Note de conjoncture n°72 - Mai 2026

Les données des figures

Météo ☀️

Suivant une tendance amorcée mi-mars, le mois d’avril se montre très sec. Le déficit pluviométrique s’accentue progressivement en allant du sud vers le nord de la région. L’essentiel des pluies se concentre le 11 et le 30, particulièrement au pied des Pyrénées. Côté mercure, les minimales comme les maximales quotidiennes restent largement au-dessus des normales, à l’exception d’une baisse autour du 13. Avec une anomalie thermique moyenne de 3,2 °C, avril 2026 se place au deuxième rang des mois d’avril les plus chauds jamais enregistrés. En parallèle, l’indicateur d’humidité des sols sur le mois est en dessous des normales. Les premières mesures de restrictions d’eau ont été mises en place dans l’ex-Poitou-Charentes. Le niveau global des nappes superficielles demeure bon pour la saison, hormis pour l’ex-Limousin.

Tableau 1 : Cumul et écart par rapport à la normale 1991-2020

Valeurs d’octobre 2025 à avril 2026 Température moyenne (°C) Pluviométrie (mm)
Agen Cumul 77,2 463,0
Écart 10,4 50,7
Bergerac Cumul 72,1 501,2
Écart 8,2 33,6
Bordeaux Cumul 83,0 654,0
Écart 11,1 57,1
Brive Cumul 73,8 623,6
Écart 12,6 89,1
Cognac Cumul 77,8 610,8
Écart 10,1 121,8
Guéret Cumul 58,6 550,1
Écart 7,4 29,8
La Rochelle Cumul 79,1 513,8
Écart 10,4 -4,5
Limoges Cumul 66,3 674,6
Écart 12,0 38,2
Mont-de-Marsan Cumul 78,2 675,9
Écart 10,0 97,6
Niort Cumul 72,0 463,9
Écart 10,0 -90,3
Pau Cumul 80,1 814,0
Écart 10,6 115,7
Poitiers Cumul 68,8 401,2
Écart 11,8 -28,9
Source(s) : Météo France

Carte 1 : Données départementales d’avril 2026

Source(s) : Météo France

Graphique 1 : Pluviométrie et température mensuelles 2026

Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine
Note de lecture : Normale : 1991-2020

Graphique 2 : Pluviométrie cumulée 2025-2026

Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine

Carte 2 : Rapport entre la hauteur de précipitations d’avril et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)

Source(s) : Météo France

Carte 3 : Écart entre la température moyenne d’avril et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)

Source(s) : Météo France

Carte 4 : Cumul mensuel de précipitations du mois d’avril

Source(s) : Météo France

Carte 5 : Indicateur d’humidité des sols standardisé (SSWI) sur une période de 1 mois - Avril 2026

Source(s) : Météo France

Carte 6 : Indicateur d’humidité des sols standardisé (SSWI) sur une période de 3 mois - Février, mars, avril 2026

Source(s) : Météo France

Carte 7 : Restrictions en eau superficielle

Source(s) : Ministère de la Transition Écologique

Carte 8 : Niveaux des nappes d’eau souterraine

Source(s) : BRGM

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Grandes cultures 🌾

Les conditions climatiques de début de printemps ont pu être pénalisantes pour les principales cultures en place. Les surfaces de maïs grain s’annoncent en retrait par rapport à 2025. Celles du tournesol et du soja devraient augmenter. Leurs semis, précoces par rapport aux calendriers habituels, se sont déroulés dans de bonnes conditions. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont entraîné une forte volatilité des cours des principaux grains sur les marchés physiques.

État des lieux

Après un mois de février très arrosé, mars et avril ont été très secs. En avril, le nord de la région a été le plus impacté avec seulement quelques millimètres de pluies. Si les températures sont contrastées en mars, avec une alternance de périodes fraîches et de périodes plus douces, avril se place au second rang des mois d’avril les plus chauds jamais enregistrés.

D’abord optimales pour le développement des plantes, ces conditions climatiques vont ensuite commencer à être pénalisantes pour les cultures en place, en particulier pour celles semées tôt et/ou en sols superficiels.

Durant ces deux mois, les stades physiologiques ont avancé très vite. Fin avril, la quasi-totalité des céréales à paille d’automne est à épiaison, début floraison, avec 10 à 15 jours d’avance par rapport à une campagne classique. Fin avril, les colzas ont terminé leur floraison. Localement, cette dernière ne semble pas avoir été toujours optimale. Les causes probables sont variées : des soucis d’implantations liés aux excès d’eau ou des pressions ravageurs parfois importantes.

Toutefois, le fort pouvoir de compensation de la culture et le retour de conditions climatiques favorables devraient permettre de soutenir les potentiels.

Suite aux résultats décevants de la campagne passée, les surfaces de maïs grain s’annoncent en repli. Dans le nord de la région, le recul des surfaces devrait se faire au profit des céréales à paille et du colza, dans le sud, au profit du tournesol et du soja.

Les semis des cultures de printemps ont débuté fin mars, début avril, et ont progressé rapidement. Fin avril, la quasi-totalité des surfaces prévues était semée avec quelques jours d’avance sur les calendriers habituels. Les travaux se sont effectués dans de bonnes conditions, en particulier dans le sud de la région. Dans le nord, les derniers semis ont été parfois retardés fin avril à cause des sols trop secs.

Estimation des cultures en place pour 2025-2026

Tableau 1 : Estimation au 1er mai des cultures en place pour 2025-2026, évolution par rapport à la campagne précédente

Départements Blé tendre d’hiver Orge d’hiver Colza d’hiver Maïs grain Tournesol
Surface (ha) Évolution (%) Surface (ha) Évolution (%) Surface (ha) Évolution (%) Surface (ha) Évolution (%) Surface (ha) Évolution (%)
Charente 53 000 -0,7 14 000 +9,0 14 000 +7,3 28 500 -4,5 26 100 -2,0
Charente-Maritime 85 000 +3,3 18 000 +3,5 17 500 -1,7 45 000 -10,2 37 500 +6,3
Corrèze 3 600 +4,3 1 300 0,0 500 +25,0 1 460 +9,0 340 +21,4
Creuse 11 700 -1,3 4 400 +7,3 2 400 +6,7 1 383 -17,8 2 300 +1,3
Dordogne 23 500 -2,3 7 000 -1,8 4 500 +18,0 17 000 -12,6 13 900 +17,6
Gironde 5 000 +10,4 590 +3,5 800 +11,1 17 000 -16,0 3 300 +13,8
Landes 1 210 -0,8 350 +20,7 1 150 +18,6 85 600 -5,8 6 500 +77,8
Lot-et-Garonne 49 500 +1,0 7 000 +18,6 4 000 +15,9 35 000 -18,7 32 000 +16,8
Pyrénées-Atlantiques 2 700 +0,4 950 +11,8 1 000 +21,2 75 000 -3,6 3 500 +75,9
Deux-Sèvres 95 000 +3,7 23 000 +5,5 29 000 +11,2 20 000 -17,7 32 500 -3,3
Vienne 111 500 +5,9 24 500 +4,7 44 500 +8,5 30 000 -19,0 40 500 -2,9
Haute-Vienne 11 600 -0,4 4 200 -0,9 2 200 +15,8 4 199 -12,5 3 000 +6,4
Nouvelle-Aquitaine 453 310 +2,8 105 290 +5,5 121 550 +8,3 360 142 -10,1 201 440 +5,8
Source(s) : Agreste - Conjoncture mensuelle

