Note de conjoncture n°69 - Février 2026 - bilan biannuel 2025

Les données des figures

Météo ☀️

La pluviométrie en 2025 apparaît très contrastée selon les territoires et les périodes, alternant déficits marqués, épisodes orageux localisés et passages perturbés intenses à l’automne. L’année s’inscrit dans un contexte national exceptionnellement chaud, se classant parmi les plus chaudes jamais mesurées en France. Sur la Nouvelle-Aquitaine, cela se traduit par de nombreuses vagues de chaleur, parfois caniculaires, et des températures mensuelles au-dessus des normales onze mois sur douze. Le bilan hydrologique est quant à lui contrasté : à une recharge hivernale abondante succède une tendance baissière précoce au printemps.

Carte 1 : Données départementales de l’année 2025

Source : Météo France

Tableau 1 : Cumul et écart par rapport à la normale 1991-2020

Source : Météo France

Une année légèrement déficitaire mais une répartition inégale aussi bien temporelle que géographique

2025 se caractérise par une pluviométrie irrégulière, dominée par de longues périodes sèches ponctuées d’épisodes pluvieux plus ou moins longs, parfois intenses, accentuant les contrastes hydrologiques au sein de la région. Le bilan pluviométrique est globalement déficitaire avec - 8 % par rapport aux normales pour l’ensemble du territoire. Néanmoins, les variations sont grandes au niveau des stations : de - 24 % à Niort jusqu’à + 10 % à Poitiers.

Les perturbations se succèdent en janvier, malgré une accalmie en milieu de mois. La moitié nord de la région est la plus impactée avec des cumuls de pluie dépassant le double des valeurs habituelles. En février la situation devient plus hétérogène encore : elle est déficitaire sur l’ex-Limousin et l’ex-Aquitaine et toujours excédentaire sur plusieurs secteurs de l’ex-Poitou-Charentes sous l’effet de grosses perturbations en seconde semaine.

Mars s’avère globalement sec, avec des déficits atteignant - 61 % à La Rochelle (Charente-Maritime). La partie méridionale de la région est cependant moins impactée avec seulement - 10 %. Avril, en revanche, concentre l’essentiel de ses précipitations sur quelques jours. Entre le 19 et le 20, un épisode actif apporte localement l’équivalent d’un mois de pluie, de la Charente-Maritime à la Corrèze. Malgré cela, certains territoires, comme les Deux-Sèvres ou l’est de l’ex-Limousin, restent légèrement déficitaires. Mai accentue les contrastes. Alors que Niort enregistre un déficit spectaculaire de - 72 %, Agen affiche un excédent de + 114 %. Les orages, principalement concentrés sur la moitié sud, expliquent ces disparités marquées.

Juin constitue le mois le plus sec depuis 2004 à l’échelle régionale. Les précipitations, rares et souvent orageuses, restent très localisées. La majorité du territoire affiche des déficits pouvant atteindre - 85 %, aggravant la sécheresse superficielle dans plusieurs départements. La première quinzaine de juillet poursuit cette tendance. Le reste du mois est, en revanche, plus arrosé, notamment sur les deux départements septentrionaux. Les déficits restent cependant importants. Si le mois d’août débute sur une sécheresse généralisée, des orages généralisés et plusieurs dépressions en seconde partie de mois rééquilibrent la situation pour cette fin d’été. Certaines stations enregistrent même des excédents importants, comme Poitiers avec +101 %.

L’automne s’ouvre sur un mois de septembre à la pluviométrie plus régulière. Toutefois, les quatre départements méridionaux demeurent déficitaires de 10 à 20 %, tandis que le nord présente localement jusqu’à 60 % d’excédent. Octobre est marqué par des passages perturbés successifs avec en point culminant la tempête Benjamin le 23. Les cumuls pluviométriques sont significatifs surtout sur la moitié nord. La saison s’achève en novembre par une alternance de faibles précipitations en première quinzaine et d’épisodes plus arrosés, notamment autour du 23. Les excédents sont notables en Corrèze et en Creuse alors que les extrémités nord et sud de la région sont en déficit.

Enfin, décembre reste globalement sec. Hormis pour le département des Landes, proches des normales, le reste de la région présente des déficits pouvant atteindre 70 %.

Graphique 1 : Pluviométrie mensuelle 2025

Source : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine
Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine

Graphique 2 : Pluviométrie cumulée 2025

Source : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine
Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine

Cartes : Rapport entre la hauteur de précipitations de l’année 2025 et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)

Source(s) : Météo France

Une année chaude marquée par de nombreux épisodes de températures anormalement élevées

Globalement, 2025 s’inscrit comme une année très chaude, marquée par la précocité, l’intensité et la répétition des épisodes estivaux extrêmes. De + 0,9 °C à Guéret à + 1,6 °C à Brive, toutes les stations météorologiques de Nouvelle-Aquitaine affichent des écarts positifs. La moyenne régionale en 2025 est de 14,7 °C, soit 1,2 °C au-dessus des valeurs de référence.

L’année débute avec quelques gelées matinales sur l’ensemble du territoire, plus intense encore sur la partie limousine. Les maximales en journée équilibre néanmoins les moyennes qui s’établissent légèrement au-dessus des normales. Si le début de février présente toujours des gelées matinales fréquentes, la douceur s’impose progressivement. Les maximales gagnent plusieurs degrés lors des phases anticycloniques et, sur l’ensemble du mois, les écarts sont nettement positifs dans tous les départements.

Le début du printemps météorologique confirme cette tendance douce, bien que contrastée. Les amplitudes thermiques sont parfois remarquables, dépassant 20 °C entre le matin et l’après-midi. Des gelées sévères sont encore observées, notamment - 7,7 °C à La Courtine (Creuse) le 17, mais la fin de mois de mars devient printanière, avec près de 25 °C relevés dans le sud régional. En avril, la douceur s’accentue nettement. Les maximales dépassent fréquemment les 20 °C dès la première décade et une véritable séquence estivale clôt le mois, avec 29 °C observés aussi bien dans le nord que sur la côte basque. Mai poursuit sur cette dynamique, culminant le 30 avec un pic de chaleur remarquable : 37 °C à Bégaar (Landes), accompagnés de nombreux records mensuels.

L’été météorologique s’ouvre sur le mois de juin le plus chaud jamais enregistré à l’échelle régionale. Après un début de période pourtant modéré, une montée en puissance conduit à un épisode caniculaire intense en fin de mois. Le 30, les 40 °C sont atteints ou dépassés localement, comme à La Couronne (Charente) avec 40,2 °C. Le dôme de chaleur se maintient lors des premiers jours de juillet. Malgré quelques pics, le mercure descend progressivement de 20 °C en 15 jours sous l’effet de flux océanique du nord-ouest. Début août la température remonte jusqu’à une séquence exceptionnelle. Entre le 11 et le 18, une canicule généralisée fait franchir les 40 °C sur une grande partie du territoire, avec un record absolu à 42,3 °C à Angoulême (Charente).

La rupture intervient en septembre, seul mois de l’année présentant une moyenne inférieure aux normales. Après une première quinzaine pourtant chaude, une forte baisse s’installe peu avant l’équinoxe, apportant fraîcheur et précocité automnale. Sous un ciel souvent clair, les températures nocturnes restent froides en octobre, mais les maximales quotidiennes remontent. Les premières gelées sont observées dans l’ex-Limousin. Si la première quinzaine de novembre est très chaude pour la saison (+ 9 °C), l’automne météorologique s’achève dans un air glacial sous un flux de nord. Les gelées se généralisent sur tout le territoire et le mercure reste toute la journée sous les moyennes trentenaires.

