Conjoncture mensuelle n°73 - au 1er juin 2026

Les données des figures

Météo ☀️

C’est lors des deux premières décades que se concentre la pluviométrie du mois. Si le cumul mensuel est proche des normales, la répartition géographique est disparate. Le quart nord de la région ainsi que l’extrême sud-est connaissent des déficits plus ou moins marqués alors que le reste de la région est plus arrosé que de coutume. Avec un écart positif de 2,6 °C le mois de mai achève un printemps météorologique le plus chaud jamais enregistré pour la région. La dernière décade est caniculaire, phénomène inédit à cette période de l’année. Des dizaines de records mensuels sont battus, le plus remarquable se situe à La Couronne (16) le 27 avec 37,8 °C. L’humidité des sols superficiels diminue sensible­ment, surtout dans l’ex-Limousin. En conséquence, les arrêtés de vigilance et de restriction se multiplient.

Carte 1 : Température et pluviométrie départementales de mai 2026

Carte représentant les données de température et de pluviométrie du mois pour les 12 stations de la région.
Source(s) : Météo France

Tableau 1 : Cumul et écart par rapport à la normale 1991-2020

Valeurs d’octobre 2025 à mai 2026 Température moyenne (°C) Pluviométrie (mm)
Agen Cumul 95,6 542,3
Écart 12,5 56,7
Bergerac Cumul 90,0 555,5
Écart 10,3 10,5
Bordeaux Cumul 101,7 729,2
Écart 13,2 61,2
Brive Cumul 92,3 706,2
Écart 15,5 84,6
Cognac Cumul 96,5 700,4
Écart 12,7 149,8
Guéret Cumul 74,6 621,1
Écart 10,7 18,0
La Rochelle Cumul 97,6 540,8
Écart 13,4 -28,4
Limoges Cumul 83,6 732,8
Écart 15,2 3,8
Mont-de-Marsan Cumul 96,3 745,7
Écart 11,8 88,3
Niort Cumul 89,8 507,9
Écart 12,8 -112,8
Pau Cumul 98,2 910,0
Écart 12,7 107,5
Poitiers Cumul 86,2 469,8
Écart 14,8 -24,2
Source(s) : Météo France

Graphique 1 : Pluviométrie et température mensuelles 2026

Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine
Note de lecture : Normale : 1991-2020

Graphique 2 : Pluviométrie cumulée 2025-2026

Source(s) : Météo France - moyenne 12 stations Nouvelle-Aquitaine

Carte 2 : Rapport entre la hauteur de précipitations de mai et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)

Pluviométrie sous les normales sur le quart nord-est et l'extrême sud-est, au dessus des normales partout ailleurs.
Source(s) : Météo France

Carte 3 : Écart entre la température moyenne de mai et la moyenne mensuelle de référence (1991-2020)

Niveau de température quasi uniforme sur toute la région.
Source(s) : Météo France

Carte 4 : Cumul mensuel de précipitations du mois de mai

Cumul croissant du Nord vers le Sud.
Source(s) : Météo France

Carte 5 : Indicateur d’humidité des sols standardisé (SSWI) sur une période de 1 mois - Mai 2026

Sols très secs voire extrêmement secs en ex-Limousin et dans les Deux-Sèvres, autour de la normale partout ailleurs.
Source(s) : Météo France

Carte 6 : Indicateur d’humidité des sols standardisé (SSWI) sur une période de 3 mois - Mars 2026, avril 2026, mai 2026

Sols très secs en ex-Limousin et sur une partie des Deux-Sèvres, autour de la normale partout ailleurs.
Source(s) : Météo France

Carte 7 : Restrictions en eau superficielle au 31 mai

Hausse de la vigilance et des alertes dans l'ex-Poitou-Charentes, en Dordogne et dans la Creuse.
Source(s) : Ministère de la Transition Écologique

Carte 8 : Niveaux des nappes d’eau souterraine au 31 mai

Niveau des nappes en baisse générale, modérément bas dans l'ex-Limousin et dans le nord de la Charente-Maritime, autour de la normale voire modérément haut partout ailleurs.
Source(s) : BRGM

Grandes cultures 🌾

La surface régionale 2026 de céréales, oléagineux et protéagineux (COP) est à nouveau en recul pour atteindre un de ses plus faibles niveaux depuis 2000. Le retrait des surfaces de COP est, en partie, compensé par la hausse des surfaces de jachères. La surface de maïs grain s’effondre à un niveau jamais observé depuis 2000. Les surfaces perdues sont transférées, pour leur grande majorité, vers les oléagineux, colza, tournesol, soja et lin oléagineux. Les surfaces de féveroles progressent fortement et détrônent le pois de sa première culture régionale de protéagineux.