Cotations

En l’absence de données moyennes pour le mois d’avril, les graphiques n’ont pas été actualisés.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leur conséquence sur les prix du pétrole ont entraîné une forte volatilité des cours des principaux grains.
Toutefois, en mars, malgré l’offre mondiale en blé tendre et maïs toujours élevée, les incertitudes liées au conflit et le blocus du détroit d’Ormuz ont soutenu les prix des principaux grains. Les cours moyens mensuels du blé tendre rendu Rouen, du maïs rendu Bordeaux et du colza rendu Rouen sont en hausse par rapport à février 2026.

Graphique 1 : Cotation blé tendre (rendu Rouen)

Source(s) : FranceAgriMer

Graphique 2 : Cotation orge de mouture (rendu Rouen)

Source(s) : FranceAgriMer

Graphique 3 : Cotation colza (rendu Rouen)

Source(s) : FranceAgriMer

Graphique 4 : Cotation maïs grain (rendu Bordeaux)

Source(s) : FranceAgriMer

Graphique 5 : Cotation tournesol (rendu Bordeaux)

Source(s) : FranceAgriMer

Tableau 2 : Situation de la collecte en Nouvelle-Aquitaine - campagne 2025-2026, récolte 2025

En milliers de tonnes Collecte réutrée en 9e et 11ème mois Évolution / campagne précédente Prévision campagne Évolution / fin de campagne
Blé tendre 2 651 +54,9 % 2 700 +51,4 %
Orges 723 +22,7 % 750 +21,6 %
Colza 378 +16,3 % 380 +14,1 %
Maïs grain 2 869 -16,0 % 2 900 -16,7 %
Tournesol 348 -4,0 % 360 -1,1 %
Source(s) : FranceAgriMer

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Fruits et légumes 🍓🥬🍅🥕🍇

En avril, la campagne de commercialisation du kiwi « origine France » arrive à son terme avec un bon équilibre entre offre et demande. Côté fraise, la météo estivale provoque une forte progression de la production. Face à une consommation modérée ou irrégulière, une vigilance accrue est apportée à la qualité du produit et certains lots sont écartés vers l’industrie. Pour l’asperge et la tomate, les volumes augmentent aussi rapidement, mais les températures élevées favorisent davantage la consommation de tomate alors que l’asperge, exceptée en bio, s’écoule moins bien.

Kiwi

Kiwi : Équilibre entre offre et demande après Pâques

Début avril, à quelques jours du week-end pascal, les ventes augmentent et les cours se raffermissent.
Les sorties sont régulières tout au long du mois, mais sans emballement. À partir de la mi-avril, l’offre commence à diminuer, en particulier pour les gros calibres. La fin de saison approche et la diminution des stocks se fait ressentir. La demande recule en fin de mois. Cet infléchissement de la demande étant concomitant avec la diminution des stocks, les prix se stabilisent en fin de mois. Fin avril, quelques opérateurs finissent leur campagne de commercialisation du kiwi Hayward français.

En bio, la demande est également bien présente à l’approche de Pâques. La campagne de commercialisation du kiwi bio touche à sa fin vers la mi-avril. La qualité demeure satisfaisante jusqu’au bout. Les prix se maintiennent à un niveau ferme, voire sont légèrement haussiers, pour clôturer cette campagne.

Graphique 1 : Kiwi Hayward (cat I - cal 95-105 g = 30 fruits - COLIS)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Fraise

Fraise : Un marché déstabilisé par une météo estivale et des volumes en très forte augmentation

En début de mois, un temps froid et maussade freine toujours la production. En parallèle, la demande reste soutenue, voire très forte à l’approche des fêtes pascales. Le marché est alors tendu, les programmes ne peuvent être servis en totalité.

Après les fêtes pascales, une météo estivale stimule la production, notamment pour les variétés allongées, ce qui augmente fortement les volumes disponibles. Le marché devient rapidement lourd, en particulier en Gariguette. Malgré une demande dynamique avec des rechargements réguliers, l’offre abondante pèse sur les cours, qui s’orientent à la baisse. Le commerce est disputé en variétés allongées, avec des prix bataillés et parfois des reports de stock.

En variétés rondes, le marché reste plus équilibré, soutenu par une demande active, avec des cours plus stables, mais se complexifie par la suite avec des volumes en constante progression. La demande ralentit, accentuant les difficultés d’écoulement en Gariguette comme en Ronde, et des concessions de tarifs sont nécessaires dans un contexte toujours concurrentiel.

En milieu de mois, le marché est peu dynamique, lesté par l’importante production de la semaine précédente. Une légère baisse des températures entraîne un recul des apports et de la consommation, ce qui maintient des cours stables. Progressivement, le marché s’assainit, les stocks se régulent et l’activité s’anime légèrement, même si la consommation reste modérée et les rotations en magasin plus lentes, avec un tri accru des lots les moins qualitatifs.

Sur la fin du mois, les volumes sont au rendez-vous et répondent à une demande intéressée. Le marché est dynamique et équilibré avec des cours plutôt stables.

Avec la poursuite d’une météo estivale, les volumes demeurent conséquents et le marché national s’alourdit. Les cours amorcent alors un repli.

Le marché reste globalement lourd, complexe et saturé, notamment en variétés rondes, avec des volumes disponibles supérieurs à la capacité d’absorption de la demande. Les engagements avec les GMS* maintiennent une certaine fluidité des sorties, mais en dehors de ces dispositifs, le commerce est plus difficile. Les prix demeurent hétérogènes selon les destinations. La gestion des lots constitue un enjeu majeur, avec une vigilance accrue sur la qualité : les lots évolutifs ou fragiles sont écartés vers l’industrie ou la surgélation.

Enfin, l’activité commerciale ralentit à l’approche du 1er mai, avec des expéditions majoritairement anticipées. Le repli des températures freine la production, sans alléger significativement la pression sur le marché.