Suivant la tendance précédente, décembre prolonge cette variabilité. Une douceur exceptionnelle domine jusqu’à la troisième décade, puis le froid s’impose en fin d’année. La neige s’invite même sur une large partie du territoire à Noël.

Graphique 3 : Température mensuelle

Source : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine
Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine
Note de lecture : (1) Hiver météorologique : décembre, janvier et février — (2) Printemps météorologique : mars, avril et mai — (3) Été météorologique : juin, juillet et août — (4) Automne météorologique : septembre, octobre et novembre

Cartes : Rapport entre la température moyenne de l’année 2025 et la moyenne mensuelle de référence (1991-2010)

Source(s) : Météo France

Bilan hydrologique 2025 : une année contrastée entre recharge hivernale favorable et stress estival précoce

La période de recharge des nappes s’achève au cours d’un mois de février marqué par de faibles précipitations. Néanmoins, la pluviométrie hivernale, proche des normales, a permis d’atteindre un niveau élevé sur l’ensemble des nappes de la région. Toutes les nappes de Nouvelle-Aquitaine présentent ainsi des situations supérieures aux moyennes saisonnières.

Avec la reprise de la végétation et une pluviométrie réduite, la période de vidange des nappes débute très tôt. Dès le mois de mars, la majorité des niveaux est en baisse. Cette tendance se poursuit en avril et en mai, bien qu’elle ne soit pas homogène sur le territoire. En effet, les niveaux demeurent supérieurs aux moyennes sur une grande partie de la région, grâce notamment à l’apport de précipitations satisfaisantes ainsi qu’à la fonte des neiges dans les Pyrénées-Atlantiques. Les nappes du bassin aquitain restent globalement au-dessus des moyennes, tandis que celles du nord puis de l’est de la région sont davantage affectées, avec des niveaux justes à l’équilibre.

La situation se dégrade nettement à partir de juin, particulièrement dans le nord et l’est où les niveaux sont déjà bas. Les rares pluies sont peu efficaces : elles profitent d’abord à la végétation. Les épisodes orageux, souvent violents, limitent l’infiltration de l’eau dans les sols. Les températures élevées accentuent l’évapotranspiration, réduisant encore les possibilités de recharge. Très tôt, des arrêtés de restriction d’eau sont alors mis en place. En juillet, les nappes du bassin aquitain atteignent à leur tour des niveaux comparables à ceux de l’ex-Limousin et du nord de la région. En août, le retour de pluies plus efficaces ne permet pas de recharger les nappes, mais réduit les besoins en prélèvement. Les niveaux se stabilisent donc, sauf dans l’ex-Limousin, où le déficit continue de s’accentuer. En septembre, les premiers signes d’une recharge précoce apparaissent, notamment dans les zones les plus touchées par la vidange estivale. Ailleurs, les niveaux sont stables ou légèrement en baisse. Dans l’ensemble, la situation reste satisfaisante par rapport aux normales saisonnières. La reprise de la recharge se confirme en octobre grâce à une pluviométrie excédentaire, permettant d’atteindre des niveaux modérément élevés sur une large partie nord et est du territoire. À partir de novembre, les niveaux de toutes les nappes sont en hausse et se situent au moins dans la moyenne, à l’exception des Pyrénées-Atlantiques.

L’année se termine par un mois de décembre faiblement arrosé, ce qui ralentit la recharge amorcée. L’état des nappes demeure néanmoins correct, avec des niveaux allant de modérément bas dans le sud de la région, à proches de la moyenne dans le bassin aquitain, et modérément hauts sur le reste du territoire.

Cartes : Niveaux des nappes d’eau souterraine

Source(s) : BRGM

Cartes : Restrictions en eau superficielle

Source(s) : Ministère de la transition Écologique

Grandes cultures 🌾

La surface 2024-2025 de céréales, d’oléagineux et de protéagineux (COP) reprend quelques couleurs et progresse de + 1,4 % par rapport à la campagne passée. Malgré une récolte d’automne famélique, la très bonne collecte d’été permet à la production régionale d’augmenter de 8,3 % et d’atteindre 8,6 millions de tonnes (M de t), niveau toutefois inférieur à la valeur moyenne de ces vingt dernières années, voisine de 10 M de t. Les cours des principaux grains n’ont cessé de reculer en 2025 sur les marchés physiques.

Une surface totale de céréales, oléagineux et protéagineux en légère progression

En retrait depuis 2022, la surface régionale de céréales, d’oléagineux et de protéagineux reprend quelques couleurs en 2025 et gagne 1,4 % par rapport à 2023-2024. Elle s’établit à 1,55 millions d’hectares (ha), ce qui, néanmoins, la positionne comme la 2de surface la plus faible depuis 2000. Cette petite hausse est due aux céréales et aux protéagineux dont les soles progressent respectivement de 6,3 % et 6,5 %. À l’inverse, les surfaces d’oléagineux sont en retrait de 12,7 %.

Une nouvelle fois, les conditions climatiques très humides de début d’automne 2024 ont perturbé les premiers semis des céréales à paille. Un temps plus sec, début novembre, a permis de rattraper les retards et la quasi-totalité des céréales à paille d’automne prévues ont pu être mises en terre. Leur surface progresse de + 16,2 % par rapport à 2023-2024. Le blé tendre retrouve ainsi sa place de culture de COP dominante avec près de 442 694 ha.

En conséquence, la sole des principales céréales de printemps, maïs grain et sorgho est en recul. La surface de maïs grain (404 202 ha) perd 1,6 % et celle du sorgho (13 845 ha), 51,8 % par rapport à la campagne passée.

Les mauvais résultats de 2023-2024 des principales espèces d’oléagineux ont pesé sur les emblavements. La surface régionale de colza, 112 356 ha, recule de 12,6 %, celle de soja, 35 620 ha, de 8,2 % et celle de tournesol, 190 335 ha, de 12,8 %. Pour le tournesol, il s’agit de la plus faible surface enregistrée depuis 2000.

Pour la première fois depuis près de 30 ans, la féverole détrône le pois de la première place des surfaces de protéagineux. La sole de féverole progresse de + 39,4 % pour atteindre 17 420 ha alors que dans le même temps, le pois protéagineux, 16 343 ha, voit sa surface diminuer de 19,2 %.

La petite progression des surfaces de COP, aidée par une très bonne collecte d’été, permet à la production régionale d’augmenter de 8,3 % par rapport à la campagne passée pour atteindre 8,6 millions de tonnes. Cette valeur reste toutefois inférieure à la moyenne quinquennale de 8,8 M de t et inférieure au niveau moyen de ces vingt dernières années, de 10 M de t.

Tableau 1 : Estimation des cultures en place pour 2024-2025 - évolution par rapport à la campagne précédente

Source(s) : Agreste - Conjoncture mensuelle

Une très bonne collecte d’été…

Malgré quelques difficultés de semis, les températures de novembre, puis de début décembre, plus douces que les normales, ont favorisé les levées, l’installation rapide et le bon développement d’une majorité des céréales à paille d’automne. Hormis en sols très hydromorphes, l’état des cultures en sortie d’hiver était, dans l’ensemble, satisfaisant. Le début du printemps est relativement sec mais la douceur et les pluies abondantes de fin avril ont permis de répondre aux besoins des cultures et d’installer de bons potentiels.

La fin de cycle est marquée par la rareté des précipitations, surtout dans le nord de la région, et par des températures supérieures aux normales de saison. La maturation des grains a été rapide, les moissons ont débuté tôt et leur avancée, rapide. Fin juin, 70 à 85 % des surfaces de céréales à paille étaient récoltées dans le nord de la région. Dans le sud, les travaux étaient un peu moins avancés, compliqués par les précipitations orageuses.