Évolutions des surfaces en COP de Nouvelle-Aquitaine

Graphique : Évolutions des surfaces en COP de Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste - Statistiques Agricoles Annuelles 2000 - 2025 ; Conjoncture Grandes Cultures - juin 2026

Fruits et légumes 🥬🍓

En mai, la fin de la campagne de l’asperge s’amorce avec des volumes qui diminuent progressivement compte tenu d’une météo moins clémente. Les prévisionnels de production ont été atteints voire dépassés cette année. La fraise de printemps traverse un creux de production après les pics des semaines précédentes. Le retour de fortes chaleurs en fin de mois favorise la consommation du produit dont l’offre s’élargit avec l’arrivée des variétés remontantes. La vigilance se porte sur le maintien de la qualité des lots en Gariguettes notamment.

Asperge

Asperge conventionnelle : La météo peu propice engendre une baisse de calibres et de production

Après un mois d’avril particulièrement difficile, les producteurs décident d’arrêter de plus en plus de parcelles. La météo froide et pluvieuse de ce début de mois engendre une forte baisse de la production.

Les ventes à l’export cessent rapidement face au manque de marchandises et à la baisse significative des calibres.

La fin de campagne est enclenchée. L’offre devient inférieure à la demande et les cours remontent doucement tout au long du mois.

Les cotations du RNM se terminent en semaine 21 par manque de représentativité.

Graphique 1 : Asperge violette Sud-Ouest (cat I - cal 16-22 mm - plt 5 kg)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Asperge Bio : Les cours remontent face à un manque de produits

La météo froide et pluvieuse ralentit fortement les quantités produites. La très belle qualité du produit permet cependant un bel écoulement malgré la morosité du marché.

Les arrêts de parcelles se poursuivent tout au long du mois. Les clients habituels rechargent bien et face au manque de marchandises les cours remontent légèrement.

En fin de mois, la saison de l’asperge blanche se termine alors qu’en verte elle se poursuit encore un peu.

Fraise

Fraise : Un creux de production très marqué

En début de mois, la production recule nettement après les pics observés les semaines précédentes. La situation est accentuée par une météo très pluvieuse et orageuse. Cette baisse de l’offre déséquilibre le marché face à une demande présente. Les rechargements sont réguliers et les engagements dynamisent les sorties, même si la demande est calme en dehors des mises en avant.

Dans ce contexte de disponibilité limitée, les cours se maintiennent. Les prix bas tendent à disparaître, même si des écarts tarifaires importants persistent selon les destinations.

Le commerce reste demandeur sur la semaine de l’Ascension, malgré une météo maussade et froide. La production est ralentie par ces mauvaises conditions climatiques et demeure en dessous des prévisions. Elle peine à fournir l’ensemble des engagements. En dehors des mises en avant, les cours sont fermes à haussiers. La vigilance est de rigueur car les alternances de températures et le temps pluvieux fragilisent le produit. Le tri est important.

En milieu de mois, le marché est toujours déficitaire en production. Le mauvais temps accompagné d’une baisse des températures ne favorise pas les volumes. Ce creux de production est d’autant plus significatif qu’il suit des records de production le mois dernier.

Le manque de marchandise est très marqué en variétés rondes. Toutes les commandes ne peuvent être satisfaites. Les cours sont haussiers et très fermes.

À la fin du mois, l’été s’installe à nouveau, avec une forte hausse des températures quasi caniculaires. Le marché reste dynamique malgré ces conditions climatiques éprouvantes pour le produit. L’arrivée des remontantes s’accélère fortement avec ce changement radical de temps. Les ventes demeurent fluides, et les cours s’ajustent mécaniquement à la baisse, face à cette augmentation de l’offre.