* Grandes et moyennes surfaces

Graphique 2 : Fraise Gariguette Sud-Ouest (cat I - barq 250 g)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Graphique 3 : Fraise ronde standard Sud-Ouest (cat I, barq 500 g)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Asperge

Asperge conventionnelle : Succès des fêtes pascales, mais surproduction en fin de mois

En début de mois, le froid limite la production alors que la demande augmente fortement à l’approche des fêtes pascales.

Rapidement, une météo estivale s’installe dans le Sud-Ouest et dure quasiment tout le mois. Les volumes produits augmentent fortement et le marché ne peut pas absorber de telles quantités. Les vacances scolaires ainsi que les fortes chaleurs ralentissent la demande. Avec une météo entre 25 et 30 °C, les consommateurs se tournent vers les abricots, pêches, nectarines et melons, particulièrement en avance cette année.

En fin de mois, des stocks se créent chez les opérateurs et les cours s’effondrent. L’asperge entre en seuil d’alerte au sens du RNM.

Asperge Bio : Une belle mise en avant du produit avant une fin de mois difficile

La météo, encore un peu fraîche en début de mois, limite la pousse de l’asperge. L’offre est inférieure à la demande pour les fêtes pascales.

Les journées ensoleillées permettent d’augmenter les quantités produites et, grâce à une belle mise en avant dans les magasins spécialisés, la consommation d’asperge est au rendez-vous. Les ventes sont fluides et le commerce va bon train.

En fin de mois, la situation se dégrade. Les vacances scolaires des grandes villes (où le bio se consomme le plus) font chuter le marché alors que les volumes en production ne faiblissent pas.

Graphique 4 : Asperge violette Sud-Ouest (cat I - cal 16-22 mm - plt 5 kg)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Tomate

Tomate : Un marché en voie de rééquilibrage dans un contexte plus concurrentiel

(La cotation tomate étant suspendue dans le Sud-Ouest, la conjoncture ci-dessous présente la situation dans le Sud-Est, assez représentative du marché national).

Le marché de la tomate en région Sud-Est évolue au cours du mois d’avril dans un contexte de rééquilibrage progressif. L’offre poursuit sa montée en puissance, mais reste hétérogène selon les opérateurs et les segments.

En début de période, la demande dynamique, soutenue par la grande distribution et des conditions météorologiques favorables, entretient des tensions et permet le maintien de niveaux de prix élevés, notamment sur les variétés « anciennes », toujours recherchées.

Au fil des semaines, l’augmentation des volumes, associée à la multiplication des actions promotionnelles en grande distribution, favorise la fluidité des échanges. Toutefois, cette montée en charge s’accompagne d’une hétérogénéité des situations.

Certaines stations restent en tension, et d’autres amorcent des ajustements tarifaires sous l’effet d’une offre plus présente et d’une concurrence accrue des bassins de production de l’Ouest. Les mises en avant en grande distribution soutiennent l’écoulement des volumes, même si la demande demeure globalement bien orientée.

En seconde partie de mois, la progression des rendements conduit à un marché plus équilibré, mais aussi plus concurrentiel. Les cours s’orientent à la baisse, notamment sur la tomate grappe, plus sensible à la pression de l’offre et aux arbitrages des acheteurs. Les variétés « anciennes » conservent globalement une meilleure tenue. Le marché reste ainsi contrasté selon les débouchés, avec des écarts de valorisation parfois marqués entre les circuits.

Malgré cette érosion progressive, les niveaux de prix demeurent élevés sur l’ensemble du mois. La tomate grappe et la tomate allongée cœur de bœuf affichent des cours supérieurs à leurs références quinquennales, avec des hausses respectives de 36,45 % et de 19,54 %.

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Granivores 🐖🐔🦆

Sur le premier trimestre de 2026, les abattages régionaux de porcs charcutiers enregistrent une baisse de 1,6 % en poids par rapport au premier trimestre de 2025. De plus, depuis 2023, les volumes abattus sur le premier trimestre de l’année sont en nette baisse, avec un écart à la moyenne triennale 2023-24-25 de plus de 7 % pour l’année 2026. Le cours du porc semble se stabiliser en ce début d’année 2026 autour de 1,59 €/kg de carcasse, affichant tout de même un recul de plus de 14 % par rapport à début 2025. De janvier à mars 2026, les abattages régionaux de volailles suivent des tendances différentes selon les espèces. Les volumes abattus de poulets et de coquelets ainsi que les oies sont en baisse, respectivement de 1,4 % et 27,3 %. À l’inverse, les abattages de canards progressent de 10,6 % en poids par rapport à 2025, et sont supérieurs de plus de 12 % à la moyenne triennale 2023-24-25 sur la même période. Le prix du foie gras reste stable à 36 € HT/kg sur l’ensemble du premier trimestre 2026.

Porcins

Tableau 1 : Abattages de porcs charcutiers en Nouvelle-Aquitaine

Cumul mars 2026 Poids (tec) Nombre (têtes) Évolution poids Évolution nombre
Nouvelle-Aquitaine 42 813 441 080 -1,6 % -1,5 %
France (hors DROM) 526 830 5 451 981 +1,5 % +1,0 %
Source(s) : Agreste SSP - Diffaga
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 441 080 porcs charcutiers représentant 42 813 tonnes équivalent carcasse (tec) ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, soit 1,6 % de moins que la même période en 2025 en poids, et 1,5 % de moins en nombre.

Des abattages en légère baisse et un prix régional qui se stabilise

Des abattages oscillants autour de 14 000 tonnes par mois.
Sur le premier trimestre de 2026, 441 080 porcs charcutiers ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, pour un total de 42 813 tonnes équivalent carcasse (tec), soit une légère baisse de 1,6 % par rapport au premier trimestre de 2025. Cette production reste nettement en retrait par rapport aux années antérieures, avec un retard de 8,5 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25.

L’analyse mensuelle révèle cependant une amélioration progressive de la situation. Après un mois de janvier particulièrement difficile avec une chute de 8,5 % par rapport à janvier 2025, les mois suivants montrent des signes d’amélioration : -1,5 % en février 2026 et surtout +6,1 % en mars 2026.

Cette reprise progressive se reflète également dans l’évolution de l’écart à la moyenne triennale 2023-24-25, qui se réduit progressivement et passe de -11,4 % en janvier à seulement -3,6 % en mars.

La production nationale suit une tendance inverse à celle de la région Nouvelle-Aquitaine, avec une légère augmentation de la production, de 1,5 % en poids et de 1,0 % en têtes sur l’ensemble du premier trimestre, pour atteindre les 526 830 tonnes produites.

Un poids moyen stable

Malgré une baisse de la production de porcs en Nouvelle-Aquitaine, le poids moyen par tête reste globalement stable, affichant une infime hausse de 0,24 % par rapport au premier trimestre de 2025.