Les rendements moyens régionaux des principales céréales à paille sont, dans l’ensemble, plus que satisfaisants, supérieurs à la campagne passée et aux moyennes quinquennales. Pour le blé tendre, le rendement moyen régional de 65 q/ha et la hausse des surfaces permettent à la production (2,9 M de t) de gagner 51,5 % par rapport à la campagne passée et de retrouver ainsi un niveau plus habituel. Le rendement moyen régional des orges d’hiver est très bon, 65 q/ha, bien supérieur à la moyenne 5 ans (55 q/ha). Comme pour les blés, la production régionale progresse fortement, + 48,7 %, et atteint 0,64 M de t (0,55 M de t en moyenne quinquennale).

Les rendements moyens régionaux, du triticale (49 q/ha), de l’orge de printemps (53 q/ha) et du blé dur (62 q/ha) sont, de même, bons. La production d’orge de printemps est la seule à reculer par rapport à 2023-2024, la baisse des surfaces n’étant pas compensée par le bon rendement. La production de triticale gagne, quant à elle, 73,1 % et atteint 301 000 t et celle du blé dur, 8,1 % et s’établit à 182 240 t.

Les indicateurs de la qualité des grains sont, pour la majeure partie d’entre eux, satisfaisants voire bons. Les conditions climatiques de fin de cycle, lors du remplissage des grains, ont été favorables aux poids spécifiques (1) qui sont régulièrement supérieurs à 78 kg/hl. De même, les temps de chute de Hagberg (2) sont excellents, favorisés par le temps chaud et sec durant les moissons. Seules les teneurs en protéines ne sont pas toujours au rendez-vous.

(1) Le poids spécifique correspond à la masse volumique d’un lot de céréales. Il est exprimé en kg/hl.
(2) Le temps de chute de Hagberg mesure l’aptitude d’un blé à être utilisé dans les industries de cuisson. Il mesure l’activité amylasique. Plus cette activité est importante, plus l’indicateur diminue et plus l’aptitude du grain à être utilisé par les industries de cuisson recule.

Les cumuls de pluie très élevés du printemps 2024 ont permis de maintenir des sols humides favorables aux semis des colzas. Contrairement aux campagnes précédentes, les travaux d’implantation se sont déroulés dans d’assez bonnes conditions. Les pluies et la douceur de septembre 2024 ont favorisé le développement des plantes. En entrée d’hiver, bien qu’hétérogènes, les biomasses des colzas étaient satisfaisantes. Le printemps a été favorable aux cultures. La floraison a débuté un peu plus tard que d’habitude mais le bon ensoleillement d’avril a été optimal pour l’installation de bons potentiels. Les chaleurs de juin n’ont pas été trop préjudiciables et, bien que les poids de mille grains soient un peu faibles, le rendement moyen régional est bon, 35 q/ha. Ce dernier compense le recul des surfaces et permet à la collecte régionale de gagner 13,6 % pour atteindre 0,39 M de t.

Aidée par une production de féverole record, de 33 593 t, la plus élevée depuis 2000, la production régionale de protéagineux progresse de + 17,8 % par rapport à la campagne passée. Elle s’établit à 121 290 t, inférieure à la moyenne quinquennale de 131 356 t. Le pois protéagineux, malgré un bon rendement moyen régional de 35 q/ha, mais dont les surfaces ne cessent quasiment pas de reculer depuis ces 10 dernières années, voit sa production en retrait de 3,7 %.

Tableau 2 : Estimation des cultures en place pour 2024-2025 - évolution par rapport à la campagne précédente

Source(s) : Agreste - Conjoncture mensuelle

… mais famélique pour celle d’automne

Les semis des cultures de printemps ont débuté dans les temps, fin mars, début avril, et ont bien progressé au cours de la première quinzaine d’avril. Les pluies de fin avril ont perturbé les travaux qui ont alors pris du retard, particulièrement dans le sud de la région. Ensuite, les périodes sèches et très chaudes, parfois caniculaires de l’été 2025, vont obéré les potentiels des principales cultures de printemps.

Comme pour les céréales à paille, la maturation des cultures de printemps a été rapide. Les récoltes de maïs grain et de tournesol ont débuté fin août, début septembre et ont avancé rapidement. Contrairement à la campagne passée et aux calendriers habituels, fin octobre, la quasi-totalité des surfaces régionales étaient récoltées.

Pour la seconde année consécutive, la collecte de tournesol n’est pas bonne. Le rendement moyen régional de 19 q/ha, tout juste supérieur à celui de 2024 mais plus faible que la moyenne sur 5 ans (22 q/ha) et la baisse des surfaces ont pour conséquence le recul de la production de 9 %. Cette dernière, de 366 555 t, est la plus faible enregistrée depuis 2000.

La production de maïs grain de 3 M de t baisse de 16,4 % par rapport à 2023-2024, conséquence des rendements des maïs grain cultivés en sec, dans l’ensemble, catastrophiques. Leur rendement moyen régional de 55 q/ha est le second plus faible enregistré depuis 2000 après 2003.

Les cours des principales espèces de céréales et d’oléagineux en recul en 2025

Les cours des principaux grains sur les marchés physiques n’ont quasiment pas cessé de reculer en 2025. Le cours du blé tendre, rendu Rouen, débute l’année sur les niveaux de 2024, voisin des 22 €/q. L’abondance de la production mondiale et la parité euro/dollar ont pesé sur les cours qui n’ont pas cessé de reculer. Le prix de blé perd ainsi près de 3,8 €/q sur un an.

Comme le blé, le cours du maïs grain rendu Rouen est en retrait et finit l’année 2025 bien en deçà des valeurs de 2024 et des moyennes de prix 2022-2024. Le cours du colza rendu Rouen est également pénalisé par l’offre mondiale abondante et la bonne production nationale. Suite à un bon début d’année, il recule pour perdre plus de 6 €/q sur un an. L’évolution du prix du tournesol est plus contrastée. En retrait début 2025, il reprend des couleurs sur la seconde moitié de l’année soutenu par la très faible collecte.

Graphique 1 : Cotation blé tendre (rendu Rouen) et maïs grain (rendu Bordeaux)

Source(s) : FranceAgriMer

Les données des figures

Fruits et légumes 🍎🥕🥝

L’année 2025 a été marquée par des conditions climatiques extrêmes avec des épisodes orageux violents en mai et juin et un été très chaud et sec dont deux épisodes caniculaires. Les productions de fruits et légumes ont été impactées par ce climat. Des baisses de rendements ont été observées en pomme, prune d’ente et fraise de plein air ainsi que des baisses de calibres pour le kiwi.

Pomme

Une production en baisse et un marché calme

Au niveau national, la région Nouvelle-Aquitaine occupe le troisième rang avec 26 % de la surface et 16 % de la production, derrière Occitanie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Selon les estimations définies au 1er novembre 2025, la surface de pommes de table en Nouvelle-Aquitaine diminue de 3 % et la production régionale de 15 % comparées à 2024, toutes variétés confondues. Portée par l’ex-Limousin, la production de l’emblématique « Pomme du Limousin », cultivée en Golden, chute de 22 % sur un an, soit 58 000 tonnes contre 74 000 tonnes en 2024. Le groupe « Autres Pommes », principalement présent dans l’ex-Aquitaine, fléchit également de - 10 % sur une année, soit 57 500 tonnes contre 63 600 tonnes en 2024. Les conditions météorologiques et la pression parasitaire (puceron cendré, notamment dans les Deux-Sèvres) expliquent cette baisse de rendement et de production.