Les volumes en production se maintiennent sous l’effet des températures élevées, avec une demande davantage orientée vers les variétés rondes. Les fortes chaleurs fragilisent les fraises et impactent la qualité de certains lots, notamment en Gariguette. À l’approche du week-end de la fête des mères, les rechargements sont réguliers dans un marché actif.

Graphique 2 : Fraise ronde standard Sud-Ouest (cat I, barq 500 g)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Graphique 3 : Fraise Gariguette Sud-Ouest (cat I - barq 250 g)

Source(s) : FranceAgriMer - RNM

Granivores 🐷🐔🦆

En avril 2026, le volume de porcs charcutiers abattus est en hausse de 2,0 % par rapport à avril 2025, mais reste tout de même inférieur à la moyenne triennale de 1,6 %. Contrairement aux années précédentes, la cotation régionale du porc charcutier ne semble pas connaître de variation saisonnière et reste stationnaire aux alentours des 1,59 €/kg de carcasse.

Sur le mois d’avril 2026, les abattages de poulets sont en hausse de 5,5 % par rapport à avril 2025, et sont supérieurs de plus de 25 % à la moyenne triennale 2023-24-25.

Après deux mois en hausse par rapport à 2025, les abattages de canards sont quant à eux en baisse de 3,9 % sur le mois d’avril, mais restent 14 % au-dessus de la moyenne triennale 2023-24-25.

Les abattages d’oies, sont également en baisse, de 44,5 %, par rapport à avril 2025.

Le prix du foie gras reste stable à hauteur de 36 € HT/kg depuis le début de 2026.

Porcins

Tableau 1 : Abattages de porcs charcutiers en Nouvelle-Aquitaine

avril 2026 Volume (en tonnes) Nombre (en têtes) Poids moyen (kg/tête)
Abattages mensuels 14 416 148 674 97,0
Évol. du mois +2,0 % +0,1 % +1,9 %
Abattages sur douze mois 168 225 1 756 762 95,8
Évol. sur douze mois +0,1 % +0,6 % -0,5 %
Source(s) : Agreste SSP – Diffaga
Note de lecture : En avril 2026 en Nouvelle-Aquitaine, 14 416 tonnes de porcs charcutiers ont été abattus, soit 2,0 % de plus qu’en avril 2025. Sur la période de mai 2025 à avril 2026, un cumul de 168 225 tonnes a été abattu, soit 0,1 % de plus que sur les douze mois précédents.

Graphique 1 : Volume de porcs charcutiers abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga

Graphique 2 : Cotation régionale porc charcutier Sud-Ouest classe E

Source(s) : FranceAgriMer – commission de cotation de Toulouse

Volailles

Tableau 2 : Abattages de volailles en Nouvelle-Aquitaine

avril 2026 Poids (en tonnes) Nombre (en têtes) Poids cumulé sur douze mois glissants Nombre cumulé sur douze mois glissants
Poulets (v c. coquelets) 10 114 6 716 230 109 082 73 000 785
Évolution +5,5 % +4,8 % +3,1 % +1,2 %
Canards 4 093 1 046 010 49 164 12 633 418
Évolution -3,9 % -2,9 % +3,5 % +0,8 %
Oies 16 3 051 278 59 889
Évolution -44,5 % -49,8 % -26,7 % -23,9 %
Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol
Note de lecture : En avril 2026 en Nouvelle-Aquitaine, 10 114 tonnes de poulets ont été abattus, représentant 6 716 230 têtes. Sur la période de mai 2025 à avril 2026, un cumul de 109 082 tonnes pour 73 000 785 têtes a été abattu. Ces nombres sont respectivement en hausse de 5,5 % et de 4,8 % par rapport à avril 2025, et en hausse de 3,2 % et 1,2 % par rapport aux douze mois précédents.

Graphique 3 : Volume de poulets et coquelets abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 4 : Volume de canards abattus en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 5 : Volume d’oies abattues en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffabatvol

Graphique 6 : Cotation du foie gras éveiné France première qualité

Source(s) : FranceAgriMer – MIN Rungis
Note de lecture : Suite à des modifications dans les relevés de cotations en 2024, la moyenne triennale présentée est celle du foie gras entier de 2021 à 2023, dont la valeur était légèrement supérieure à celle du foie gras éveiné.

