Granivores 🐖 🦆 🐔 - Bilan annuel 2025 au 1er février 2026

Sur l’ensemble de l’année 2025, les abattages régionaux de porcs charcutiers enregistrent une légère hausse de 0,7 % en poids par rapport à 2024. Les volumes abattus se sont globalement maintenus à un niveau stable, autour de 14 000 tonnes équivalent carcasse par mois. Dans le même temps, le cours du porc s’établit en moyenne à 1,86 €/kg de carcasse, soit un recul de 6,74 % par rapport à 2024. L’année est toutefois marquée par une nette chute des prix en fin de période, à partir du mois d’août 2025. En 2025, les abattages régionaux de poulets et de coquelets poursuivent leur progression, avec une hausse de 5,9 % en poids par rapport à 2024 et un niveau supérieur de plus de 17 % à la moyenne triennale 2022-23-24. À l’inverse, les abattages de canards et d’oies reculent sur l’ensemble de l’année, respectivement de 2,4 % et de 17,6 % par rapport à l’année précédente. Après une légère baisse observée en janvier, le prix du foie gras est resté globalement stable à 35 € HT/kg jusqu’en novembre, avant de se redresser en décembre pour atteindre 36 € HT/kg. Néanmoins, il est inférieur de près de 12 % en moyenne par rapport à 2024.

Porcins

Des abattages en légère hausse mais un prix régional en baisse.

Maintien des abattages sur un an

Sur l’ensemble de l’année 2025, 1 763 465 porcs charcutiers ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, pour un total de 168 658 tonnes équivalent carcasse (tec), soit une légère hausse de 0,7 % par rapport à l’année 2024.
Néanmoins, cette production reste nettement en retrait par rapport aux années antérieures, avec un retard de 10,0 % par rapport à la moyenne triennale 2022-23-24.
La tendance à la baisse de la production de viande porcine en Nouvelle-Aquitaine s’explique en partie par une diminution du cheptel porcin. Les 881 000 têtes du cheptel 2024 représentent 6,3 % de moins qu’en 2020. De plus, la consommation de viande porcine a diminué de près de 4 % entre 2018 et 2024 (source : FranceAgriMer).
Les abattages de porcs restent très réguliers tout au long de l’année, avec une moyenne mensuelle de 14 055 tonnes et 146 955 têtes.
La production nationale suit la même tendance que celle de la région Nouvelle-Aquitaine, avec une légère augmentation de la production en poids, de 0,8 %, et de 0,3 % en têtes entre 2024 et 2025 pour atteindre les 2 046 003 tonnes produites.

Un poids moyen relativement stable

Malgré cette hausse globale de la production de porcs, le poids moyen par tête reste globalement stable, affichant une légère baisse de 0,6 % par rapport à 2024.

Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 1 763 465 porcs charcutiers représentant 168 658 tonnes équivalent carcasse (tec) ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, soit 0,7 % de plus qu’en 2024 en poids, et 1,3 % de plus en nombre.

Des prix en chute suite à deux années exceptionnellement élevées

Le cours du porc est resté stable jusqu’en avril 2025, passant en dessous de la valeur moyenne triennale dès fin février, tant au niveau national que régional. Il a repris une progression forte à partir de juin, sans retrouver les cours exceptionnellement élevés de 2023 et 2024, mais en s’en rapprochant très fortement.
Fin juillet, le cours régional du porc charcutier E s’établit à 2,18 €/kg de carcasse, 1,2 % en dessous de la valeur triennale 2022-23-24.
Il chute ensuite très fortement sur le reste de l’année, accusant une baisse globale de 26,2 % pour atteindre 1,61 €/kg de carcasse fin décembre.
Au niveau national, la consommation de viande porcine est en hausse sur l’année 2025, avec une croissance qui dépasse 2 %.
Les exportations de viandes de porc se réduisent (4 %, − 14 kt) tandis que les importations se redressent légèrement (+ 3 %, +8 kt).

Graphique 1 : Volume de porcs charcutiers abattus en Nouvelle-Aquitaine

Graphique 2 : Cotation régionale porc charcutier Sud-Ouest classe E

Volailles

Les abattages de poulets tirent la production vers le haut.

