Fiche d’information : présentation du charançon rouge et gestion des palmiers infestés

Le charançon rouge du palmier, Rhynchophorus ferrugineus, coléoptère originaire d’Asie du Sud-Est, est un des principaux ravageurs des palmiers. Son cycle biologique se déroule totalement dans les plantes hôtes, essentiellement Phoenix canariensis (palmier des Canaries) et plus rarement Phoenix dactylifera (palmier-dattier) en France, occasionnant à terme la mort de ces dernières.

Le développement discret de l’insecte dans les tissus du palmier implique souvent une détection tardive : encoches sur les palmes, dessèchement et affaissement de la couronne lorsque le bourgeon terminal est atteint.
Les capacités de vol et de ponte de cet insecte facilite grandement sa propagation.

Signalé pour la première fois sur le territoire français en 2006, il est aujourd’hui largement disséminé sur le pourtour du bassin méditerranéen et en Nouvelle-Aquitaine.

Il reste réglementé au niveau européen, comme Organisme Réglementé Non de Quarantaine (ORNQ), sur les végétaux destinés à la plantation concernés par le dispositif du passeport phytosanitaire.

En dehors de ce cadre et depuis l’abrogation de l’arrêté de lutte national (entrée en vigueur au 1er novembre 2025), la lutte contre cet insecte n’est donc plus obligatoire sur l’ensemble du territoire national. La gestion des palmiers infestés est dorénavant du ressort des collectivités locales et des propriétaires privés.
Pour rappel, sa lutte n’est plus obligatoire au niveau européen depuis 2019.

Concernant les solutions disponibles pour préserver les palmiers, vous pouvez avoir recours au REVIVE II (second nom : ARETOR), mais ce produit n’étant pas accessible au grand public, vous devez faire appel à un paysagiste détenteur d’un agrément pour l’application de produits phytosanitaires (consultable sur https://e-agre.agriculture.gouv.fr/) et d’une formation spécifique à l’emploi de ce produit délivrée par la firme commercialisant ce produit.
Il existe également un traitement de biocontrôle à base de nématodes entomopathogènes Steinernema carpocapsae accessible aux particuliers, mais qui ne parasitera que les larves.

Leur efficacité dépendra du niveau d’infestation du palmier et des conditions spécifiques d’emploi de ces produits.

Selon le niveau d’infestation, le protocole d’intervention édité par le ministère, que vous trouverez sur ce lien (https://DRAAF.occitanie.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/crp_protocole_foyer_cle8c9c88-1.pdf), préconise la destruction par broyage des parties infestées et, si possible, leur incération.
Si vous pouvez broyer les parties contaminées afin de détruire les larves et adultes présents, vous pourrez ensuite déposer vos déchets en déchetterie.


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