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Pastoralisme et transhumance

En Nouvelle-Aquitaine, la pratique du pastoralisme se retrouve essentiellement en zone Montagne dans les Pyrénées Atlantiques mais également, de façon plus marginale, en Limousin (sur le plateau de Millevaches), en Dordogne (Sarladais), dans les Landes (barthes de l’Adour) et en Charente-maritime (marais charentais).

Adapté à la ressource herbagère d’altitude, l’élevage transhumant, ou pastoralisme, se pratique sur de vastes espaces de montagne et haute montagne où il constitue l’une des rares activités agricoles. Le pastoralisme se pratique également en moyenne altitude, en prolongement de l’exploitation agricole, dans un souci de mobilisation optimale des ressources fourragères selon l’altitude et le calendrier de développement de la végétation.
Le pastoralisme a une fonction sociale et économique en maintenant une activité et des emplois dans des régions difficiles et en contribuant à des productions de qualité, comme les fromages ou la viande, dont certaines sont sous signe officiel de qualité (AOC, label rouge, etc.).

Le maintien des pratiques pastorales présente également un intérêt majeur pour la préservation de la biodiversité des milieux montagnards. Ces pratiques ont généralement un impact positif sur l’occupation et l’aménagement des territoires. Elles contribuent également activement à la défense des forêts contre les incendies.

L’activité pastorale de Montagne est intrinsèquement confrontée à des surcoûts par rapport à l’agriculture conduite dans d’autres conditions. C’est pour cette raison que les collectivités territoriales, l’Etat et l’Europe soutiennent, via différents dispositifs financiers, ces activités pastorales (voir rubriques sur les aides).

La transhumance au patrimoine de l’UNESCO
Depuis juin 2020, la transhumance pratiquée par les bergers et les éleveurs français est reconnue comme patrimoine culturel immatériel (PCI) en France. Cette reconnaissance est une première étape importante avant l’organisation d’une candidature internationale pour une reconnaissance de la transhumance comme Patrimoine culturel immatériel de l’humanité (UNESCO).