Concernant le marché des pommes, début septembre, la commercialisation se met en place, avec une demande peu dynamique. La Gala domine les étals, suivie de la Canada Grise. Les autres variétés (Golden, Granny, Reine des Reinettes) sont récoltées, mais la Golden, encore verte, est surtout exportée vers l’Angleterre. La qualité est correcte, bien que les fortes chaleurs estivales fassent craindre une dégradation après la sortie des chambres froides.

En octobre, l’offre s’élargit avec la Granny et la Golden, mais la demande reste prudente. Des promotions en grande distribution stimulent légèrement les ventes. Les variétés rustiques (Canada, Chantecler) apparaissent, mais la consommation reste faible, surtout pour les petits calibres. Novembre confirme un marché calme, avec une demande atone malgré le retour des collectivités. Les promotions tentent d’écouler les stocks, mais la consommation est en retrait, affectée par le pouvoir d’achat en baisse. Début décembre, les rechargements sont limités, et les promotions ne relancent pas les ventes. La demande se tourne vers des produits plus festifs en fin d’année. Le marché reste morose, marqué par des concessions de prix et un contexte économique difficile.

Graphique 1 : Pomme Golden France (cat I - cal 170-220 g - plt 1 rang)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Tableau 1 : Chiffres clés 2025 - Estimations au 01/11/2025

Source(s) : Agreste - Enquête de conjoncture fruits et légumes

Kiwi

Une récolte en légère hausse mais des calibres réduits

Avec un peu plus de 2 000 ha, la région Nouvelle-Aquitaine représente la moitié des surfaces de kiwis français. La récolte a eu lieu entre fin octobre et début novembre. Les volumes progressent d’environ 10 % sur un an mais les calibres des fruits sont globalement plus petits. La proportion de ces petits calibres serait de l’ordre de 15 à 20 % sur l’ensemble de la récolte. Ceci a conduit le BIK (Bureau Interprofessionnel du Kiwi) à déposer une demande de dérogation afin de pouvoir commercialiser cette production sur le marché national. La dérogation a été accordée par la DGCCRF pour les calibres compris entre 55 g et 65 g. Cette présence de petits calibres devient récurrente depuis quelques années, en cause, les effets du réchauffement climatique avec une pluviométrie plus importante et des hivers plus courts et moins rigoureux réduisant les périodes de repos végétatif nécessaires au verger. À ce phénomène s’ajoute celui du dépérissement et de l’asphyxie racinaire qui touche une partie du verger.

La commercialisation a débuté officiellement le 6 novembre avec une mise en place très progressive. Certains lots doivent mûrir et les kiwis néo-zélandais sont toujours présents. Quelques ventes se réalisent fin novembre, surtout auprès des grossistes. La campagne de commercialisation du kiwi Hayward se poursuit progressivement début décembre avec la bascule entre l’origine néo-zélandaise et les kiwis français. La demande reste mesurée, avec des calibres médians davantage recherchés. À l’approche de la fin de l’année, l’activité ralentit. Le commerce est traditionnellement très calme à cette période. Les cours sont légèrement inférieurs à ceux de l’année dernière.

Graphique 2 : Kiwi Hayward (cat I - cal 95-105 g = 30 fruits - COLIS)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Prune à pruneau

Une production en baisse

En Nouvelle-Aquitaine, les surfaces en production de prune d’ente progressent avec un peu plus de 9 100 hectares dont 20 % en Bio ou en conversion. Cette année, des aléas climatiques à répétition ont impacté les vergers de prunes d’ente. La campagne a été marquée par des orages violents fin-mai et début juin, parfois accompagnés de grêle et deux épisodes de canicule, dont un au début du mois d’août qui a coïncidé avec le début de la récolte. Ces chaleurs extrêmes ont souvent entraîné la chute précoce de fruits avant la récolte. Par ailleurs, sur le plan sanitaire, on a relevé une pression accrue du carpocapse et des dégâts de chenilles foreuses.

En revanche, les prunes d’ente récoltées présentaient une belle qualité avec un poids dans la moyenne 2015-2024, présageant un calibre moyen des pruneaux et un taux de sucre supérieur à la moyenne de 2015-2024. Au final, une récolte de prunes d’ente fraîches d’environ 67 000 tonnes en chute de presque 30 % par rapport à la précédente et qui devrait donner, après séchage, une production autour de 24 500 tonnes de pruneaux, en net recul par rapport à celle de l’année 2024 déjà faible (30 500 tonnes).

Fraise

Une campagne plus positive qu’en 2024 au niveau qualitatif

Au niveau national, la région Nouvelle-Aquitaine occupe le premier rang avec 26 % de la surface et 36 % de la production. Selon les estimations définies au 1er septembre 2025, la production de fraises en Nouvelle-Aquitaine, concentrée essentiellement dans le Lot-et-Garonne et la Dordogne, présente une stabilité pour les surfaces et un volume en légère baisse de 2 %.

En ex-Aquitaine, les fraises sous serre représentent 80 % de la surface régionale, soit 788 ha sur 968 ha au total, et 90 % des volumes, soit 23 469 tonnes sur 25 724 tonnes au total. Sur une année, cette production tire son épingle du jeu avec une production égale à celle de 2024. En revanche, les fraises plein air, bien que peu cultivées en ex-Aquitaine, sont plus impactées avec une baisse de 22 %.

Côté commerce, la campagne de fraises débute en mars dans le Sud-Ouest, dans un contexte dynamique grâce à une organisation anticipée et une demande soutenue. La production progresse régulièrement, favorisée par des conditions météo globalement propices, contrairement à l’année précédente où les rendements avaient tardé à se développer. Les volumes sont satisfaisants dès le début de la saison, répondant à une demande présente. L’activité est particulièrement soutenue pour Pâques, avec des volumes importants en avril et une bonne fluidité du marché malgré un épisode de « goutte froide » qui ralentit brièvement la production.

Après ce pic, la production ralentit en mai, marquée par un creux important : les variétés allongées déclinent, tandis que les rondes prennent le relais plus lentement et que les remontantes tardent à arriver. La demande se disperse avec l’arrivée des premiers fruits à noyaux. En juin, la chaleur affecte les variétés longues remontantes, mais les rondes conservent un certain dynamisme malgré la concurrence accrue des autres fruits.

En 2026, une attention particulière sera portée sur l’importation des plants venus d’Italie, dont l’ex-Aquitaine, comme la France sont fortement dépendants. En 2025, beaucoup de ces plants étaient porteurs d’un champignon parasite, le pestalotiopsis, qui avait causé d’importants dégâts sanitaires.

Graphique 3 : Fraise standard Sud-Ouest (cat I, barq 500 g)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Tableau 2 : Chiffres clés 2025 - Estimations au 01/09/2025

Source(s) : Agreste - Enquête de conjoncture fruits et légumes

Granivores 🐷 🦆 🐇

Sur l’ensemble de l’année 2025, les abattages régionaux de porcs charcutiers enregistrent une légère hausse de 0,7 % en poids par rapport à 2024. Les volumes abattus se sont globalement maintenus à un niveau stable, autour de 14 000 tonnes équivalent carcasse par mois. Dans le même temps, le cours du porc s’établit en moyenne à 1,86 €/kg de carcasse, soit un recul de 6,74 % par rapport à 2024. L’année est toutefois marquée par une nette chute des prix en fin de période, à partir du mois d’août 2025. En 2025, les abattages régionaux de poulets et de coquelets poursuivent leur progression, avec une hausse de 5,9 % en poids par rapport à 2024 et un niveau supérieur de plus de 17 % à la moyenne triennale 2022-23-24. À l’inverse, les abattages de canards et d’oies reculent sur l’ensemble de l’année, respectivement de 2,4 % et de 17,6 % par rapport à l’année précédente. Après une légère baisse observée en janvier, le prix du foie gras est resté globalement stable à 35 € HT/kg jusqu’en novembre, avant de se redresser en décembre pour atteindre 36 € HT/kg. Néanmoins, il est inférieur de près de 12 % en moyenne par rapport à 2024.

