaine
| milliers de litre (lait) ou tonnes mai 2026 |
Production | Évolution | ||
|---|---|---|---|---|
| mensuelle | cumulée | mensuelle | cumulée | |
| Lait liquide conditionné | 16 137 | 76 408 | +1,3 % | -4,9 % |
| Beurre | 1 696 | 9 541 | -2,8 % | +4,8 % |
| Fromages de chèvre | 6 341 | 30 499 | -2,4 % | -2,1 % |
| dont bûchettes | 3 742 | 18 389 | -2,5 % | -1,2 % |
| Fromages de brebis | 2 000 | 11 225 | +6,4 % | +6,3 % |
| dont Ossau-Iraty | 673 | 4 152 | +9,3 % | +9,0 % |
| Produits dérivés de l’industrie laitière | 3 504 | 17 977 | -14,8 % | -10,1 % |
Note de lecture : En mai 2026, 16 137 milliers de litres de lait ont été conditionnés en Nouvelle-Aquitaine pour un cumul de 76 408 milliers de litres depuis janvier. La production mensuelle est en hausse de 1,3 % par rapport au même mois de l’année précédente, et en baisse de 4,9 % en cumul depuis janvier.
Prix d’achat des intrants 🌱⛽
Cette tendance s’explique notamment par les prix de l’énergie et des lubrifiants très élevés, mais en baisse de 7,4 % entre avril et mai 2026. En revanche, les prix des engrais et amendements restent en hausse de plus de 20 % par rapport à mai 2025.
Pour les autres intrants, les évolutions de leurs prix entre avril et mai 2026 sont globalement en hausse mais restent très faibles, allant de +0,0 % à +1,1 %.
Tableau 1 : Indice des prix des intrants en Nouvelle-Aquitaine
| Biens et services de consommation courante | Pondérations (%) | mai 2026 | avril 2026 | Évolution sur un mois | mai 2025 | Évolution sur un an |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 100,0 % | 146,2 | 148,0 | -1,2 % | 129,8 | +12,6 % |
| Semences et plants | 8,3 % | 113,1 | 113,1 | 0,0 % | 114,0 | -0,8 % |
| Énergie et lubrifiants | 13,3 % | 195,7 | 211,4 | -7,4 % | 134,9 | +45,1 % |
| Engrais et amendements | 28,0 % | 189,5 | 189,4 | +0,1 % | 156,2 | +21,3 % |
| Produits de protection des cultures | 15,0 % | 104,1 | 103,9 | +0,2 % | 106,7 | -2,4 % |
| Aliments des animaux | 19,7 % | 120,9 | 119,8 | +0,9 % | 124,9 | -3,2 % |
| aliments simples | 1,1 % | 114,7 | 113,5 | +1,1 % | 113,0 | +1,5 % |
| aliments composés | 18,6 % | 121,3 | 120,2 | +0,9 % | 125,6 | -3,4 % |
Graphique 1 : Indice des prix des intrants en Nouvelle-Aquitaine de 2021 à 2026
S'abonner