Herbivores 🐄🐑🐐

En avril 2026, la production de gros bovins de boucherie poursuit sa baisse avec une diminution de près de 10,4 % toutes catégories confondues par rapport à avril 2025. Les cotations restent toujours très élevées. Elles chutent néanmoins pour les bovins mâles de plus de 10 % entre avril et mai.

Les sorties pour abattages de veaux de race viande diminuent de près de 17 % par rapport à avril 2025. Celles des races lait sont supérieures de plus de 9 % par rapport à la moyenne triennale 2023-24-25. Les prix continuent à être très élevés.

Les exportations de broutards baissent de près de 8 % sur un an et de plus de 15 % en cumul de janvier à avril 2026. Les prix s’infléchissent et tendent à se rapprocher de ceux de 2025.

Les abattages d’agneaux à leur pic saisonnier sont supérieurs de près de 8 % en nombre et de plus de 11 % en poids par rapport à ceux du pic de 2025, confirmant une tendance à l’engraissement. Fin mai, le cours de l’agneau est supérieur de plus de 14 % à la moyenne triennale 2023-24-25.

Les abattages saisonniers de chevreaux augmentent en nombre par rapport à 2025.

La cotation du chevreau vif à 3,63 €/kg mi-avril dépasse de près de 2,4 % la moyenne triennale 2023-24-25.

Gros bovins de boucherie

Tableau 1 : Production de gros bovins de boucherie en Nouvelle-Aquitaine (sorties des élevages pour abattage, en têtes)

Territoire Vaches de réforme dont races viande Génisses de boucherie Bovins de boucherie mâles
avr. 26 Évol. cumul avr. 26 Évol. cumul avr. 26 Évol. cumul avr. 26 Évol. cumul
Charente 682 -18,5 % 533 -16,1 % 564 -24,2 % 595 -1,0 %
Charente-Maritime 574 -15,0 % 411 -12,6 % 181 -19,9 % 205 +4,6 %
Corrèze 974 -6,0 % 886 -7,1 % 220 -9,3 % 281 -0,1 %
Creuse 1 778 -9,3 % 1 641 -9,2 % 1 102 -7,3 % 1 671 -10,2 %
Dordogne 1 060 -3,9 % 839 -4,3 % 424 -15,3 % 472 -12,8 %
Gironde 144 -8,3 % 89 -4,3 % 48 +3,8 % 34 -10,7 %
Landes 339 -3,2 % 232 +6,3 % 73 -27,2 % 123 +24,5 %
Lot-et-Garonne 235 -10,6 % 140 -17,5 % 115 -44,5 % 49 -56,3 %
Pyrénées-Atlantiques 1 142 -5,7 % 807 -7,6 % 219 -6,4 % 254 -5,7 %
Deux-Sèvres 2 522 -5,4 % 1 944 -1,8 % 1 049 -15,0 % 2 038 -8,2 %
Vienne 795 -9,8 % 665 -8,9 % 394 -9,3 % 612 -11,0 %
Haute-Vienne 1 394 -8,5 % 1 251 -11,2 % 1 423 -0,0 % 1 943 -10,3 %
Nouvelle-Aquitaine 11 639 -8,1 % 9 438 -7,6 % 5 812 -11,3 % 8 277 -8,8 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : En avril 2026, 682 vaches de réforme, dont 533 de races viande sont sorties des élevages de Charente pour abattage. Sur la période de janvier à avril 2026, ce nombre est inférieur de 18,5 % à celui de la même période en 2025.