Des prix qui se stabilisent après une année mouvementée

Après plusieurs années de fortes variations du cours du porc régional (Sud-Ouest), et des prix globalement élevés, il se stabilise début 2026 à son niveau le plus faible enregistré en fin d’année 2025, proche des valeurs de fin 2019-2020.

Le cours régional du porc charcutier E s’établit aux alentours des 1,59 €/kg, et devient donc très inférieur, de plus de 14 %, au début d’année 2025. De plus, il semble rester atone en ce début d’année, tandis que la hausse printanière a déjà commencé en Allemagne et en Espagne.

Au niveau national, la consommation de viande porcine est en hausse sur l’année 2025, avec une croissance qui dépasse 2 %.
Les exportations nationales de viandes de porc se réduisent (-4 % pour 14 kt) tandis que les importations augmentent légèrement (+3 % pour 8 kt).

Graphique 1 : Volume de porcs charcutiers abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP - Diffaga

Graphique 2 : Cotation régionale porc charcutier Sud-Ouest classe E

Source(s) : FranceAgriMer – commission de cotation de Toulouse

Volailles

Tableau 2 : Abattage de volailles en Nouvelle-Aquitaine

Cumul mars 2026 Poids (tonnes) Nombre (têtes) Écart moyen à la triennale (en poids)
Poulets (y c. coquelets) 26 686 17 362 504 +108 557
Évolution annuelle -1,4 % -5,0 % +3,6 %
Canards 11 309 2 873 430 +49 330
Évolution annuelle +10,6 % +7,7 % +3,4 %
Oies 45 8 940 291
Évolution annuelle -27,3 % -29,8 % -21,4 %
Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 26 686 tonnes de poulets et coquelets, représentant 17 362 504 têtes, ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, soit 1,4 % de moins que la même période en 2025.

Des tendances très variables pour les différentes filières de volailles

Les abattages de poulets en légère baisse sur le premier trimestre 2026.
Depuis le 22 octobre 2025, le niveau de risque lié à l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) a été relevé à « élevé » sur l’ensemble du territoire national, avant d’être ramené à « modéré » le 27 avril 2026. En Nouvelle-Aquitaine, plusieurs zones ont été affectées par des foyers depuis le début de la crise, mais un seul demeure actif au 18 mai 2026 (localisé au niveau de Périgueux).

Sur l’ensemble du premier trimestre 2026, 17 millions de poulets de chair ont été abattus dans la région, pour un poids total de 26 686 tonnes. Ces chiffres représentent une baisse de 5,0 % en volume et de 1,4 % en tonnage par rapport au premier trimestre 2025.

Cependant, cette tendance globale masque une évolution contrastée sur la période. Après un mois de janvier marqué par une forte baisse (-12,5 %), les abattages ont repris en février (+1,1 %) puis accéléré en mars (+7,8 %), signalant un regain progressif de la production.

Par ailleurs, malgré ce repli annuel, le poids total abattu au premier trimestre 2026 dépasse de 12,5 % la moyenne triennale 2023-24-25. Cette comparaison doit toutefois être nuancée, la moyenne restant influencée par les crises sanitaires antérieures, notamment les épisodes d’IAHP des années précédentes.

Une production nationale stable

Au niveau national, la production de poulets et coquelets s’élève à 178 millions de têtes pour le premier trimestre 2026, soit un tonnage total de 281 635 tonnes, accusant une légère baisse de 2,55 % en volume par rapport à la même période en 2025, dans un contexte encore marqué par la crise liée à l’IAHP.

Une production de canard en hausse

Les abattages de canards en Nouvelle-Aquitaine affichent une nette progression en ce début d’année 2026. Avec 2,87 millions de têtes abattues (soit 11 309 tonnes) sur le premier trimestre, la filière enregistre une hausse de 10,6 % en poids et de 7,7 % en nombre par rapport à la même période en 2025.

Cette dynamique s’explique notamment par un pic de production en mars, marqué par une augmentation de plus de 22 % par rapport à mars 2025. Par ailleurs, les volumes abattus dépassent de 19 % la moyenne triennale 2023-24-25.

Les abattages d’oie en retrait

Sur le premier trimestre 2026, 8 940 oies ont été abattues en Nouvelle-Aquitaine, pour un total de 45 tonnes. Ces chiffres révèlent un recul de 27,3 % en poids et de près de 30 % en nombre par rapport à 2025.

Si les abattages mensuels d’oies présentent habituellement une forte variabilité, le premier trimestre 2026 se distingue par une production particulièrement faible, sans pic significatif en février contrairement aux années précédentes.

Ainsi, le volume abattu reste inférieur de près de 20 % à la moyenne triennale 2023-24-25.

Le cours du foie gras est très stable

Après une légère hausse en fin d’année 2025 (+1 € HT/kg), le prix du foie gras de canard première qualité éveiné se maintient à 36 € HT/kg depuis le début de l’année 2026.

Graphique 3 : Volume de poulets et coquelets abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 5 : Volume d’oies abattues en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 4 : Volume de canards abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 6 : Cotation du foie gras éveiné France première qualité

Source(s) : FranceAgriMer – MIN Rungis
Note de lecture : Suite à des modifications dans les relevés de cotations en 2024, la moyenne triennale présentée est celle du foie gras entier de 2021 à 2023, dont la valeur était légèrement supérieure à celle du foie gras éveiné.

Herbivores 🐄🐑🐐

Le premier trimestre 2026 est marqué par la baisse des sorties pour abattage de gros bovins par rapport au cumul des trois premiers mois de 2025, quelle que soit la catégorie. Cette évolution, liée à une baisse de consommation, suit la tendance nationale dans un contexte économique mondial tendu. Les prix des bovins sont toujours très élevés. Certains sont supérieurs de 30 % à ceux du début de l’année 2025. Les cours des jeunes bovins mâles de race laitière et des broutards amorcent toutefois une inversion de tendance. Les abattages d’ovins, notamment d’agneaux, sont supérieurs à ceux de l’année précédente. Les cotations d’agneaux reculent par rapport à celles du premier trimestre 2025. Les prix suivent leur baisse saisonnière entamée après les fêtes de Pâques. Les abattages de caprins augmentent depuis un an. Les prix des chevreaux restent globalement supérieurs à ceux de 2025 et de la moyenne triennale 2023-24-25.

Gros bovins de boucherie

Au premier trimestre 2026, les abattages et les effectifs de gros bovins sont globalement en retrait de plus de 7 % par rapport à ceux de 2025. Les prix depuis janvier sont particulièrement élevés.