Les abattages de poulet continuent leur envolée

Depuis la reprise de la production à la fin de l’année 2023 et la diminution des risques liés à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), l’activité d’abattage de poulets et de coquelets est à la hausse.
Toutefois, depuis le 22 octobre 2025, le niveau de risque IAHP a été porté au niveau élevé sur l’ensemble du territoire national. En Nouvelle- Aquitaine, cinq départements sont concernés. Par ailleurs, quatre grues porteuses du virus ont été diagnostiquées en Gironde à la fin du mois de novembre, ainsi qu’un foyer en Haute-Vienne fin janvier.
Depuis le début de l’année, 73 millions de poulets de chair, représentant un poids total de plus de 108 939 tonnes, ont été abattues dans la région. Cela correspond à une hausse de 5,9 % en volume et de 4,8 % en tonnage par rapport 2024.
Après une année 2022 particulièrement basse (85 000 tonnes abattues) en raison des difficultés sanitaires, la reprise s’accentue encore. La production augmente ainsi de manière continue, avec une croissance annuelle moyenne de +8,5 %.
En 2025, la production annuelle dépasse de 17,6 % la moyenne triennale. Il convient toutefois de rappeler que cette moyenne reste affectée par les conséquences des crises sanitaires antérieures.

Une production nationale stable

Au niveau national, la dynamique demeure également orientée à la hausse. En 2025, la production de poulets et coquelets atteint 743 millions de têtes, soit une augmentation de 2,8 %, pour un total de 1,15 million de tonnes.

Tableau 2 : Abattage de volailles en Nouvelle-Aquitaine

Note de lecture : De janvier à décembre 2025, 108 939 tonnes de poulets et coquelets, représentant 73 611 988 têtes, ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, soit 5,9 % de plus que la même période en 2024.

La production de canard se replie

Les abattages de canards reculent en 2025. Sur l’ensemble de l’année, 12,5 millions de canards ont été abattus en Nouvelle-Aquitaine, représentant 48 242 tonnes. Cela correspond à une diminution de 2,4 % en poids et de 6,3 % en nombre de têtes par rapport à 2024.
Toutefois, ce repli a été atténué en fin d’année. Au cours des quatre derniers mois, le volume produit est supérieur de 6,1 % à celui enregistré à la même période de 2024.
Ainsi, malgré la baisse annuelle des abattages, les volumes produits demeurent 27,3 % au-dessus de la moyenne triennale 2022-23-24.

Les abattages d’oie restent en retrait

En 2025, 66 711 oies ont été abattues en Nouvelle-Aquitaine, pour un total de plus de 308 tonnes. Cela représente une baisse de 17,6 % en poids et de 13,5 % en nombre par rapport à 2024.
Comme chaque année, les abattages mensuels d’oies affichent une forte variabilité. L’écart moyen à la moyenne triennale 2022-23-24 s’élève à −15,6 %, en partie du fait d’un niveau particulièrement élevé en 2022, qui influence encore la référence.
Ainsi, la tendance observée sur les deux dernières années est nettement orientée à la baisse, avec une diminution annuelle moyenne de 13 % en poids.

Le cours du foie gras est très stable

Le cours du foie gras a baissé sur les premières semaines de 2025 pour s’établir à partir de fin janvier à 35 € HT/kg (foie gras de canard première qualité éveiné).
Il est resté parfaitement stable de février à novembre sur cette valeur, avant de connaître une légère hausse (de 1 € HT/kg) atteignant les 36 € HT/kg fin décembre.
Comme en 2024, il n’a pas été marqué par une forte hausse saisonnière en fin d’année.

Graphique 3 : Volume de poulets et coquelets abattus en Nouvelle-Aquitaine

Graphique 5 : Volume d’oies abattues en Nouvelle-Aquitaine

Graphique 4 : Volume de canards abattus en Nouvelle-Aquitaine

Graphique 6 : Cotation du foie gras éveiné France première qualité

Note : Suite à des modifications dans les relevés de cotations en 2024, la moyenne triennale présentée est celle du foie gras entier de 2021 à 2023, dont la valeur était légèrement supérieure à celle du foie gras éveiné.

Les données des figures


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