Graphique 1 : Production de vaches de boucherie (races viande) en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 3 : Production de génisses de boucherie en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 5 : Cotation vache Limousine U- (<10 ans, >350 kg, SIQO)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 7 : Cotation vache laitière P=

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Graphique 2 : Production de vaches de boucherie (races lait) en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 4 : Production de bovins mâles de boucherie en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 6 : Cotation vache Blonde d’Aquitaine U= (<10 ans, >350 kg, SIQO)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations SIQO national

Graphique 8 : Cotation jeune bovin mâle U= (type viande >330 kg)

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Bassin Grand Sud

Veaux

Tableau 2 : Production de veaux de boucherie en Nouvelle-Aquitaine (sorties des élevages pour abattage, en têtes)

Territoire Races viande Races lait Toutes races
avr. 26 Évol. cumul avr. 26 Évol. cumul avr. 26 Évol. cumul
Charente s s s s 103 +11,3 %
Charente-Maritime 422 -41,8 % 127 -20,6 % 549 -35,1 %
Corrèze 1 411 -10,6 % 463 +5,1 % 1 874 -6,5 %
Creuse 217 +22,3 % 18 +33,9 % 235 +25,5 %
Dordogne 1 758 -23,6 % 1 125 +31,9 % 2 883 -11,6 %
Gironde s s s s 87 +69,0 %
Landes 360 -32,1 % 34 +58,2 % 394 -12,2 %
Lot-et-Garonne 1 043 +53,6 % 1 002 -22,4 % 2 045 +10,6 %
Pyrénées-Atlantiques 2 165 -15,1 % 1 119 +1,2 % 3 284 -9,5 %
Deux-Sèvres 681 -8,6 % 657 -19,2 % 1 338 -14,1 %
Vienne 99 -41,4 % 116 -86,0 % 215 -72,9 %
Haute-Vienne 340 -26,8 % 10 -5,1 % 350 -24,5 %
Nouvelle-Aquitaine 8 681 -13,8 % 4 676 -0,5 % 13 357 -9,6 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : En avril 2026, 422 veaux de boucherie de races viande sont sortis des élevages de Charente-Maritime pour abattage. Sur la période janvier à avril 2026, ce nombre est inférieur de 41,8 % à celui de la même période en 2025.

Graphique 9 : Production de veaux de boucherie (races viande) en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 11 : Cotation veau élevé au pis rosé clair U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Graphique 10 : Production de veaux de boucherie (races lait) en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 12 : Cotation veau non élevé au pis rosé clair R

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Sud

Broutards

Les exportations de broutards baissent de près de 8 % sur un an et de plus de 15 % en cumul de janvier à avril 2026. Les prix s’infléchissent et tendent à se rapprocher de ceux de 2025.

Tableau 3 : Exportations de broutards en Nouvelle-Aquitaine (en têtes)

Territoire Broutards légers (0 à 12 mois) Broutards lourds (12 à 18 mois) Total
avr. 26 évol. cumul avr. 26 évol. cumul avr. 26 évol. cumul
Charente 452 -3,3 % 138 -43,4 % 590 -13,8 %
Charente-Maritime 258 +44,9 % 36 +25,6 % 294 +40,6 %
Corrèze 2 790 +2,6 % 735 -29,2 % 3 525 -4,7 %
Creuse 2 493 +6,0 % 1 501 -29,6 % 3 994 -7,8 %
Dordogne 951 -12,3 % 219 -48,2 % 1 170 -19,4 %
Gironde 135 +1,9 % 18 -55,6 % 153 -11,2 %
Landes 228 -75,7 % 98 +75,4 % 326 -67,6 %
Lot-et-Garonne 246 -23,3 % 43 -31,7 % 289 -24,6 %
Pyrénées-Atlantiques 1 613 -67,9 % 442 -7,4 % 2 055 -62,7 %
Deux-Sèvres 553 -1,2 % 123 -14,1 % 676 -4,8 %
Vienne 554 -17,0 % 309 -42,1 % 863 -24,0 %
Haute-Vienne 1 825 -2,2 % 749 -35,5 % 2 574 -11,9 %
Nouvelle-Aquitaine 12 098 -9,1 % 4 411 -31,7 % 16 509 -15,1 %
Source(s) : BDNI
Note de lecture : En avril 2026, 452 broutards légers ont été exportés depuis la Charente. Sur la période de janvier à avril 2026, ce nombre est inférieur de 3,3 % à celui de la même période en 2025.

