2026 : Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux

A sa 76e session, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2026 Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, faisant écho au classement de la transhumance au titre du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2024.

La FAO est l’organisme chef de file chargé d’organiser les célébrations 2026.

L’Année internationale (#IYRP2026) https://www.fao.org/rangelands-pastoralists-2026/about/fr est une occasion exceptionnelle de sensibiliser à l’importance des parcours et des éleveurs pastoraux et de faire campagne pour un accroissement des investissements responsables et la mise en place de politiques adaptées en faveur du secteur pastoral. Elle appelle à l’élaboration de politiques qui garantissent l’accès des éleveurs pastoraux aux terres et aux ressources naturelles, facilitent la mobilité et favorisent une gouvernance coutumière et inclusive, tout en encourageant des investissements appropriés dans la gestion des parcours, la restauration des écosystèmes, les services de santé animale et les chaînes de valeur équitables.

L’ année internationale a aussi pour but de favoriser un dialogue inclusif sur les politiques et une mobilisation collaborative afin d’améliorer les moyens de subsistance des éleveurs pastoraux et la gestion durable des parcours. Les parcours et les éleveurs pastoraux ont de grands atouts à faire valoir pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).

Présent sur plus d’un tiers des surfaces émergées de la planète, le pastoralisme est étroitement lié à la gestion durable des terres, à la biodiversité, à de solides traditions culturelles ainsi qu’aux moyens de subsistance de millions de personnes. En France, l’activité pastorale recouvre environ 22% du cheptel du pays sur des surfaces de 2,2 millions d’hectares https://www.assemblee-nationale.fr/..., principalement dans le grand sud de la France, englobant les Massifs Montagneux des Alpes, du Massif Central, des Pyrénées et de la Corse, revêtant des formes diverses selon les territoires et les animaux élevés. C’est le plus souvent en mobilisant conjointement surfaces de végétations spontanées et surfaces cultivées que le pastoralisme s’exerce, constituant ainsi une activité qualifiée d’agro-pastorale.
Un mode d’élevage agroécologique

« On peut dire que le pastoralisme est un mode d’élevage agroécologique : il repose sur la valorisation de ressources naturelles pâturées et sur la mobilité des animaux, ce qui limite le recours aux intrants. Bien que les troupeaux prélèvent les ressources, ils contribuent aussi à leur renouvellement et à l’équilibre des milieux et à la biodiversité. Ce fonctionnement en plein air s’appuie par ailleurs sur une diversité de surfaces et de végétations. Il est cependant très sensible aux aléas climatiques et implique des interactions avec la faune sauvage, des contraintes qui font partie des équilibres propres aux systèmes agroécologiques. », Benoît Dedieu, directeur de recherche à INRAE, spécialiste des systèmes d’élevage et du pastoralisme.

 Retrouvez sous le lien suivant, la cartographie des évènements en France ,
cartographie des évènements en France :https://aipp.gogocarto.fr/map#/cart...


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