Porcins

Maintien des abattages sur un an

Sur l’ensemble de l’année 2025, 1 763 465 porcs charcutiers ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, pour un total de 168 658 tonnes équivalent carcasse (tec), soit une légère hausse de 0,7 % par rapport à l’année 2024. Néanmoins, cette production reste nettement en retrait par rapport aux années antérieures, avec un retard de 10,0 % par rapport à la moyenne triennale 2022-23-24.

La tendance à la baisse de la production de viande porcine en Nouvelle-Aquitaine s’explique en partie par une diminution du cheptel porcin. Les 881 000 têtes du cheptel 2024 représentent 6,3 % de moins qu’en 2020. De plus, la consommation de viande porcine a diminué de près de 4 % entre 2018 et 2024 (source : FranceAgriMer). Les abattages de porcs restent très réguliers tout au long de l’année, avec une moyenne mensuelle de 14 055 tonnes et 146 955 têtes. La production nationale suit la même tendance que celle de la région Nouvelle-Aquitaine, avec une légère augmentation de la production en poids, de 0,8 %, et de 0,3 % en têtes entre 2024 et 2025 pour atteindre les 2 046 003 tonnes produites.

Un poids moyen relativement stable

Malgré cette hausse globale de la production de porcs, le poids moyen par tête reste globalement stable, affichant une légère baisse de 0,6 % par rapport à 2024.

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 1 763 465 porcs charcutiers représentant 168 658 tonnes équivalent carcasse (tec) ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, soit 0,7 % de plus qu’en 2024 en poids, et 1,3 % de plus en nombre.

Des prix en chute suite à deux années exceptionnellement élevées

Le cours du porc est resté stable jusqu’en avril 2025, passant en dessous de la valeur moyenne triennale dès fin février, tant au niveau national que régional. Il a repris une progression forte à partir de juin, sans retrouver les cours exceptionnellement élevés de 2023 et 2024, mais en s’en rapprochant très fortement. Fin juillet, le cours régional du porc charcutier E s’établit à 2,18 €/kg de carcasse, 1,2 % en dessous de la valeur triennale 2022-23-24. Il chute ensuite très fortement sur le reste de l’année, accusant une baisse globale de 26,2 % pour atteindre 1,61 €/kg de carcasse fin décembre.

Au niveau national, la consommation de viande porcine est en hausse sur l’année 2025, avec une croissance qui dépasse 2 %. Les exportations de viandes de porc se réduisent (4 %, − 14 kt) tandis que les importations se redressent légèrement (+ 3 %, +8 kt).

Graphique 1 : Volume de porcs charcutiers abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga

Graphique 2 : Cotation régionale porc charcutier Sud-Ouest classe E

Source(s) : FranceAgriMer – commission de cotation de Toulouse

Volailles

Les abattages de poulet continuent leur envolée

Depuis la reprise de la production à la fin de l’année 2023 et la diminution des risques liés à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), l’activité d’abattage de poulets et de coquelets est à la hausse. Toutefois, depuis le 22 octobre 2025, le niveau de risque IAHP a été porté au niveau élevé sur l’ensemble du territoire national. En Nouvelle-Aquitaine, cinq départements sont concernés. Par ailleurs, quatre grues porteuses du virus ont été diagnostiquées en Gironde à la fin du mois de novembre, ainsi qu’un foyer en Haute-Vienne fin janvier.

Depuis le début de l’année, 73 millions de poulets de chair, représentant un poids total de plus de 108 939 tonnes, ont été abattus dans la région. Cela correspond à une hausse de 5,9 % en volume et de 4,8 % en tonnage par rapport 2024. Après une année 2022 particulièrement basse (85 000 tonnes abattues) en raison des difficultés sanitaires, la reprise s’accentue encore. La production augmente ainsi de manière continue, avec une croissance annuelle moyenne de +8,5 %. En 2025, la production annuelle dépasse de 17,6 % la moyenne triennale. Il convient toutefois de rappeler que cette moyenne reste affectée par les conséquences des crises sanitaires antérieures.

Une production nationale stable

Au niveau national, la dynamique demeure également orientée à la hausse. En 2025, la production de poulets et coquelets atteint 743 millions de têtes, soit une augmentation de 2,8 %, pour un total de 1,15 million de tonnes.

Tableau 2 : Abattage de volailles en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 108 939 tonnes de poulets et coquelets, représentant 73 611 988 têtes, ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, soit 5,9 % de plus que la même période en 2024.

La production de canard se replie

Les abattages de canards reculent en 2025. Sur l’ensemble de l’année, 12,5 millions de canards ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, représentant 48 242 tonnes. Cela correspond à une diminution de 2,4 % en poids et de 6,3 % en nombre de têtes par rapport à 2024. Toutefois, ce repli a été atténué en fin d’année. Au cours des quatre derniers mois, le volume produit est supérieur de 6,1 % à celui enregistré à la même période de 2024. Ainsi, malgré la baisse annuelle des abattages, les volumes produits demeurent 27,3 % au-dessus de la moyenne triennale 2022-23-24.

Les abattages d’oie restent en retrait

En 2025, 66 711 oies ont été abattues en Nouvelle-Aquitaine, pour un total de plus de 308 tonnes. Cela représente une baisse de 17,6 % en poids et de 13,5 % en nombre par rapport à 2024. Comme chaque année, les abattages mensuels d’oies affichent une forte variabilité. L’écart moyen à la moyenne triennale 2022-23-24 s’élève à −15,6 %, en partie du fait d’un niveau particulièrement élevé en 2022, qui influence encore la référence. Ainsi, la tendance observée sur les deux dernières années est nettement orientée à la baisse, avec une diminution annuelle moyenne de 13 % en poids.

Le cours du foie gras est très stable

Le cours du foie gras a baissé sur les premières semaines de 2025 pour s’établir à partir de fin janvier à 35 € HT/kg (foie gras de canard première qualité éveiné). Il est resté parfaitement stable de février à novembre sur cette valeur, avant de connaître une légère hausse (de 1 € HT/kg) atteignant les 36 € HT/kg fin décembre. Comme en 2024, il n’a pas été marqué par une forte hausse saisonnière en fin d’année.

Graphique 3 : Volume de poulets et coquelets abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 5 : Volume d’oies abattues en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 4 : Volume de canards abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 6 : Cotation du foie gras éveiné France première qualité

Source(s) : FranceAgriMer – MIN Rungis
Note de lecture : Suite à des modifications dans les relevés de cotations en 2024, la moyenne triennale présentée est celle du foie gras entier de 2021 à 2023, dont la valeur était légèrement supérieure à celle du foie gras éveiné.

Herbivores 🐄🐑🐐

L’année 2025 a été marquée depuis la fin du mois de juin par la détection de foyers de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en France. La décision de suspendre toute exportation de bovins en octobre a entraîné une forte baisse des exports de broutards en Nouvelle-Aquitaine entre 2024 et 2025. En 2025, la production de bovins est en recul par rapport à 2024, quelle que soit la catégorie. Les prix des bovins se sont envolés depuis un an faute d’offre, les prix des laitières et des broutards se stabilisent sur la fin de l’année. Les abattages d’ovins sont largement supérieurs à ceux de 2024. Après avoir fortement augmenté jusqu’en avril, les cotations des agneaux ont subi une forte chute avant d’entamer leur hausse saisonnière à partir du mois de novembre. Les abattages de caprins sont globalement en baisse par rapport à ceux de 2024, les prix des chevreaux restent supérieurs à ceux de 2024 et de la moyenne triennale 2022-23-24.

