Etude de l’Idele sur la vulnérabilité des troupeaux en Limousin
Depuis son retour en France dans les années 90, le loup a recolonisé naturellement les Alpes françaises, puis les Pyrénées et le Massif Central et progresse depuis sur une grande partie de l’ouest de la France. Le Limousin constitue désormais un front de colonisation de l’espèce. Ces territoires, marqués par une forte activité d’élevage, demeurent fragiles face à son arrivée. Devant l’inquiétude des éleveurs et de la profession agricole, la préfète de la Creuse, les préfets de la Corrèze et de la Haute-Vienne ont décidé de lancer conjointement une étude de vulnérabilité des élevages de leur territoire au risque de prédation par le loup. Cette étude qui a démarré en septembre 2019 et qui s’est achevée en octobre 2020 a été co-financée par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) et la Région Nouvelle Aquitaine. Cette étude a été confiée à l’Institut de l’Elevage (IDELE) qui l’a réalisée en partenariat avec les Chambres départementales d’agriculture de la Creuse, de la Corrèze et de la Haute-Vienne et des experts du réseau national COADAPHT (sur la coadaptation entre prédateurs et humains dans leur territoire). L’étude avait pour objectifs d’identifier les facteurs de vulnérabilité des principaux systèmes d’élevage des trois départements et de proposer des leviers d’actions, y compris des moyens de protection, afin de réduire le risque de prédation.
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