Vaches : une baisse de production sur tous les territoires

Depuis janvier 2026 les sorties pour abattages des vaches de réforme baissent de 8,1 % par rapport à 2025. Pour les races lait l’écart à la triennale 2023-24-25 en cumul dépasse les 19 %.
En mars 2026, dans 17 340 exploitations de Nouvelle-Aquitaine 851 371 vaches ont été recensées soit près de 2 % de moins d’effectif qu’en mars 2025, ce qui confirme la tendance à la diminution du cheptel.

Tableau 1 : Production de gros bovins de boucherie en Nouvelle-Aquitaine (sorties des élevages pour abattage, en têtes)

Territoire Vaches de réforme dont races viande Génisses de boucherie Bovins de boucherie mâles
1er trim. 26 Évol. cumul 1er trim. 26 Évol. cumul 1er trim. 26 Évol. cumul 1er trim. 26 Évol. cumul
Charente 2 152 -19,8 % 1 626 -16,8 % 1 446 -28,1 % 1 881 +3,5 %
Charente-Maritime 1 590 -15,0 % 1 069 -8,9 % 392 -23,6 % 506 +19,9 %
Corrèze 2 711 -2,5 % 2 443 -3,1 % 673 -5,6 % 649 -2,4 %
Creuse 4 639 -8,4 % 4 285 -7,7 % 2 689 -7,0 % 4 628 -8,3 %
Dordogne 2 920 -4,9 % 2 209 -4,9 % 1 162 -16,2 % 1 353 -11,9 %
Gironde 432 -2,5 % 294 +8,9 % 196 +22,5 % 209 -5,0 %
Landes 829 -8,1 % 664 +5,1 % 197 -30,1 % 410 +12,6 %
Lot-et-Garonne 739 -9,1 % 413 -16,2 % 191 -49,3 % 147 -57,0 %
Pyrénées-Atlantiques 3 226 -5,3 % 2 330 -8,0 % 776 -5,7 % 816 -3,3 %
Deux-Sèvres 7 428 -6,2 % 5 726 -3,0 % 2 783 -16,0 % 5 848 -6,8 %
Vienne 2 173 -9,6 % 1 630 -10,4 % 1 199 -4,4 % 1 590 -13,3 %
Haute-Vienne 3 990 -8,5 % 3 482 -11,0 % 3 712 -0,1 % 5 583 -7,9 %
Nouvelle-Aquitaine 32 829 -8,1 % 26 171 -7,1 % 15 416 -11,6 % 23 620 -7,1 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 2 152 vaches de réforme, dont 1 626 de races viande sont sorties des élevages de Charente pour abattage. Ce nombre est inférieur de 19,8 % à celui de la même période en 2025.

Génisses : une baisse de production des races viande et lait

La production cumulée des génisses de boucherie en Nouvelle-Aquitaine diminue de 11,6 % entre les premiers trimestres de 2025 et de 2026.

Les sorties pour abattage des génisses de race viande sont inférieures de 16,5 % à la moyenne triennale 2023-24-25 sur cette période.
La production des génisses de races lait diminue de plus de 19 % par rapport à l’an dernier sur le trimestre.
Avec 530 659 têtes recensées en mars 2026 dans 17 193 exploitations de la région, l’effectif régional de génisses diminue de 3,2 % sur un an. Les 474 514 génisses de races viande constituent 89,4 % du cheptel régional et connaissent une baisse identique à celle des races lait.

Bovins mâles : une baisse de production et des effectifs

Depuis janvier 2026, 23 620 bovins mâles ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine soit 7,1 % de moins qu’en 2025. Au mois de mars, 169 098 têtes sont recensées dans 13 980 exploitations de la région.
Les bovins mâles de race viande représentent près de 98 % du cheptel et sont 4,1 % moins nombreux qu’en mars 2025.

Graphique 1 : Production de vaches de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 3 : Production de génisses de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 5 : Production de bovins mâles de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 2 : Production de vaches de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 4 : Production de génisses de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 6 : Production de bovins mâles de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Des prix très supérieurs à leur niveau de 2025 pour les bovins

Depuis le début de l’année 2026, le repli de la production s’accompagne d’une envolée des prix, y compris pour les races lait. La baisse de l’offre peut expliquer cette augmentation du cours des bovins.

En mars 2026, les cotations des vaches sous SIQO Limousine U- et des génisses U- dépassent de plus de 33 % la moyenne annuelle triennale 2023-24-25. La cotation de la vache Blonde d’Aquitaine U= dépasse la moyenne triennale de près de 32 % sur le trimestre.
En avril, les prix semblent se stabiliser pour ces trois races de bovins.

Les cotations de jeunes bovins de race viande U= n’échappent pas à la flambée des prix. Au premier trimestre 2026 elles atteignent des valeurs supérieures de plus de 34 % à la moyenne triennale 2023-24-25. Depuis la mi-avril 2026, ces prix amorcent une baisse de plus de 3 %.
Au niveau national, les exportations de viande bovine reculent nettement sur un an (– 10,2 %) tandis que les importations progressent légèrement (+1,7 %).
En février 2026 la consommation apparente de viande bovine augmente de 3,3 % en un an. Elle atteint un niveau légèrement en dessous de la moyenne quinquennale 2021-2025 (– 0,7 %).

Consommation apparente = abattages + importations de viande – exportations. Source : Agreste, IR Bovins, avril 2026

Graphique 7 : Cotation vache Limousine U- (<10 ans, >350 kg, SIQO)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 9 : Cotation génisse U- (type viande > 350 kg)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 11 : Cotation vache laitière P=

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Graphique 8 : Cotation vache Blonde d’Aquitaine U= (<10 ans, >350 kg, SIQO)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 10 : Cotation jeune bovin mâle U= (type viande > 330 kg)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Veaux

La baisse de production se poursuit avec des prix très élevés.
Entre janvier et mars 2026, 39 499 veaux de boucherie toutes races confondues ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine avec une baisse de plus de 9 % par rapport à 2025.
Les veaux de race viande sont particulièrement touchés avec un retard sur le trimestre de plus de 17 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25. La baisse concerne également les races lait avec un retard cumulé de 12,1 % par rapport à la moyenne triennale sur cette période.

En mars 2026, 15 582 exploitations de la région comptent 470 924 veaux de boucherie soit 3 % de plus qu’en mars 2025. Les effectifs de veaux de race lait diminuent très légèrement de 1,1 % par rapport à mars 2025.

Avec une offre qui continue à se rétracter, les prix sont toujours très élevés. Ainsi, fin avril 2026, la cotation du veau élevé au pis U rosé clair atteint 11,58 €/kg de carcasse, soit 10,2 % de plus que fin avril 2025 et 19,3 % de plus que la moyenne triennale 2023-24-25. À la même date, celle du veau non élevé au pis R rosé clair s’affiche à 9,48 €/kg de carcasse, soit 22,3 % de plus que la moyenne triennale.