Gros bovins de boucherie

Vaches : une baisse de production en cumul sur l’année

En 2025, les sorties pour abattages en cumul des vaches de réforme baissent de 2,1 % par rapport à 2024. Pour les races lait l’écart à la triennale 2022-23-24 en cumul est de plus de 15,7 %. En décembre 2025, dans 17 501 exploitations de Nouvelle-Aquitaine 847 834 vaches ont été recensées soit 2,4 % de moins qu’en décembre 2024. Cette diminution des cheptels concerne aussi bien les races viande que lait.

Tableau 1 : Production de gros bovins de boucherie en Nouvelle-Aquitaine (sorties des élevages pour abattage, en têtes)

Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 10 067 vaches de réforme, dont 7 753 de races viande sont sorties des élevages de Charente pour abattage. Ce nombre est supérieur de 0,2 % à celui de la même période en 2024.

Génisses : une baisse de production des races viande, une légère progression des races lait

La production cumulée des génisses de boucherie en Nouvelle-Aquitaine diminue de 3,5 % en 2025 par rapport à la même période en 2024. Les sorties pour abattage des génisses de race viande sont en retrait de 3,7 % sur l’année, avec un écart inférieur de 6,8 % à la moyenne triennale 2022-23-24. Les sorties pour abattage des races lait augmentent quant à elles légèrement, de 1,3 % en un an. Avec 543 267 têtes recensées en décembre dans 17 295 exploitations de la région, l’effectif régional de génisses diminue de 3,7 % sur un an. Les 483 685 génisses de races viande constituent 89 % du cheptel régional et baissent de près de 4 % sur cette période.

Bovins mâles : la baisse de production et des effectifs se confirme

En 2025, 105 226 bovins mâles ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine soit 5 % de moins qu’en 2024. 174 175 têtes sont recensées dans 14 008 exploitations en décembre 2025. Les 170 382 bovins mâles de race viande, qui représentent 87,8 % du cheptel, sont 6,3 % moins nombreux qu’en décembre 2024.

Graphique 1 : Production de vaches de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 3 : Production de génisses de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 5 : Production de bovins mâles de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 2 : Production de vaches de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 4 : Production de génisses de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 6 : Production de bovins mâles de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Des prix très supérieurs à leur niveau de 2024 pour les bovins

La présence de la maladie infectieuse MHE (Maladie Hémorragique Épizootique) a impacté les effectifs et les mouvements de bovins. Ce sont près de 4 300 communes du territoire régional qui sont actuellement situées dans la zone régulée MHE. Depuis la fin d’année 2024, ce contexte sanitaire a eu des conséquences sur la baisse de production, et donc sur la hausse exceptionnelle des prix en 2025.

Les moyennes annuelles de 2025 des cotations des vaches de races viande sous SIQO, vaches Limousine U- et génisses U- dépassent de plus de 30 % la moyenne annuelle triennale 2022-23-24. La cotation de la vache Blonde d’Aquitaine U= dépasse la moyenne triennale annuelle de plus de 27 %. De la même manière, les cotations des viandes de jeunes bovins U= et de vaches laitières P= dépassent de plus de 27 % la moyenne annuelle triennale. Seuls les prix des vaches laitières marquent une légère baisse en fin d’année 2025.

Au niveau national (1), en novembre 2025 la balance commerciale de viande bovine reste déficitaire sur un an, avec une nette baisse de 11,9 % des exportations en volume et une diminution significative des importations de 9,3 %. La consommation de viande bovine reste stable sur l’année (– 0,2 %).

(1) Source : Agreste, IR Bovins, janvier 2026

Graphique 7 : Cotation vache Limousine U- (<10 ans, >350 kg, SIQO)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 9 : Cotation génisse U- (type viande > 350 kg)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Graphique 11 : Cotation vache laitière P=

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Graphique 8 : Cotation vache Blonde d’Aquitaine U= (<10 ans, >350 kg, SIQO)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 10 : Cotation jeune bovin mâle U= (type viande > 330 kg)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Veaux

La baisse de production continue, les prix s’envolent

En 2025, 161 373 veaux de boucherie toutes races ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine avec une baisse de plus de 9,6 % comparé à 2024. Les veaux de race lait sont particulièrement touchés avec un recul de près de 10,7 % par rapport à l’année précédente. La baisse concerne également les races viande, avec un retard cumulé de 13,1 % par rapport à la moyenne triennale 2022-23-24. En décembre 2025, 15 719 exploitations de la région comptent 467 546 veaux de boucherie toutes races cumulées soit 2,5 % de plus qu’en décembre 2024. Cette augmentation concerne aussi bien les races viande que lait.

Le contexte global de baisse des naissances et de baisse des cheptels, associé entre autres aux difficultés sanitaires liées aux épizooties vectorielles MHE et FCO, continue d’avoir un impact important sur les prix. Déjà en augmentation depuis plusieurs années, ils ont décollé en septembre 2025. Ainsi, fin décembre 2025, la cotation du veau élevé au pis U rosé clair atteint 11,89 €/kg de carcasse, soit 14,9 % de plus que fin décembre 2024 et 22,2 % de plus que la moyenne triennale 2022-23-24. À la même date, celle du veau non élevé au pis R rosé clair s’affiche à 9,47 €/kg de carcasse, soit 22,1 % de plus que la moyenne triennale.

Tableau 2 : Production de veaux de boucherie (sorties des élevages pour abattage)

Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 18 748 veaux de boucherie de race viande sont sortis des élevages de Corrèze pour abattage, soit 20,6 % de moins que la même période en 2024.

Graphique 12 : Production de veaux de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 14 : Cotation veau élevé au pis rosé clair U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Graphique 13 : Production de veaux de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 15 : Cotation veau non élevé au pis rosé clair R

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Broutard

Une baisse pour les broutards légers, des prix toujours très élevés

En 2025, avec 201 907 sorties, les exports de broutards provenant de 17 956 exploitations de la région baissent de 3,4 % comparés à 2024 et sont inférieurs de 8,6 % à la moyenne triennale 2022-23-24. Les exports de broutards lourds sont stables alors que ceux des broutards légers diminuent de 4,3 %. Le contexte sanitaire lié à la MHE a entraîné une baisse des vêlages en 2024 avec une réduction de l’arrivée des broutards sur le marché. Au mois de décembre 2025, les 6 082 têtes exportées sont en hausse de près de 4,5 % par rapport à décembre 2024.

Après une période de suspension, du 8 octobre au 5 novembre 2025, en lien avec la dermatose nodulaire contagieuse, les exportations ont pu redémarrer. Cette reprise nette des envois de broutards, en particulier vers l’Espagne, a fait grimper les prix. Dans ce contexte de diminution des effectifs et de forte demande, cette hausse exceptionnelle des prix est inédite, avec un pic atteint en début d’automne. Les cotations se sont ensuite stabilisées mais les valeurs restent particulièrement élevées. Le cours des broutards de race Limousine U atteint la moyenne annuelle de 5,68 €/kg vif, supérieur de plus de 53 % à la moyenne annuelle triennale 2022-23-24. De même, la race Blonde d’Aquitaine, avec 6,70 €/kg vif fin décembre 2025 se situe à près de 49 % au-dessus de la moyenne triennale 2022-23-24.

Tableau 3 : Exportations de broutards

Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 6 916 broutards légers ont été exportés depuis la Charente, soit 7,1 % de moins que sur la même période en 2024.