Graphique 13 : Exportations de broutard légers en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 15 : Cotation broutard race Limousine 6-12 mois (300 kg) U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Limoges

Graphique 14 : Exportations de broutard lourds en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : BDNI

Graphique 16 : Cotation broutard race Blonde d’Aquitaine 6-12 mois (300 kg) U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations Toulouse

Ovins

Graphique 17 : Abattages ovins en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga

Graphique 18 : Cotation agneau 16-19 kg couvert U

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations régionales Zone Nord

Caprins

Graphique 19 : Abattages caprins en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste SSP – Diffaga – Diffabatvol

Graphique 20 : Cotation chevreau

Source(s) : FranceAgriMer – VisioNet – Cotations nationales

Activité des abattoirs

Tableau 4 : Activité des abattoirs en Nouvelle-Aquitaine

avril 2026 Bovins Ovins Caprins
têtes tec têtes tec têtes tec
Abattages mensuels 44 157 13 564 90 243 1 834 49 027 412
Évolution -7,3 % -4,4 % -31,4 % -26,2 % -47,8 % -38,1 %
Évol. cumul -3,6 % -0,9 % +2,4 % +4,3 % +0,9 % +0,1 %
Source(s) : Agreste SSP – Diffaga – Diffabatvol
Note de lecture : En avril 2026, 44 157 bovins ont été abattus dans les abattoirs de Nouvelle-Aquitaine, représentant 13 564 tonnes équivalent carcasse (tec). Ces nombres sont inférieurs de 7,3 % en têtes et inférieurs de 4,4 % en tec à ceux d’avril 2025. Sur la période de janvier à avril 2026, ils sont inférieurs de 3,6 % en têtes et inférieurs de 0,9 % en tec à ceux de la même période en 2025.

Lait 🥛

En avril 2026, les livraisons régionales de lait de vache sont globalement stables par rapport à l’année précédente. Le bio est en retrait de 4,0%. La collecte de lait de chèvre augmente de près de 5% par rapport à avril 2025. Comme pour le lait de vache, le lait bio suit la tendance inverse et diminue fortement de près de 28% en un an. Les livraisons de lait de brebis continuent leur progression avec une hausse de 6,8% par rapport à l’an dernier. Celles en bio augmentent de près de 11%. Le prix du lait de vache poursuit sa diminution avec une baisse de plus de 10% par rapport à 2025. Le prix du lait bio recule également avec une baisse de plus de 3%. Depuis le mois de janvier, la production d’Ossau-Iraty progresse fortement, avec une augmentation de 9,7% par rapport à la même période en 2025.

Lait de vache

Tableau 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

avril 2026 Volume
(1 000 l.)
dont bio Évolution dont bio
Charente 7 148 256 +2,3 % +27,2 %
Charente-Maritime 6 745 112 +3,1 % -18,4 %
Corrèze 2 918 100 +4,5 % +11,3 %
Creuse 3 291 s +6,3 % s
Dordogne 8 128 185 -0,2 % -26,0 %
Gironde 1 662 s -1,6 % s
Landes 2 338 s -2,1 % s
Lot-et-Garonne 3 691 24 -3,1 % -1,4 %
Pyrénées-Atlantiques 10 749 159 +1,2 % -6,8 %
Deux-Sèvres 18 322 749 -3,6 % -8,7 %
Vienne 7 514 s +2,0 % s
Haute-Vienne 4 230 s -1,5 % s
Nouvelle-Aquitaine 76 734 2 472 +0,0 % -4,0 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : En avril 2026, 7 148 milliers de litres de lait ont été récoltés en Charente, dont 256 en agriculture biologique. Ces nombres sont en hausse de 2,3% au total, et en hausse de 27,2% pour le bio par rapport au même mois de l’année précédente.
s : secret statistique

Graphique 1 : Livraisons de lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 3 : Livraisons de lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 2 : Prix mensuel du lait de vache en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 4 : Prix mensuel du lait de vache bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Lait de chèvre

Tableau 2 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

avril 2026 Volume
(1 000 l.)
dont bio Évolution dont bio
Deux-Sèvres 11 244 162 +5,3 % +3,9 %
Vienne 4 689 81 +4,7 % -2,7 %
Dordogne 1 590 S -1,4 % S
Charente 1 343 S +4,6 % S
Nouvelle-Aquitaine 21 886 389 +4,8 % -27,8 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
s : secret statistique