Tableau 2 : Production de veaux de boucherie (sorties des élevages pour abattage)

Territoire Veaux de boucherie race viande Veaux de boucherie race lait
1er trim. 26 Évol. cumul 1er trim. 26 Évol. cumul
Corrèze 4 537 -13,3 % 1 950 -2,7 %
Dordogne 7 433 -10,2 % 3 241 +63,4 %
Landes 891 -37,1 % 787 +108,2 %
Lot-et-Garonne 1 935 +10,3 % 950 -48,2 %
Pyrénées-Atlantiques 5 671 -18,6 % 3 766 -7,1 %
Deux-Sèvres 1 471 -7,4 % 1 409 -28,1 %
Haute-Vienne 968 -24,6 % 193 +614,8 %
Nouvelle-Aquitaine 25 799 -12,9 % 13 700 -1,2 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 4 537 veaux de boucherie de race viande sont sortis des élevages de Corrèze pour abattage, soit 13,3 % de moins que la même période en 2025.

Graphique 12 : Production de veaux de boucherie de races viande en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 14 : Cotation veau élevé au pis rosé clair U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Graphique 13 : Production de veaux de boucherie de races lait en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 15 : Cotation veau non élevé au pis rosé clair R

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Broutards

Une baisse pour l’ensemble des broutards, des prix toujours très élevés malgré une baisse récente.
En mars 2026 avec 15 907 sorties, les exports de broutards provenant de 2 462 exploitations de la région baissent de 12,2 % comparés à mars 2025. Ils sont également inférieurs de 11,7 % à la moyenne triennale 2023-24-25.
Au premier trimestre, les exports de broutards lourds sont en fort retrait de 23,5 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25 sur cette période. De même, les broutards légers diminuent de 15,4 % par rapport à la moyenne triennale.

Malgré un fléchissement fin avril, le cours des broutards de race Limousine U atteint fin avril 6,10 €/kg vif, supérieur de plus de 38 % à la moyenne triennale 2023-24-25. Tout autant, la race Blonde d’Aquitaine, avec 6,50 €/kg vif fin avril 2026 se situe à plus de 37 % au-dessus de la moyenne triennale.

Tableau 3 : Exportations de broutards en Nouvelle-Aquitaine (en têtes)

Territoire Broutards légers
(6 à 12 mois)
Broutards lourds
(12 à 18 mois)
1er trim. 26 Évol. cumul 1er trim. 26 Évol. cumul
Charente 1 908 +0,9 % 350 -46,4 %
Corrèze 10 158 +9,5 % 1 883 -23,6 %
Creuse 9 779 +6,3 % 3 668 -26,2 %
Dordogne 4 298 -7,7 % 549 -43,8 %
Lot-et-Garonne 948 -20,9 % 149 -21,2 %
Pyrénées-Atlantiques 162 -95,8 % 18 -95,0 %
Deux-Sèvres 1 483 +8,0 % 560 +0,2 %
Vienne 2 037 -16,7 % 387 -54,9 %
Haute-Vienne 6 316 -0,7 % 1 449 -39,2 %
Nouvelle-Aquitaine 37 965 -9,0 % 9 201 -32,8 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 1 908 broutards légers ont été exportés depuis la Charente, soit 0,9 % de plus que sur la même période en 2025.

Graphique 16 : Exportations de broutard légers en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 18 : Cotation broutard race Limousine 6-12 mois (300 kg) U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Graphique 17 : Exportations de broutard lourds en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 19 : Cotation broutard race Blonde d’Aquitaine 6-12 mois (300 kg) U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Ovins

Une production en hausse pour l’ensemble des ovins, des prix plutôt en baisse.
Sur le premier trimestre 2026, 295 858 ovins ont été abattus dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine, ce qui représente 5 816 tonnes équivalent carcasse (tec), soit une hausse de 20,5 % en têtes, et de 19,9 % en poids par rapport à la même période en 2025.

Depuis le début de l’année, 249 334 agneaux ont été abattus. Ils représentent 84,3 % des effectifs d’ovins sur cette période. 4 531 tonnes ont ainsi été abattues depuis janvier 2026, soit 21,5 % de plus qu’en 2025 en poids et 22,2 % en nombre de têtes.

L’évolution en poids (+14,47 %) des ovins de réforme entre les premiers trimestres 2025 et 2026 est supérieure à celle en nombre (+12,05 %). Cette tendance met en évidence des ovins de réforme plus engraissés que l’année précédente.

Le cumul des abattages pour l’ensemble des ovins est supérieur de 6,2 % à la moyenne triennale 2023-24-25. Celui des agneaux la dépasse de 26,6 %.
En mars 2026, le nombre d’agneaux abattus en Nouvelle-Aquitaine atteint un pic saisonnier avec 123 564 abattages, soit près 8 % de plus que le pic saisonnier du mois d’avril 2025. Cette hausse est portée par le dynamisme du département de la Vienne.
Le cours de l’agneau 16-19 kg couvert U atteint son pic de valeur saisonnier de 12,10 €/kg de carcasse la seconde quinzaine de mars, correspondant aux fêtes de Pâques. Ce pic est légèrement inférieur de 1,6 % à celui du début avril 2025 à 12,29 €/kg de carcasse.

Fin avril, la cotation régionale atteint 11,30 €/kg de carcasse soit 10,4 % au-dessus de la moyenne triennale 2023-24-25 mais près de 3,6 % de moins que la valeur correspondante d’avril 2025.
Cette hausse de la production, en lien avec une diminution de la consommation de viande ovine plus onéreuse dans un contexte social tendu, peut expliquer la baisse des prix.

Graphique 20 : Abattages ovins en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga

Graphique 21 : Cotation agneau 16-19 kg couvert U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Nord

Caprins

La production toujours en baisse, des prix supérieurs à ceux de 2025.
Au premier trimestre 2026, 199 089 caprins ont été abattus dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine pour 1 603 tonnes équivalent carcasse (tec), soit 31 % de plus en nombre qu’en 2025.

De janvier à mars 2026, 168 645 chevreaux ont été abattus soit une hausse de production de près de 40 % par rapport à 2025. Le poids total des chevreaux abattus depuis le mois de janvier augmente également (+39,4 %) sur cette période.

Le prix des chevreaux est légèrement supérieur à celui de 2025. Il suit globalement la même tendance que l’année précédente.
La cotation marque son sursaut habituel autour des fêtes de Pâques à 3,94 €/kg vif, soit près de 3,7 % au-dessus de la valeur du pic de 2025 et 8,8 % au-dessus de la moyenne triennale 2023-24-25.

Le prix redescend à 3,63 €/kg vif mi-avril, soit une valeur supérieure de 5 % à celle de la valeur basse 2025 après ce pic.