Graphique 16 : Exportations de broutard légers en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 18 : Cotation broutard race Limousine 6-12 mois (300 kg) U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Limoges

Graphique 17 : Exportations de broutard lourds en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 19 : Cotation broutard race Blonde d’Aquitaine 6-12 mois (300 kg) U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Toulouse

Ovins

Une production en hausse mais des prix depuis août en forte diminution par rapport aux années précédentes

Sur l’année 2025 en cumulé, 1 064 282 ovins ont été abattus dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine, soit 21 999 tonnes équivalent carcasse (tec), soit une hausse de 14,4 % en têtes, et de 19,6 % en poids par rapport au cumul de l’année 2024. La production en 2025 n’a pas semblé entamer de baisse saisonnière aussi marquée que les années précédentes. Ainsi, les abattages de l’année 2025 sont supérieurs de près de 20 % à ceux de 2024, et de 10 % à ceux de la moyenne triennale 2022-23-24. Cette hausse régionale de la production est notamment liée au rachat en juin 2024 du 1er abattoir d’agneaux de France Sodem par le groupe Bigard au Vigeant (86).

Depuis le début de l’année, 853 244 agneaux ont été abattus. Ils représentent 80,2 % des effectifs. Plus de 16 254 tonnes ont été abattues depuis janvier 2025, soit près de 25 % de plus qu’en 2024 en poids et 18,3 % en nombre de têtes. Le cumul des abattages pour l’ensemble des ovins est supérieur de 10,0 % à la moyenne triennale cumulée 2022-23-24. Celui des agneaux la dépasse de 17,2 %.

En janvier 2025, le cours de l’agneau 16-19 kg couvert U est en hausse de près de 18 % par rapport au mois de janvier 2024. Il atteint son pic saisonnier de 12,29 €/kg de carcasse en avril, correspondant aux fêtes de Pâques. La cotation régionale zone Nord pour l’agneau a chuté de près de 27 % entre les mois d’avril et de septembre 2025. Début septembre, elle est à son niveau le plus bas, affichant un creux bien marqué de 8,91 €/kg de carcasse, soit 8,1 % de moins qu’en septembre 2024. Ensuite elle se stabilise. Soutenue par une offre automnale faible, elle amorce en novembre sa hausse saisonnière. La cotation régionale atteint 10,33 €/kg de carcasse soit 6 % au-dessus de la moyenne triennale 2022-23-24 mais près de 7 % de moins qu’en décembre 2024. La hausse de production en lien avec une demande faible peut expliquer la baisse des cours de la viande ovine.

Graphique 20 : Abattages ovins en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga

Graphique 21 : Cotation agneau 16-19 kg couvert U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Nord

Caprins

La production en baisse, les prix légèrement supérieurs à ceux de 2024

En 2025, 403 284 caprins ont été abattus dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine pour 4 103 tonnes équivalent carcasse (tec), soit 3 % de moins qu’en 2024. En 2025, 293 832 chevreaux ont été abattus soit une baisse de 2,6 % par rapport à 2024. Les chevreaux représentent 72,9 % du total de caprins abattus, le département des Deux-Sèvres concentre près de 98 % des abattages régionaux.

Le poids total des chevreaux abattus sur l’année est en très légère baisse (– 0,7 %) par rapport à 2024, alors que le nombre diminue plus fortement (−2,6 %), indiquant une tendance à l’engraissement comme pour les ovins. Le prix des chevreaux, légèrement supérieur à celui de 2024, suit globalement la même tendance que les années précédentes. Après un bref sursaut à 3,78 €/kg vif autour des fêtes de Pâques, le prix se stabilise à partir du mois de mai. La hausse saisonnière entamée mi-novembre atteint un pic en décembre lié aux fêtes de fin d’année autour de 4,82 €/kg vif, soit 5,9 % au-dessus de la valeur de décembre 2024 et de la moyenne triennale 2022-23-24.

Graphique 22 : Abattages caprins en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga – Diffabatvol

Graphique 23 : Cotation chevreau

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations nationales

Activité des abattoirs

Tableau 4 : Activité des abattoirs en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga – Diffabatvol
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 123 038 vaches allaitantes ont été abattues dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine, représentant 54 557 tonnes équivalent carcasse (tec). Ces nombres sont supérieurs de 0,5 % en têtes et de 1,7 % en tec à ceux de la même période en 2024.

Lait 🍼

En 2025, les livraisons régionales de lait de vache sont globalement stables par rapport à 2024. La collecte de lait bio est toujours en difficulté. Les prix historiquement élevés tant pour le conventionnel que le bio semblent légèrement s’infléchir en fin d’année. Par rapport à 2024, les livraisons de lait de chèvre conventionnel restent en retrait alors que celles en bio sont en hausse. Les prix poursuivent leur maintien sur l’année, tant en bio qu’en conventionnel. La fabrication de bûchettes recule par rapport à 2024, mais celle des fromages de chèvre reste stable. La collecte de lait de brebis est stable par rapport à 2024, aussi bien sur le lait conventionnel que sur le bio. La fabrication de fromages de brebis, et notamment d’Ossau-Iraty confirme sa progression par rapport à 2024.

Lait de vache

Tableau 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 74 893 000 litres de lait de vache ont été livrés en Charente, dont 2 077 000 en bio, soit 1,0 % de moins qu’à la même période en 2024, et 26,4 % de moins pour le seul lait bio.

Une collecte en baisse jusqu’en juillet, suivie d’une reprise

Les livraisons de lait de vache cumulées depuis le début de l’année 2025 en Nouvelle-Aquitaine sont stables (– 0,4 %) comparées à celles de 2024. Elles sont cependant en retrait de 3,1 % par rapport à la moyenne triennale 2022-23-24. Le contexte sanitaire lié à la MHE (maladie hémorragique épizootique) a également eu un impact sur le cheptel laitier et la collecte.

Après une baisse de 2,38 % sur les sept premiers mois de l’année, les livraisons de lait ont progressé de 2,73 % entre août et décembre 2025. La dynamique sur cette période est portée par le département de la Vienne avec une hausse de plus de 9 % de la collecte en conventionnel. Le volume de lait collecté sur ces 5 derniers mois est stable (– 0,04 %) par rapport à la moyenne triennale 2022-23-24. En décembre 2025 la région compte 1 618 producteurs de lait de vache. Le nombre de livreurs est estimé à 1 671 sur l’année 2025.

La collecte en bio poursuit son fort repli

En décembre 2025, le nombre de producteurs de lait bio représente 7 % de l’ensemble des producteurs laitiers de la région. En 2025, la collecte en bio est inférieure de 15,3 % à celle de 2024, et de 22,7 % à la moyenne triennale 2022-23-24. Sur les huit premiers mois de l’année la diminution atteint près de 19 % par rapport à la même période en 2024. Ce recul est nettement plus marqué qu’au niveau national (baisse moyenne de 6,5 %). Sur les trois derniers mois de 2025, l’écart avec le dernier trimestre 2024 se resserre, à hauteur de 5,2 %. De janvier à décembre 2025, le bio représente 3,1 % de la collecte régionale de lait de vache, il en représentait 3,6 % à la même période en 2024.

Des prix toujours très élevés malgré un ralentissement en fin d’année

Après une baisse au premier semestre, le prix du lait a entamé une remontée jusqu’en septembre pour ensuite se stabiliser et baisser légèrement en décembre. Le prix moyen mensuel du lait payé au producteur atteint une valeur historiquement élevée au mois d’octobre à 523,75 €/1 000 litres. Après avoir enregistré ce pic, il redescend à 519,27 €/1 000 litres en décembre. Le prix moyen en 2025 du lait payé au producteur atteint une valeur de 518,83 €/1 000 litres, soit une augmentation de 8,25 % par rapport à la valeur de 2024. Il dépasse de 10,8 % la moyenne annuelle triennale 2022-23-24.