Graphique 5 : Livraisons de lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 7 : Livraisons de lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 6 : Prix mensuel du lait de chèvre en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 8 : Prix mensuel du lait de chèvre bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Lait de brebis

Tableau 3 : Livraisons de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine

avril 2026 Volume
(1 000 l.)
dont bio Évolution dont bio
Pyrénées-Atl. 9 880 120 +6,7 % +8,6 %
Nlle-Aquitaine 9 898 138 +6,8 % +10,8 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : En avril 2026, 9 880 milliers de litres de lait ont été récoltés en Pyrénées-Atlantiques, dont 120 en agriculture biologique. Ces nombres sont en hausse de 6,7% au total et en hausse de 8,6% pour le bio par rapport au même mois de l’année précédente.

Graphique 9 : Livraisons de lait de brebis en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Graphique 10 : Livraisons de lait de brebis bio en Nouvelle-Aquitaine

Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer

Transformation

Tableau 4 : Transformation des principaux produits laitiers en Nouvelle-Aquitaine

milliers de litre (lait)
ou tonnes (avril 2026)
Production
mensuelle
Production
cumulée
Évolution
mensuelle
Évolution
cumulée
Lait liquide conditionné 15 517 60 271 +1,8 % -6,5 %
Beurre 2 020 7 917 +6,8 % +7,6 %
Fromages de chèvre 6 440 24 122 -0,6 % -2,1 %
dont bûchettes 3 910 14 643 +0,9 % -0,9 %
Fromages de brebis 2 313 9 222 +4,6 % +6,2 %
dont Ossau-Iraty 860 3 501 +2,1 % +9,7 %
Produits dérivés de l’industrie laitière 3 549 14 462 -16,5 % -8,9 %
Source(s) : Agreste – Enquête mensuelle laitière – SSP, FranceAgriMer
Note de lecture : En avril 2026, 15 517 milliers de litres de lait ont été conditionnés en Nouvelle-Aquitaine pour un cumul de 60 271 milliers de litres depuis janvier. La production mensuelle est en hausse de 1,8% par rapport au même mois de l’année précédente, et en baisse de 6,5% en cumul depuis janvier.

Prix d’achat des intrants 🌱⛽

Les prix des intrants agricoles en Nouvelle-Aquitaine sont en légère hausse de 2,3% entre mars et avril 2026, mais sont nettement supérieurs, de plus de 13%, par rapport à avril 2025. Cette tendance s’explique notamment par les prix de l’énergie et des lubrifiants qui restent très élevés, supérieurs de 54,2% par rapport à avril 2025. Les prix des engrais et amendements sont également en forte hausse de près de 20% par rapport à avril 2025.

Pour les autres intrants, les tendances restent en légère hausse générale, ne dépassant pas les +3% entre mars et avril 2026. Ils sont néanmoins tous en baisse par rapport à avril 2025, affichant entre -4,4% pour les aliments composés et -0,9% pour les semences et plants.

Tableau 1 : Indice des prix des intrants en Nouvelle-Aquitaine

Biens et services de consommation courante Pondérations (%) avril 2026 mars 2026 Évolution sur un mois avril 2025 Évolution sur un an
Ensemble 100,0 % 148,1 144,7 +2,3 % 130,7 +13,3 %
Semences et plants 8,3 % 113,3 113,0 +0,3 % 114,3 -0,9 %
Énergie et lubrifiants 13,3 % 211,4 203,1 +4,1 % 137,1 +54,2 %
Engrais et amendements 28,0 % 189,6 183,3 +3,4 % 158,4 +19,7 %
Produits de protection des cultures 15,0 % 104,0 103,1 +0,9 % 106,5 -2,3 %
Aliments des animaux 19,7 % 120,0 118,4 +1,4 % 125,3 -4,2 %
aliments simples 1,1 % 113,6 110,3 +3,0 % 114,7 -1,0 %
aliments composés 18,6 % 120,4 118,8 +1,3 % 125,9 -4,4 %
Source(s) : Ipampa (indice de prix d’achat des moyens de production agricole), Insee et Agreste

Graphique 1 : Indice des prix des intrants en Nouvelle-Aquitaine de 2021 à 2026

Source(s) : Ipampa (indice de prix d’achat des moyens de production agricole), Insee et Agreste

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