Graphique 22 : Abattages caprins en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga – Diffabatvol

Graphique 23 : Cotation chevreau

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations nationales

Activité des abattoirs

Tableau 4 : Activité des abattoirs en Nouvelle-Aquitaine

Cumul mars 2026 Nombre (têtes) Poids (tec)
Volume Évolution Volume Évolution
Vaches allaitantes 28 106 -4,0 % 12 604 -2,8 %
Vaches laitières 7 645 +6,8 % 2 577 +9,6 %
Bovins mâles de boucherie 17 935 +0,5 % 7 612 +3,8 %
Génisses de boucherie 12 649 +7,6 % 5 074 +8,8 %
Veaux de boucherie 59 310 -6,1 % 8 374 -8,2 %
Tous bovins 129 583 -2,2 % 38 000 +0,3 %
Agneaux 249 334 +22,2 % 4 531 +21,5 %
Tous ovins 295 858 +20,5 % 5 816 +19,9 %
Chevreaux 168 645 +39,9 % 886 +39,4 %
Tous caprins 199 089 +31,1 % 1 603 +18,9 %
Source(s) : Agreste SSP – Diffaga – Diffabatvol
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 28 106 vaches allaitantes ont été abattues dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine, représentant 12 604 tonnes équivalent carcasse (tec). Ces nombres sont inférieurs de 4,0 % en têtes et de 2,8 % en tec à ceux de la même période en 2025.

Lait 🥛

Sur le premier trimestre 2026, la collecte de lait de vache affiche une augmentation de 3,6 % par rapport à 2025 et suit l’évolution du niveau national. La tendance au recul du bio en 2025 semble s’inverser avec une hausse de 1,2 % sur les trois premiers mois. Depuis janvier 2026, les prix du lait en conventionnel poursuivent leur baisse amorcée fin 2025, tandis que ceux en bio augmentent. Les livraisons de lait de chèvre sont en hausse de près de 4 % par rapport à 2025. La filière biologique affiche un recul de près de 23 % sur le premier trimestre 2026. Les prix poursuivent leur maintien en conventionnel. Ils progressent en bio de 2,3 % par rapport à l’année précédente. La collecte de lait de brebis est en hausse de près de 5 % par rapport au premier trimestre 2025. Elle est stable sur le bio. La fabrication de fromages de brebis, et notamment d’Ossau-Iraty continue à progresser avec une augmentation de plus de 22 % par rapport à 2025.

Lait de vache

Une collecte en hausse sur le 1er trimestre 2026 tous lait confondus

Les livraisons de lait de vache cumulées depuis le début de l’année 2026 en Nouvelle-Aquitaine sont en hausse de 3,6 % comparées à celles du premier trimestre 2025. La collecte augmente dans tous les départements de la région de façon plus ou moins prononcée.
La dynamique en volume sur cette période est surtout portée par la Charente, la Vienne et la Charente-Maritime. Ces trois départements ont collecté depuis janvier 2026 3,6 millions de litres de lait supplémentaires par rapport à la même période en 2025.

En Nouvelle-Aquitaine, la collecte de lait affiche une progression de 4,7 % entre les mois de mars 2025 et 2026, légèrement en dessous des 5,3 % d’augmentation du niveau national.

Le volume de lait collecté sur ces trois premiers mois est en légère hausse (+1,07 %) par rapport celui de la moyenne triennale 2023-24-25.
En mars 2026 la région compte 1 619 producteurs de lait de vache. Le nombre de livreurs est estimé à 1 629 sur le trimestre.

Tableau 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

1er trimestre 2026 Volume
(1 000 l.)
dont bio Évolution dont bio
Charente 20 628 605 +7,6 % +8,8 %
Charente-Maritime 19 608 442 +5,4 % +36,0 %
Corrèze 8 334 260 +9,8 % -3,5 %
Creuse 9 234 324 +10,0 % +11,5 %
Dordogne 23 778 477 +1,8 % -41,9 %
Gironde 4 867 8 +2,3 % +1,9 %
Landes 6 976 117 +2,2 % -52,3 %
Lot-et-Garonne 11 233 65 +1,5 % +19,7 %
Pyrénées-Atlantiques 31 192 330 +2,5 % -6,2 %
Deux-Sèvres 54 084 2 246 +0,8 % +13,3 %
Vienne 22 113 891 +5,2 % +9,8 %
Haute-Vienne 12 369 887 +5,1 % +3,3 %
Nouvelle-Aquitaine 224 416 6 653 +3,6 % +1,2 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 20 628 000 litres de lait de vache ont été livrés en Charente, dont 605 000 en bio, soit 7,6 % de plus qu’à la même période en 2025, et 8,8 % de plus pour le seul lait bio.

Un léger rebond de la collecte en bio

En mars 2026, le nombre de producteurs de lait bio représente près de 6,9 % de l’ensemble des producteurs laitiers de la région. La filière a ainsi perdu 5,1 % de producteurs bio depuis mars 2025.
Malgré cette diminution, la collecte en bio a augmenté de 1,2 % par rapport au premier trimestre 2025, marquant une intensification de l’activité de production par livreur.
La collecte sur cette période reste inférieure de plus de 14 % à celle de la moyenne triennale 2023-24-25 et montre les difficultés rencontrées par la filière.
Sur le premier trimestre 2026 la part de lait bio collecté reste stable par rapport à 2025, représentant environ 3 % de la collecte.

Une forte baisse des prix en 2026

Le prix du lait a baissé de près de 4,7 % entre décembre 2025 et janvier 2026. Il est repassé en dessous des 500 €/1 000 litres en tout début d’année.
Après une forte baisse de 6,4 % au premier trimestre 2026, le prix moyen mensuel payé au producteur est de 463,50 €/1 000 litres en mars. Cette valeur est inférieure de 9,4 % à celle de mars 2025 et de 6,3 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25.

Le prix au mois de mars s’approche de son plus bas niveau des trois dernières années, de juin 2024.
Ce repli intervient dans un contexte mondial de surproduction au regard de la demande.

Hausse annuelle des prix du lait bio

Depuis le début de l’année, le prix du lait bio affiche des valeurs supérieures à celles de 2025.

À 550,29 €/1 000 litres en janvier 2026, il suit ensuite sa baisse saisonnière, de façon plus marquée qu’au premier trimestre 2025.

En mars 2026 le prix moyen mensuel payé au producteur est de 507,48 €/1 000 litres, soit une légère hausse de 1,2 % par rapport à 2025. Ce prix est aussi supérieur de 2,1 % à celui de la moyenne annuelle triennale 2023-24-25.

En mars 2026, l’écart avec le prix du lait conventionnel s’élève à près de 10 %, marqué par la forte baisse du prix conventionnel.