Des prix toujours en forte hausse sur le lait bio

Après une baisse en début d’année, le prix du lait bio a augmenté à partir du mois d’avril. Sur l’année 2025, le prix moyen du lait bio payé au producteur est de 527,11 €/1 000 litres, soit une augmentation de 7,61 % par rapport au prix annuel de l’année 2024. Ce prix est aussi supérieur de 10,1 % à celui de la moyenne annuelle triennale 2022-23-24.

Graphique 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 3 : Livraisons de lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 2 : Prix mensuel du lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 4 : Prix mensuel du lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Lait de chèvre

Tableau 2 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 101 114 000 litres de lait de chèvre ont été livrés en Deux-Sèvres, dont 1 229 000 en bio, soit 3,6 % de moins qu’à la même période en 2024, mais 24,5 % de plus pour le lait bio.

Une baisse du lait conventionnel

Après une baisse de 6 % au premier semestre par rapport à 2024, la tendance s’inverse légèrement en fin d’année. Entre octobre et décembre la collecte augmente de 3,4 % par rapport à la même période en 2024. Sur l’année 2025, les livraisons restent inférieures de 3,1 % à celles de 2024. Elles sont aussi inférieures de plus de 7,5 % à la moyenne annuelle triennale 2022-23-24.

Le bio en hausse

Avec plus de 4 500 000 litres collectés, les livraisons régionales de lait de chèvre bio progressent de 5,1 % en cumul sur 2025 par rapport à 2024. Les Deux-Sèvres confirment leur dynamique sur le lait bio avec une hausse des livraisons de 24,5 % par rapport à 2024. La Vienne et la Dordogne, respectivement deuxième et troisième départements producteurs de lait de chèvre bio, sont également en hausse, d’environ 5 % sur l’année. Les livraisons en bio sur l’année 2025 ne représentent cependant que 2,3 % du total, et elles restent en retrait de plus de 16 % par rapport à la moyenne triennale 2022-23-24.

Des prix stables par rapport à 2024

Les prix du lait de chèvre sont stables par rapport à 2024, tant en bio qu’en conventionnel. Le prix du lait de chèvre de 1 046,95 €/1 000 litres en décembre 2025 est supérieur de 0,12 % à décembre 2024. Le prix du lait bio en décembre est de 1 343,33 €/1 000 litres et dépasse de 1,06 % le prix de décembre 2024. Il est supérieur de 28,5 % au prix du lait conventionnel.

Graphique 5 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 7 : Livraisons de lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 6 : Prix mensuel du lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 8 : Prix mensuel du lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Lait de brebis

Tableau 3 : Livraison de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : En 2025, 63 953 000 litres de lait de brebis ont été livrés en Pyrénées-Atlantiques, dont 630 000 en bio, soit 0,5 % de plus qu’en 2024, et 0,7 % de plus pour le seul lait bio.

Une collecte stable par rapport à 2024

En 2025, la région compte 1 138 producteurs de lait de brebis. Les livraisons de lait de brebis ont progressé sur l’année de 0,51 % par rapport à 2024. En fin d’année, la collecte sort de son creux saisonnier. Les livraisons atteignent en décembre 6 821 000 litres de lait collecté soit une augmentation de 12,2 % par rapport à la moyenne triennale 2022-23-24.

Transformation

En 2025, la fabrication des fromages de brebis augmente de 6,8 % par rapport à 2024, dont 4,4 % pour l’appellation Ossau-Iraty. La fabrication de fromages de chèvre est quant à elle en baisse de 0,9 %, avec une baisse de 1,7 % pour les seules bûchettes. Les transformations de beurre augmentent quant à elles de 13,4 %.

Graphique 9 : Livraisons de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Tableau 4 : Transformation des principaux produits laitiers en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 188 392 000 litres de lait conditionné ont été produits en Nouvelle-Aquitaine, soit 0,7 % de moins que sur la même période en 2024.

Graphique 10 : Livraisons de lait de brebis bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 11 : Transformations de fromages de chèvre et de brebis

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Prix d’achat des intrants 🌱⛽

En décembre 2025, le prix d’achat des intrants agricoles est en légère hausse générale de 0,9 % par rapport à 2024, avec des dynamiques différentes selon les catégories. Le prix de l’énergie et des lubrifiants est en forte baisse sur l’année 2025, avec une diminution de plus de 12 %. L’indice de prix des engrais et amendements continue quant à lui sa progression, avec une hausse de près de 13 % sur l’ensemble de l’année. L’indice des prix de l’alimentation animale continue sa baisse en 2025 : il enregistre une baisse de près de 5 % sur l’année (−8,4 % pour les aliments simples et −4,6 % pour les aliments composés).

Tableau 1 : Indice des prix des intrants en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Ipampa (indice de prix d’achat des moyens de production agricole), Insee et Agreste

Graphique 1 : Indice des prix des intrants en Nouvelle-Aquitaine de 2020 à 2025

Source(s) : Ipampa (indice de prix d’achat des moyens de production agricole), Insee et Agreste

Prairies 🌿

Après un printemps clément, la pousse des prairies a marqué un fort recul durant l’été. Ainsi, les rendements sur l’année 2025 sont globalement en retrait par rapport aux rendements de référence. L’enquête Prairie Limousin indique qu’une grande majorité des éleveurs ont apporté de l’herbe au champ en automne, pour plus d’un quart de la production saisonnière.

Après un printemps clément, la pousse des prairies a marqué un fort recul durant l’été. Ainsi, les rendements sur l’année 2025 sont globalement en retrait par rapport aux rendements de référence. L’enquête Prairie Limousin indique qu’une grande majorité des éleveurs ont apporté de l’herbe au champ en automne, pour plus d’un quart de la production saisonnière.

Tableau 1 : Production annuelle de prairies de Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Isop – Agreste

Une dynamique saisonnière marquée

Après une pousse de printemps proche de la référence, la pousse de l’herbe stagne pendant les mois de juillet et août, puis reprend légèrement en septembre et s’accentue en octobre et novembre. Ainsi, le rendement de printemps est supérieur de 3 % à la référence mais celui d’automne est en déficit de −27 %, pour une baisse totale de rendement annuel de −5 %. Selon l’enquête prairie Limousin, entre 50 et 60 % de la production annuelle d’herbe est destinée au pâturage selon le département. Pendant la pousse d’automne, 95 % des éleveurs ont apporté de l’herbe au champ. L’apport représente 23 % de la production d’automne en Corrèze, 31 % en Creuse et 37 % en Haute-Vienne. Sur l’année entière, les apports représentent 6 à 9 % de la production totale d’herbe.

De fortes variations départementales

Selon l’indicateur Isop, le Limousin, la moitié nord du département de la Dordogne et la partie nord-ouest des Deux-Sèvres enregistrent un déficit faible de rendement alors que le reste de la région est dans la normale. En Gironde et dans le Lot-et-Garonne, le rendement de printemps supérieur de 10 % à la référence permet d’absorber l’effet d’un déficit important de la pousse d’automne de −50 % pour un rendement annuel proche de la normale. En Limousin, le rendement d’automne a un poids plus important dans le rendement total de l’année. Bien que le rendement de printemps soit positif, le rendement d’automne est déficitaire de −30 % en Corrèze, −36 % en Creuse et −33 % en Haute-Vienne par rapport à la référence. Ainsi, le rendement annuel pour ces trois départements est en baisse de −8 à −10 %.

Graphique 1 : Part de la pousse annuelle par rapport à la référence en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Isop – Agreste

Carte 1 : Indicateur ISOP de rendement des prairies permanentes par région fourragère en Nouvelle-Aquitaine au 20 novembre 2025

Source(s) : Isop – Agreste


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