Graphique 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 3 : Livraisons de lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 2 : Prix mensuel du lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 4 : Prix mensuel du lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Lait de chèvre

Une hausse du lait conventionnel

Au premier trimestre 2026, la collecte régionale de lait de chèvre augmente de 3,7 % par rapport à la même période en 2025. Cette hausse du lait collecté suit la tendance nationale et permet d’assurer les approvisionnements pour la transformation avec une demande plus forte pour les produits ultra-frais. Il en résulte une baisse des importations.
Les livraisons en Nouvelle-Aquitaine restent néanmoins inférieures de près de 4 % à celles de la moyenne triennale 2023-24-25.

Le bio en recul

Depuis le mois de janvier 2026, les livraisons régionales de lait de chèvre bio diminuent de près de 23 % par rapport celles de la même période en 2025.
La Dordogne et la Vienne, troisième et deuxième départements producteurs de lait de chèvre bio, sont respectivement en baisse de 33,4 % et 7,8 % par rapport au premier trimestre 2025.
Les livraisons en bio sur cette période ne représentent cependant que 1,6 % du total et restent en retrait de plus de 26 % par rapport à la moyenne triennale 2022-23-24.

Des prix relativement stables

En mars 2026, le prix du lait de chèvre de 891,35 €/1 000 litres, suit sa baisse saisonnière, stable par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25.
À cette date, le prix du lait bio atteint 1 101,88 €/1 000 litres et dépasse de 2,3 % celui de mars 2025.
Il est supérieur de près de 24 % au prix du lait conventionnel.

Tableau 2 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

1er trimestre 2026 Volume
(1 000 l.)
dont bio Évolution dont bio
Deux-Sèvres 22 205 206 +3,8 % +4,2 %
Vienne 9 818 119 -0,5 % -7,8 %
Dordogne 3 004 304 +0,3 % -33,4 %
Charente 2 497 46 +1,3 % -19,0 %
Nouvelle-Aquitaine 43 236 676 +3,7 % -22,7 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 22 205 000 litres de lait de chèvre ont été livrés en Deux-Sèvres, dont 206 000 en bio, soit 3,8 % de plus qu’à la même période en 2025 et 4,2 % de plus pour le lait bio.

Graphique 5 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 7 : Livraisons de lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 6 : Prix mensuel du lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 8 : Prix mensuel du lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Lait de brebis

Une collecte en hausse saisonnière par rapport à 2025

En mars 2026, la région compte 1 082 producteurs de lait de brebis soit près de 4,4 % de moins qu’en mars 2025. Malgré cette baisse, la collecte a progressé sur le premier trimestre de près de 5 % par rapport à 2025, mettant en évidence une meilleure productivité des brebis.
Les livraisons en bio suivent cette tendance avec une progression de 2,0 % depuis le mois de janvier. Le bio ne représente que 1,2 % de la collecte.

Tableau 3 : Livraisons de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine

1er trimestre 2026 Volume
(1 000 l.)
dont bio Évolution dont bio
Pyrénées-Atlantiques 32 201 287 +4,8 % -1,3 %
Nouvelle-Aquitaine 32 305 391 +4,8 % +2,0 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : Entre janvier et mars 2026, 32 201 000 litres de lait de brebis ont été livrés en Pyrénées-Atlantiques, dont 287 000 en bio, soit 4,8 % de plus qu’en 2025, et 1,3 % de moins pour le seul lait bio.

Graphique 9 : Livraisons de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 10 : Livraisons de lait de brebis bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Transformation

Au premier trimestre 2026, la fabrication de fromage de brebis notamment d’Ossau-Iraty augmente fortement de 22,4 % par rapport à 2025. La fabrication de fromages de chèvre poursuit sa baisse de 2025. Les transformations de beurre quant à elles augmentent de 6,5 % sur ce trimestre.

Tableau 4 : Transformation des principaux produits laitiers en Nouvelle-Aquitaine

milliers de litres (lait)
ou tonnes
Production
2026
Évolution
Lait liquide conditionné 45 202 -8,1 %
Beurre 5 821 +6,5 %
Fromages de chèvre 17 699 -2,5 %
dont bûchettes 10 732 -1,5 %
Fromages de brebis 7 190 +11,1 %
dont Ossau-Iraty 2 877 +22,4 %
Produits dérivés
de l’industrie laitière
10 913 -6,1 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : De janvier à mars 2026, 45 202 000 litres de lait conditionné ont été produits en Nouvelle-Aquitaine, soit 8,1 % de moins que sur la même période en 2025.

Graphique 11 : Transformations de fromages de chèvre et de brebis (hors transformation à la ferme)

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Prix d’achat des intrants 🌱⛽

Au premier trimestre 2026, les prix des intrants agricoles en Nouvelle-Aquitaine enregistrent une hausse marquée de plus de 10 %, passant de 131,3 en janvier 2026 à 144,6 en mars 2026. Cette tendance s’explique notamment par les prix de l’énergie et des lubrifiants qui connaissent une hausse brutale en mars, avec une progression de près de 45 % par rapport à janvier, et de plus de 40 % par rapport à mars 2025.

Les engrais et amendements enregistrent également une forte hausse en mars, avec une augmentation de 8,1 % par rapport à février.
Les aliments pour animaux, stables sur le premier trimestre 2026, sont en retrait de près de 6 % par rapport au premier trimestre 2025.

Tableau 1 : Indice des prix des intrants en Nouvelle-Aquitaine

Noms et services de consommation courante Pondérations (%) mars 2026 janvier 2026 Évolution sur le trimestre mars 2025 Évolution sur un an
Ensemble 100,0 % 144,6 131,3 +10,1 % 131,7 +9,8 %
Semences et plants 8,3 % 113,0 112,1 +0,8 % 113,9 -0,8 %
Énergie et lubrifiants 13,3 % 203,1 140,9 +44,1 % 144,3 +40,7 %
Engrais et amendements 28,0 % 183,1 166,7 +9,8 % 159,2 +15,0 %
Produits de protection des cultures 15,0 % 103,5 101,5 +2,0 % 105,5 -1,9 %
Aliments des animaux 19,7 % 118,3 118,3 0,0 % 125,5 -5,7 %
Aliments simples 1,1 % 110,2 106,6 +3,4 % 117,1 -5,9 %
Aliments composés 18,6 % 118,8 119,0 -0,2 % 126,0 -5,7 %
Source(s) : Ipampa (indice de prix d’achat des moyens de production agricole), Insee et Agreste

Graphique 1 : Indice des prix des intrants en Nouvelle-Aquitaine de 2021 à 2026

Source(s) : Ipampa (indice de prix d’achat des moyens de production agricole), Insee et Agreste

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